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Essai d'etude evaluative des projets de developpement executes par CAJED et leur impact dans la protection de l'enfance en ville de Goma


par Frank Enjili Matata
Institut Supérieur de Développement Rural des Grands-Lacs - Licence 2022
  

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4. L'évaluation des projets

a. Définition

Il existe un grand nombre de définitions de l'évaluation. Sa définition dépend du contexte dans lequel elle utilisée.

Pour DE KETELE (1986), évaluer signifie examiner le degré d'adéquation entre un ensembled'informations et un ensemble de critères adéquats à l'objectif fixé, en vue de
prendre une décision. L'évaluation a pour but ultime de porter un jugement de valeur sur uneactivité, un service ou n'importe quelle partie du projet. Ce jugement sera toujours
basé sur des critères et des normes explicites ou non.

Cependant, CHAMPAGNE at.al. (1985), nous fait voir que l'emploi du terme jugement ramène l'évaluation à déterminer si les objectifs du projet ont été atteints ou non. Or l'évaluation doit aussi chercher à savoir comment le projet fonctionne et dans quel contexte, quels sont les problèmes ou les questions qu'il soulève, quels effets non voulus en résultent, qui touche et quelles sont les principales fonctions de l'évaluation ?

b. L'évaluation comme processus régulateur des actions du projet

L'évaluation d'un projet est le moment pendant lequel, les acteurs du projet se donnent le temps de vérifier l'adéquation entre les activités, les démarches, les règles, les règlements choisis et les objectifs de départ.

La régulation peut tendre à maintenir l'équilibre du fonctionnement par rapport à une norme, à un projet en opérant les erreurs, les déviations, en palliant les dysfonctionnements et en valorisant les réussites et tout ce qui va dans le sens du projet initial (C'est la régularisation). Mais, la régulation peut aussi infléchir le sens même de la règle antérieurement fixée ou le projet, être une mise en question des normes, des règles, une divergence.

La régulation, est d'ailleurs décrite en trois types par Michel Vial (1997) et trouve sa place dans un projet d'intervention. Il s'agit de la régulation cybernétique, la relation systémique et la régulation comme un complexe.

1) La régulation cybernétique :

Il s'agit là en premier lieu, de bien préciser la nature de la tâche à accomplir, de définir les résultats attendus, puis de contrôler ce qui a été produit. Ce contrôle peut être le fait des différents acteurs du projet, les partenaires exécutifs lors de la mise en oeuvre du projet, un expert externe en évaluation (consultant) ou les bénéficiaires du projet qui exercent une auto-évaluation. De toutes les manières, il est question de vérifié si le produit réalisé est conforme au produit attendu.

De toutes les manières il est question de vérifier si le produit réalisé est conforme au produit attendu. Si tel n'est pas le cas, il est indispensable de procéder à un réajustement pour obtenir un produit convenable à celui attendu sous forme d'évaluation d'adaptation.

2) La régulation symétrique :

La régulation systémique, à la différence de la régulation cybernétique, elle se centre sur le processus. Pour fonder cette différence, Michel Vial (1997) op.cit., parle de divergence. Au lieu de corriger l'erreur commise dans la régulation cybernétique, il faut l'exploiter. Ce qui amène les acteurs du projet à dévier du cap initial sans sortir du domaine d projet.

3) La régulation comme un complexe :

Cette régulation intègre la régulation cybernétique mais aussi la régulation systémique. En effet, le produit et les acteurs de la production passant par les processus sont tous concernés.

Il s'agit alors d'une complémentarité et non d'une opposition. C'est pourquoi, Michel Vial (1997) op.cit., propose des termes comme : articuler, conjuguer, mettre en lien. L'évaluation doit donc intervenir à tous les stades de la mise en oeuvre d'un projet.

c. L'évaluation externe

Une évaluation est qualifiée d'externe lorsque la structure qui souhaite évaluer ses actions fait appel à des experts extérieurs.

ü Avantages de l'évaluation externe :

Elle est nécessaire car l'extériorité rend plus probable son indépendance, son impartialité et son objectivité.

Parmi les arguments présentés en faveur de l'évaluation externe, NADEAU (1981), cite une plus grande objectivité ; l'aptitude à inclure des critères évaluatifs qui concernent les prémices organisationnelles de base ; la possibilité d'agir comme agent médiateur s'il existe des conflits internes ; un statut mieux protégé ; une plus grande facilité à éviter des tâches indésirables et qui ne font pas partie de l'évaluation. Une telle évaluation serait la bienvenue car elle permettrait aux acteurs du projet de déceler ses failles et de les corriger.

Un autre avantage de l'évaluation externe est qu'elle favorise l'obtention de financement. En effet, la plupart des bailleurs de fonds exigent une évaluation externe pour les actions financées. Cependant, force est de constater qu'il n'est pas possible d'effectuer une évaluation externe de toutes les actions car pour assurer un suivi plus complet des activités, les agents sont invités à évaluer eux-mêmes les actions dont ils assurent la conduite.

d. L'évaluation interne

L'évaluation interne est réalisée par les acteurs du projet eux-mêmes.

ü Avantages de l'évaluation interne :

Son exercice permet une appropriation par le plus grand nombre d'agents possible, de la pratique et de la culture de l'évaluation. Il contribue à la rationalisation des méthodes de travail.

Parmi les arguments formulés en faveur de l'évaluation interne, NADEAU (1981) op.cit., relève plus d'aptitudes à développer une connaissance détaillée de l'organisation et de ses programmes et une meilleure position pour faire de l'évaluation continue.

Pour Jacques DANANCIER (2004), il s'agit avant tout d'initialiser une dynamique dans laquelle le souci d'appréciation des évolutions aura une place quantitativement et fonctionnellement plus ample et plus continue. Pour cet auteur, les formes que peut revêtir l'évaluation interne dans un système sont multiples. Ainsi propose-t-il trois formes :

F L'évaluation de conformité attachée à lecture générale des prestations et de l'organisation ;

F L'évaluation de conformité attachée à la relecture générale des prestations et de l'organisation ;

F L'évaluation dynamique interne de projet dans sa dimension qualitative fonctionnelle et de résultat, elle accompagne le déroulement des actions ;

F Les évaluations d'autodiagnostic et évaluation du partenariat.

Pour DANANCIER (2004) op.cit., « les premières sont en lien direct avec la dynamique de projet, les deux dernières tendent à répondre à une préoccupation contemporaine dont nous mesurons régulièrement l'ampleur d nos fonctions... ». Si les arguments ne manquent pas pour justifier le bien-fondé de l'évaluation, c'est que celle-ci nous permet de nous fixer des objectifs et d'y aboutir car comme le dit Yvan ABERNOT (1996),« l'amélioration de l'évaluation par celle des objectifs, car si l'on ne sait pas où l'on va, il est difficile de s'y rendre et de savoir s'il reste beaucoup de chemin à parcourir ». L'atteinte des objectifs d'une évaluation s'appuie sur des normes et standards qui participent vigoureusement à la professionnalisation des experts.

e. Suivi de l'évaluation

L'évaluation exige une réponse explicite de la part des autorités auxquelles s'adressent ces recommandations. Il peut s'agir de mesures en matière de gestion d'un plan d'action ou d'un accord précisant clairement les responsabilités (dont celle de rendre compte).

Il doit y avoir un suivi systématique de l'application des recommandations formulées dans l'évaluation qui ont été acceptées par la direction ou les organes directeurs. L'application des recommandations découlant de l'évaluation devrait faire l'objet d'un rapport périodique adressé aux organes directeurs ou au chef de l'organisation.

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