WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Le maintien du francais en contexte d expatriation


par Julie Horel
Universite de Rouen Normandie - Master Sciences du langage 2025
  

précédent sommaire suivant

Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy

4.2. Dynamiques familiales et bilinguisme familial 4.2.1. L'usage du français au sein du foyer

Dans le cadre de cette étude, il est important d'examiner dans quelle mesure cette langue est utilisée comme principal moyen de communication au sein du foyer. Cette section analyse les réponses des 29 familles interrogées sur l'usage du français à la maison, en mettant en lumière les tendances observées et les facteurs qui influencent ces pratiques linguistiques.

? Olivier Esteves, Alice Picard, Julien Talpin, La France, tu l'aimes mais tu la quittes : Enquête sur la diaspora

française musulmane, Éditions du Seuil, 2024.

51

Le graphique ci-dessous illustre la fréquence d'utilisation du français comme langue principale de communication au sein du foyer, selon les réponses de 28 participants à notre enquête :

Figure 2 : Usage du français a la maison

Les résultats révèlent que 42,9 % des familles déclarent utiliser toujours le français comme langue principale à la maison, tandis qu'un pourcentage identique (42,9 %) indique l'utiliser très souvent. Ainsi, 85,8 % des familles maintiennent une forte présence du français dans leur communication quotidienne. La forte utilisation du français au sein du foyer observée chez ces familles peut être interprétée comme une manifestation concrète de la loyauté linguistique telle que définie par Fishman (1991). En effet, la volonté affirmée de transmettre le français malgré la domination de l'anglais traduit un attachement identitaire profond et une stratégie consciente de résistance linguistique. À l'inverse, une minorité de familles l'emploie parfois (7,1 %) ou rarement (7,1 %), ce qui suggère une moindre exposition à la langue dans ces foyers.

Cette analyse met donc en évidence une tendance générale au maintien du français comme langue de communication dans la famille, avec une forte proportion de familles utilisant cette langue de manière prédominante. Toutefois, elle souligne également la présence d'un groupe plus vulnérable où l'anglais semble prendre progressivement le dessus.

Nous faisons l'hypothèse que les familles qui utilisent « toujours » ou « très souvent » le français au sein du foyer sont probablement celles qui mettent en place des stratégies actives.

Pour les autres, on peut en effet supposer que ces familles ont une approche plus souple du bilinguisme et peuvent alterner naturellement entre plusieurs langues sans imposer de règles strictes sur l'usage du français.

Nous avons remarqué cette même tendance chez quatre des familles interrogées lors des entretiens.

précédent sommaire suivant






La Quadrature du Net

Ligue des droits de l'homme