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Epidemiologie et caracterisation moleculaire de salmonella et shigella, chez les patients souffrants de diarrhée aiguë à  N'Djamena au Tchad


par N'gare Hassan Mahamat Tahir
Université de N'Djamena - Doctorat en Biologie 2025
  

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2.9 génome de Salmonella

Le génome de la bactérie est composé d'un ADN chromosomique et d'un ou de plusieurs plasmides. La taille du chromosome de Salmonella varie d'un sérotype à l'autre et elle est comprise entre 4,5 et 4,9 Mbp (méga-paires de base). La membrane cytoplasmique de la bactérie est entourée par le peptidoglycane puis par la membrane externe qui porte les flagelles, pili, glycocalix et lipopolysaccharide. Ces structures ont des rôles importants pour la survie de la bactérie et comme facteurs de virulence.

2. 10 Mécanismes de virulence

Après ingestion d'aliments contaminés par Salmonella, cette dernièrese retrouve au niveau de l'estomac puis atteint l'intestin. Dans la plupart des cas, elles colonisent la partie inférieure de l'intestin appelé l'ileum (Galan, 1996). Après attachement aux cellules épithéliales intestinales, différentes portes d'entrée permettent la colonisation du tractus intestinal : les cellules M, les entérocytes et les phagocytes CD18+ (Cossart and Sansonetti, 2004). Les portes d'entrée utilisées varient en fonction des sérotypes de Salmonella à titre d'exemple prenons le S. Typhimurium. Très rapidement après l'infection de souris ou de veau (Manon, 2011), il a été décrit que S. Typhimurium se retrouvait principalement associée aux plaques de Peyer et plus précisément aux cellules M (Jepson and Clark, 2001; Jones et al., 1994; Santos et al., 2002). Ces cellules M, localisées au niveau de l'épithélium associé aux follicules, ont la capacité d'échantillonner et de transloquer les antigènes ou micro-organismes de la lumière intestinale vers les tissus sous-jacents (Neutra, 1998). Salmonella peut aussi traverser la barrière intestinale par l'invasion des entérocytes (Finlay and Falkow, 1990 ; Santos et al., 2002). Lors du franchissement de la barrière intestinale par les cellules M ou les entérocytes, les bactéries sont ensuite phagocytées par les macrophages de la lamina propriaqui sont en contact avec les cellules M des plaques de Peyer (Cossart and Sansonetti, 2004). Les bactéries sont alors transportées jusqu'aux ganglions mésentériques sous-jacents. Enfin, une autre voie permet à Salmonella de franchir l'épithélium intestinal. Il s'agit de la capture luminalevia les cellules phagocytaires CD18+ telles que les cellules dendritiques. En effet, ces cellules projettent leurs dendrites à travers l'épithélium intestinal, ce qui permet de transporter la bactérie vers le pôle basolatéral de l'épithélium (Santos and Baumler, 2004). Les phagocytes CD18+, tout comme les macrophages, transporteraient aussi les salmonelles jusqu'aux ganglions mésentériques. A ce stade, l'infection peut rester localisée et entrainer une pathologie de type gastroentérite. Dans ce cas, l'invasion cellulaire induit la mise en place d'une réponse inflammatoire (Galan, 2001). Une infiltration importante entraine alors la destruction de l'épithélium intestinal, la formation d'oedème et la sécrétion de fluide au niveau de la muqueuse intestinale (McCormick et al., 1998).

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