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Epidemiologie et caracterisation moleculaire de salmonella et shigella, chez les patients souffrants de diarrhée aiguë à  N'Djamena au Tchad


par N'gare Hassan Mahamat Tahir
Université de N'Djamena - Doctorat en Biologie 2025
  

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Chapitre.1. Généralités sur lesSalmonellaet Shigella

1. Géneralité sur les diarrhées

1.1 Définition de la diarrhée

Une diarrhée est la survenue de plus de trois émissions fécales, molles ou liquides, par jour. Ces émissions peuvent être soit glaireuses et plus ou moins sanglantes, soit se présenter sous forme de diarrhée (OMS, 2000). Les épisodes de diarrhée d'une durée inférieure à 14jours sont définis comme des diarrhées aigües (ABBA et al., 2009). Les épisodes de diarrhée d'une durée supérieure à 14jours sont définis comme des diarrhées persistantes (ABBA et al., 2009).

1.2Ampleur des diarrhées

1. 2.1. Dans le monde

Ces vingt dernières années, les problèmes de santé publique et d'ordre économique associés aux maladies d'origine alimentaire ont pris une ampleur croissante dans un certain nombre de pays. Les flambées de maladies provoquées fréquemment par de nouveaux agents pathogènes, l'administration d'antibiotiques au bétail et le transfert de la résistance aux antibiotiques à l'homme, ainsi que les inquiétudes suscitées actuellement par l'encéphalite spongiforme bovine n'en sont que quelques exemples. Les pays munis de systèmes de surveillance ont enregistré une augmentation notable de l'incidence (nombre de cas) des maladies alimentaires au cours de ces deux dernières décennies. La signification de cette augmentation sera discutée ultérieurement. Les estimations annuelles sont de l'ordre de 76 millions de cas de maladies transmises par les aliments, auxquels sont associés 325 000 hospitalisations et 5 000 décès pour les Etats-Unis et de 2 366 000 cas, 21 138 hospitalisations et 718 décès en Angleterre et au Pays de Galles (MEAD et al., 1999). Le nombre de cas rapportés laisse supposer que la charge de morbidité des maladies d'origine alimentaire est probablement du même ordre de grandeur dans la plupart des pays de l'OCDE. Les maladies d'origine alimentaire constituent un vaste groupe de pathologies. Parmi celles-ci, les gastro-entérites, provoquées par tout un ensemble de micro-organismes, bactéries, virus et parasites, sont le syndrome clinique le plus fréquent. Généralement brève, la période d'incubation dure 1-2 à 7 jours. Cette pathologie, qui varie en gravité du simple trouble ne nécessitant pas de traitement médical à l'affection sévère conduisant à une hospitalisation, peut entraîner une incapacité à long terme, voire le décès (la fréquence des hospitalisations s'échelonne entre 0,6 et 29 % et la mortalité atteint 2,5 % aux États-Unis) (MEAD et al., 1999).

Les conséquences de l'exposition par voie alimentaire à des agents pathogènes provoquant des diarrhées dépendent de plusieurs facteurs relevant de l'hôte, notamment son état immunitaire sous-jacent, sa capacité à générer une réaction immunitaire, son état de nutrition, son âge, et de facteurs non spécifiques de l'hôte comme les facteurs environnementaux. Par suite, l'incidence, la gravité et la létalité des diarrhées aiguesd'origine alimentaire sont plus élevées chez certaines catégories particulièrement vulnérables de la population, comme les enfants de moins de cinq ans, les femmes enceintes, les personnes immunodéprimées (patients subissant une transplantation d'organe, une chimiothérapie contre le cancer, atteints du SIDA, etc.) et les personnes âgées (GERBA et al., 1996). À côté de ces facteurs prédisposant bien connus, de nouveaux facteurs sont régulièrement identifiés [atteinte hépatique pour septicémies à V. paraheamoliticus, thalassémie pour les infections à Yersinia enterocolitica (HLADY et al., 1996, ADAMKIEWICZ et al., 1998). Ces maladies peuvent entraîner des complications importantes, notamment des atteintes intestinaux et systémiques, comme le syndrome urémique hémolytique (SHU) (dysfonctionnement rénal et troubles neurologiques) pour 10 % des infections à Escherichia coli 0157 :H7 accompagnées de diarrhées sanglantes, ou le syndrome de GuillainBarré (atteinte dégénérative du tissu nerveux, suivi d'une récupération lente et d'une incapacité résiduelle prononcée) après une infection à Campylobacter jejuni, des arthrites consécutives à une salmonellose ou encore une encéphalite toxoplasmique chronique (GRIFFIN et al., 1988, THOMSON et al., 1995). Plusieurs auteurs estiment que des complications à long terme (séquelles) peuvent survenir chez 2 à 3 % des maladies d'origine alimentaire (LINDSAY, 1997). Tandis que la diarrhée est le syndrome le plus fréquent après la consommation d'aliments contaminés, d'autres affections sont beaucoup plus sévères.

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