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Epidemiologie et caracterisation moleculaire de salmonella et shigella, chez les patients souffrants de diarrhée aiguë à  N'Djamena au Tchad


par N'gare Hassan Mahamat Tahir
Université de N'Djamena - Doctorat en Biologie 2025
  

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2.2.2 Résistance naturelle

La résistance naturelle ou résistance innée ou encore résistance intrinsèque est la capacité de toutes les espèces d'une bactérie donnée à se développer en présence d'un antibiotique donné. Cette résistance est surtout portée par les chromosomes et toutes les espèces présentent le même profil de résistance (Philippon et Arlet, 2012). Ce type de résistance est transmis aux générations issues de la même espèce de façon verticale mais pas de façon horizontale c'est-à-dire entre des espèces phylogénétiquement différentes. La résistance naturelle peut être due à la production d'une enzyme (pénicillinase, bêta-lactamase par exemple) agissant sur des antibiotiques donnés (Walsh et Wright, 2005) ou par l'imperméabilité d'un antibiotique au sein d'une bactérie (Mérens et al., 2011). Les études ont montré que les bactéries à Gram négatif (E. coli, Salmonella) présentent une résistance naturelle vis-à-vis des macrolides qui sont des grosses molécules. Au regard du mode d'action, on peut observer une résistance naturelle de certaines souches vis-à-vis de certains antibiotiques. Par exemple, les antibiotiques agissant sur la paroi bactérienne n'ont aucun effet sur les bactéries à Gram négatif presque dépourvu de ladite paroi.).

2.2.3 Résistance acquise 

Outre la résistance naturelle, il existe la résistance acquise au fil du temps et au regard de certaines conditions (Ploy et Denis, 2000). Ce type de résistance n'est pas stable au sein d'une espèce bactérienne et s'acquière dans le temps sous certaines conditions. Elle n'affecte pas toutes les espèces d'une bactérie. Elle peut être porter par un chromosome, soit des transposons ou par des plasmides conférant la résistance à certains antibiotiques (Gassama et al., 2010; Mérens et al., 2011). Comparativement à la résistance naturelle, ce type de résistance peut être transféré de façon horizontale c'est-à-dire entre des espèces phylogénétiquement différentes par l'intermédiaire de la conjugaison bactérienne (Muylaert et Mainil, 2012). Elle constitue de nos jours un véritable problème de santé publique et touche la plupart des espèces bactériennes pathogènes et non pathogènes. La résistance acquise peut avoir plusieurs causes telles que la présence d'une forte quantité de résidus d'antibiotiques, l'automédication, ainsi que l'usage abusive des antibiotiques dans l'antibiothérapie. La résistance acquise se fait au moyen de plusieurs mécanismes, surtout moléculaires.

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