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Eléments méthodologiques d'exploration des risques dans les musées et les activités muséales

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par Achille Clotaire NGOMO ALGOT
Université de Technologie de Troyes - Master Ingénierie et Management en Sécurité Globale Appliquée 2014
  

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1.3.6.3. La désaffection du public à l'égard d'un musée virtuel ?

Parler des risques évoqués à propos de la virtualisation de l'espace muséal peut se faire en double sens. En premier lieu, il peut s'agir de se préoccuper de l'opinion véhiculée sur une menace de disparition du musée physique face à l'émergence du virtuel dans les activités d'exposition des collections artistiques. Dans un autre sens, c'est le musée virtuel lui-même qui est estimé source de dévalorisation, par le spectre plus large des visiteurs en ligne qu'il permet associé aux pratiques communicationnelles permises par l'avènement du web 2.0.

a) Les rapports musés réel et musée virtuel.

Diverses assertions viennent corroborer une montée incontournable du musée virtuel en tant qu'espace de valorisation des oeuvres artistiques et de décuplement de la fréquentation muséale.

Un point de vue proche des milieux conservateurs d'oeuvres présente l'avènement de la virtualisation comme celui de la garantie de protection des oeuvres trouvée. Il en tient pour argument l'effet altérant de la lumière sur les couleurs des tableaux. D'autres commentaires insistent sur les acquis de la numérisation des biens en termes de capacités de conservation quand d'après le même bord l'exposition hors murs induite par internet se traduit par des satisfactions vantant tantôt les gains en valorisation des oeuvres tantôt les capacités d'accueil plus larges des visiteurs favorisant une meilleure connaissance des collections.

Du point de vue du public virtuel, c'est un affranchissement des contraintes physique liées au musée traditionnel qui peut être hautement apprécié. Qui plus est, les échanges de commentaires favorisés par l'interactivité du multimédia sont de nature à permettre une amélioration régulière des activités d'exposition tout en permettant aux musée souplesse et adaptabilité à leur environnement concurrentiel.

En termes de risques, on peut retenir, sans priorisation toutefois,le risque opérationnel,interne au musée lui-même et induit par des considérations de carence en formation ou en expérience pour la conduite de projets artistiques virtuels. Ce risque inhérent aux structures muséales de petites tailles est de nature, en cas de réalisation, susciter la désaffection du public pouvant ainsi mettre à mal la réputation du musée, voire le tarissement de ses visiteurs (www.rcip.og).

La réputation du musée est aussi susceptible de souffrir de l'ardeur des réseaux en ligne En effet une atteinte à l'image de marque de l'institution muséale peut provenir de l'environnement extérieur à travers des actes de communications négatifs aux conséquences désagréables. Il peut s'agir de la fuite d'une information pouvant entraver l'intégrité physique du musée ou de ces collections. Il est à noter que l'environnement interne au musée peut être source de mêmes conséquences de manière volontaire ou non.

Si l'on considère le risque financier comme déterminant pour la pérennisation de l'action muséale, son occurrence peut provenir de la vivacité des réseaux à la suite d'une campagne de recherche de financements par exemple pour l'acquisition d'une oeuvre. De même si les communautés virtuelles peuvent être tenues comme facteurs de soutien promotionnel d'un musée, l'occurrence inverse est tout aussi envisageable.

Mais de là à penser que le virtuel dans son ensemble est en passe de prendre la place, il y a une grande distance. Parce que le musée qu'une vision de relations en termes de cercle vertueux est possible. On estime en effet que le musée traditionnel voix son attractivité de se démultiplier avec la montée de la virtualisation. Celle-ci favoriserait même le dédoublement des fréquentations aussi bien du côté de l'espace virtuel que de l'espace physique lorsque l'on constate l'expansion de la fréquentation des jeunes pour musée traditionnel. Mme Catherine Guillou remarque ainsi que cinquante pourcent de l'augmentation spectaculaire des visites au musée du Louvre concernent les jeunes de moins de trente-cinq ans. D'où pour cette illustration au moins une nécessité de fonctionnement dual entre le musée traditionnel et le musée virtuel.

Le risque sur la sécurisation des données numériques des collections et informations du musée, s'il est réel, nécessite sa prise en compte sécuritaire par le musée comme le fait toute grande institution contemporaine impliquée dans l'usage intensif des technologies de l'information et de la communication.

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