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Epidemiologie et caracterisation moleculaire de salmonella et shigella, chez les patients souffrants de diarrhée aiguë à  N'Djamena au Tchad


par N'gare Hassan Mahamat Tahir
Université de N'Djamena - Doctorat en Biologie 2025
  

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1.2.2. En Afrique

Dans les pays en voie de développement tels que la plupart des pays africains, l'incidence des diarrhées aiguës infantiles est nettement plus élevée : le nombre d'épisodes varie de 3 à 9 par an et par enfant (BUISSON, 2001). Quant à la situation au Burkina Faso, elle indique 6 à 8 épisodes par enfant et par an (OUERMI et al., 2007). Les maladies diarrhéiques sont encore plus fréquentes et plus sévères dans les parties les plus pauvres des pays en voie de développement surtout dans les régions tropicales et subtropicales.

Par exemple, selon l'OMS, le climat et les conditions socio-économiques de l'Afrique occidentale favorisent le développement des diarrhées infantiles.

1.3. Epidémiologie des diarrhées infantiles

Un rapport de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), établi en 2020, avançait le chiffre de 3,3 millions de décès par diarrhée aiguë chez des enfants de moins de 5 ans en Afrique. Cependant, grâce aux campagnes de prévention, ce chiffre était nettement inférieur à celui rapporté en 1980 qui faisait état de 4,6 millions de décès dans les mêmes régions.

1.3.1. Les bactéries :Salmonella et Shigella

Les principales causes de Toxi-infections Alimentaires Communautaires (TIAC) déclarées sont les salmonelles (70 % des TIAC), Clostridium perfringens pour les plats en sauce et Staphyloccus aureus pour les préparations ayant nécessité des manipulations et des produits laitiers. D'autres bactéries comme Escherichia coli entéropatogène, Shigella spp, Campylobacter jejuni, Les maladies diarrhéiques sont en général transmises par l'eau et les aliments contaminés. Il s'agit essentiellement d'un manque d'hygiène dans le traitement des denrées alimentaires. Les principaux vecteurs de ces maladies sont : Escherichia coli, Salmonella spp, Shigella, Yersinia et Campylobacter Yersinia enterocolitica, Vibrio cholerae, Clostridium difficile et Bacillus cereus sont également agents de troubles transmis par l'eau et les aliments souillés.

1.3.2 facteurs environnementaux favorisant les infections diarrhéiques

· Hygiène

L'hygiène se réfère aux pratiques associées à l'assurance d'une bonne santé et de la propreté. Le terme scientifique "hygiène" se réfère au maintien de la santé et d'une vie saine. Il apparait dans des phrases comme hygiène personnel, hygiène domestique, hygiène dentaire, et hygiène occupationnelle et est fréquemment utilisé en rapport avec la santé publique (ANDERSON et LACHAN, 2008). Selon GAUCI et al. (2008), les mesures d'hygiène ne constituent pas un luxe mais une nécessité pour aider à réduire l'expansion des maladies infectieuses. Or, dans la plupart des pays en développement, ces mesures sont encore ignorées, non respectées et constituent donc de sérieux problèmes de santé publique. Une des graves conséquences du non respect des mesures élémentaires d'hygiène est la hausse de prévalence des maladies diarrhéiques ces dernières années notamment en ce qui concerne les enfants. L'OMS estime que 98,8% des cas de décès liés au manque d'hygiène surviennent dans les pays en voie de développement dont les enfants représentent les 90% (OMS, 2003). En effet, les enfants de moins de cinq ans constituent la population vulnérable à ces agents. Ils sont responsables de gastroentérites qui se manifestent par des diarrhées aiguës nécessitant le plus souvent une hospitalisation (WHO/UNICEF/USAID/CCCD, 2003). Certains microorganismes persistent dans la l'environnement et réémergent grâce à leur multi résistance. Ce fait a été observé chez les bactéries isolées des vidanges et des eaux (MALIK et AHMAD, 1994). 4.2. Mode alimentaire

L'évolution des maladies diarrhéiques reste étroitement liée aux habitudes et modes alimentaires des populations rurales. En effet, l'eau et les aliments sont réputés être des réservoirs non négligeables des entéropathogènes agents de ces pathologies infectieuses. Certains germes comme les norovirus peuvent survivre dans l'environnement durant un long temps et accroître alors le risque de contamination (GAUCI et al., 2008). Les maladies causées par les entérobactéries pathogènes à travers les eaux de consommation sont en majeure partie d'origine fécale (ASHBOLT, 2004; HUNTER et al., 2002). Les obstacles majeurs pour la santé des populations des pays en voie de développement sont liés à la consommation de l'eau non potable, à la pauvreté des districts sanitaires et au manque d'hygiène (OMS, 2003). Ces facteurs contribuent ainsi à l'émergence et à la réémergence de certaines maladies induisant des épidémies voire des pandémies. Les risques de contamination par le mode alimentaire sont énormes. Ils peuvent résulter de la qualité des aliments en ce qui concerne la matière première, du traitement dont ces aliments ont fait l'objet (manquement aux règles d'hygiène, mauvaise conservation des repas, etc....).

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