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Analyse criminologique sur les espaces verts dans la ville de Lubumbashi

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par Pierre Nguz Mbaz
Université de Lubumbashi - bachelier 2015
  

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1.3. Rapport du chercheur à l'objet

Aujourd'hui, la criminologie s'intéresse à la question environnementale plus particulièrement aux effets néfastes que découleraient de la megestion de l'environnement. Etant étudiant en criminologie économique et environnementale, nous avons choisi de travailler sur la gestion des espaces verts à Lubumbashi à l'issue de nos études de baccalauréat.

Les espaces verts contribuent à l'équilibre écologique de la ville ; de plus en plus, le monde lutte contre le réchauffement climatique et les polluants d'origine humaine, les espaces verts jouent le rôle de neutralisation de nombreux gaz se trouvant dans l'atmosphère. La vie est possible sur la terre suite à la présence d'autres espèces. Lorsqu'on les détruit, il y a non seulement l'apparition des problèmes de changement climatique mais aussi la disparition d'une génération des espèces importantes.

Parmi les raisons personnelles qui nous ont amené à travailler sur les espaces verts, dans un premier temps, ces espaces faisaient la fierté de la capitale du cuivre ; de nos jours, ils sont en train d'être effacés de la carte géographique au profit des stations de carburant et aussi spoliés par les habitats précaires sous prétexte de diminuer l'insalubrité et l'insécurité dans la ville de Lubumbashi.

La seconde raison est que nous nous souvenons bien qu'autrefois nous avions l'habitude dès qu'il est 17h 00 ou 18h 00, de nous réunir sur un jardin, qui constituait l'espace vert de la Commune Katuba. La majorité des jeunes faisaient leurs rencontres là-bas et les autres y partaient pour les affaires personnelles.

Une année plus tard, le site a été récupéré par un homme d'affaire pour y ériger une station de carburant. Après quelques années, il a été aménagé dans la Commune de Kamalondo un bon espace vert très important pour la Commune au croisement de l'avenue Babemba et le boulevard Katuba. Les jeunes talentueux de cette Commune avaient pris l'habitude chaque week-end d'y présenter les spectacles musicaux, théâtraux et d'autres manifestations ; nous partagions juste de bons moments et même lorsque nous étions stressés, il suffisait d'y rester seul pendant certaines heures pour retrouver l'équilibre psychique.

Vers 2015, il y a eu des « on-dit » faisant l'objet de l'attribution du parc à une autorité de la place. On a cru à une simple spéculation, pourtant ceci s'est avéré fonder. Premièrement, c'était un député qui avait pris possession pour s'octroyer afin d'y implanter ses propres activités de vente de bières.

Il n'avait pris qu'une portion de l'espace pour ses activités et la partie restante était réservée aux activités de jeunes du quartier. Quelques mois plus tard, nous avons trouvé un enclos en tôles, personne ne pouvait alors y accéder sous peine d'être réprimés par les gardes qui avaient été mis à sa protection. En fait, c'était alors une autre personne plus influente que le député désigné. Pire encore, le nouveau possesseur gourmant qu'il était, est allé au-delà des limites du parc occasionnant un contentieux parcellaire avec une église environnante.

Deux semaines plus tard, la construction était lancée à une vitesse peu ordinaire. Certes, nous croyions en la construction d'un super marché, il nous semble que c'est une station de carburant doublée d'un super marché. C'est en fait une troisième station qui y était érigée dans presque moins de cinquante mètres carrés, plus précisément dans l'angle compris entre le boulevard Kyungu wa Kumwanza et l'avenue Babemba. Tous ces constats nous ont amené à choisir ce thème pour en faire une recherche scientifique qui du reste cadre avec notre formation en criminologie économique et environnementale.

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