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Documentation sur le statut des métis de pères Allemands au Togo entre 1905 et 1914. Présentation de documents allemands avec traductions ou résumés en français

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par Essosimna Tomfei Marie-Josée ADILI
Université de Lomé (Togo ) - Maà®trise en lettres allemandes 2012
  

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1.2.2 - Thomas Birch Freeman (1809-1890)

Bien que Thomas Birch Freeman fût lui aussi un missionnaire en Afrique, la configuration
du couple dans lequel il a vu le jour est différente, car son père était africain et sa mère

23 Pour rendre un hommage posthume à ce premier missionnaire africain envoyén en Afrique par une congrégation allemande, le Musée ethnographique de Herrenhut a organisé en 2006 une exposition qui rassemble des objets rapportés de l'Afrique par l'africaniste allemand Andreas Herrmann parti sur les traces de Jacob Protten en Afrique.

anglaise, une union mixte plutôt rare à cette époque. En outre, il était né en Grande Bretagne, et non en Afrique.

Illustration n° 4: Thomas Birch Freeman (source: internet www.bibliografica-africana) consulté le 13 octobre 2011

Né le 6 décembre 1809 à Twyford, près de Winchester (Hampshire), d'un père noir, jardinier, nommé Thomas Freeman, et d'une mère blanche, une Anglaise appelée Amy Birch, veuve de son premier mari John Birch (dont elle avait déjà eu trois enfants), Thomas Birch Freeman perdit son père à l'âge de 6 ans. Il fut donc élevé par sa mère qui parvint à lui donner une assez solide éducation. Lorsque la « Methodist Mission Society » lança un appel pour recruter des missionnaires pour l'Afrique, Thomas Birch Freeman abandonna le modeste job de jardinier qu'il exerçait, et répondit à l'appel, après avoir réussi l'épreuve qui consistait à prêcher dans une église de Leeds en 1837. Il est donc admis, formé et ordonné à Londres, puis envoyé en Afrique de l'Ouest, à Cape Coast (en Gold Coast), après avoir épousée Elisabeth Boot. Arrivée en Afrique en janvier 1838. Il érigea à Cape Coast une première église méthodiste inaugurée le 10 juin 1838. Considéré plutôt comme « un Anglais à peau noire » et comme un « prêtre féticheur blanc », il reçut pourtant de la part des autochtones le nom africain (fante) de « Kwaku Anan ». Après avoir implanté avec plus ou moins de succès des églises méthodistes à travers la Gold Coast, il sillonna presque toute l'Afrique de l'Ouest, de Badagry jusqu'à Abeokuta au Nigeria, en passant plusieurs fois par la cour du roi Guezo à Abomey, le palais de Chacha de Souza à Ouidah, s'engagea dans la lutte pour l'abolition de la Traite négrière, de l'esclavage et des sacrifices humains. Mais ses multiples périples à travers l'Afrique lui valurent la désapprobation de sa congrégation à Londres. Il se tourne alors vers le gouverneur civil de

la Gold Coast. Engagé comme administrateur civil, il fut médiateur dans les négociations et le règlement de plusieurs querelles interafricaines et guerres euro-africaines.

Après avoir travaillé pour l'administration colonial britannique, il s'installe à son propre compte comme agriculteur près d'Accra, et s'adonne à sa première occupation que fut le jardinage. Il crée une Société pour l'Agriculture à Accra, écrit un livre intitulé Missionary Enterprise No Fiction.

En septembre 1873, il se remet au service de la Mission Méthodiste et travaille pour elle encore une decennie environ, avec son fils Thomas Birch Junior. Après avoir été le prédicateur principal au cours du jubilée de la Mission Méthodiste de Wesley en Gold Coast en septembre 1885, il prend sa retraite officielle. Thomas Birch Freeman senior est mort le 12 août 1890 à Accra, à l'âge de 81 ans.

Au nombre des actes qui relient son nom à la future colonie allemande du Togo, il convient de mentioner qu'il visita Aneho plusieurs fois au cours de ses visites pastorales. C'est lui qui créa en 1843 la première école missionnaire dans cette ville et la première communauté méthodiste de cette région. C'est aussi lui, Thomas Birch Freeman, qui accueillit le 5 mai 1847 à Cape Coast, les premiers envoyés allemands de la Société des Missions de l'Allemagne du Nord en Afrique de l'Ouest, la Mission de Brême«.

Comme on peut le constater, les métis Jacob Protten et Thomas Birch Freeman avaient eut avec les populations de l'Afrique de l'Ouest des relations de proximité si étroites que nul ne voyait plus en eux des métis d'une catégorie particulière. Bien au contraire, leur vie riche et engagée au service des Africains les avait intimement liés à ces derniers, faisant d'eux des Africains authentiques.

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