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Eléments méthodologiques d'exploration des risques dans les musées et les activités muséales

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par Achille Clotaire NGOMO ALGOT
Université de Technologie de Troyes - Master Ingénierie et Management en Sécurité Globale Appliquée 2014
  

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2.2 Les risques de vandalisme

Par vandalisme, on entend les actes de destruction volontaire dont les biens culturels peuvent être l'objet de la part du comportement humain. Une typologie de ce phénomène est dessable à la suite des travaux de Geerds, François (1983), de Réau (1994). Le vandalisme peut avoir une connotation politique ou idéologique. Le vandalisme des objets d'art est susceptible d'être l'objet d'un acte de délinquance diplomatique à côté de celui qui considéré comme irrationnel et gratuit.

2.2.1. Le vandalisme profanatoire

Il procède par haine religieuse, morale et trouve assez souvent son expression à la destruction de patrimoine religieux ou considéré comme tel par sacralité. Une telle manifestation trouve par exemple à base les aversions contre les représentations imagées des personnalités divines. Le vandalisme va prendre un caractère moral lorsqu'il prétend vouloir se positionner comme arme d'une imposition d'une certaine pruderie ; lorsqu'il se veut défenseur d'un certain ordre moral. La dimension expiatoire du vandalisme, lorsqu'il met l'accent sur la volonté d'effacement de symboles artistiques de circonstances historiques pouvant être tenues d'épouvantables.

2.2.2. Le vandalisme par sabotage d'oeuvres idéologique ou politique.

Proche des formes précédentes, il participe de la recherche de sentiment de gloire ou d'une manifestation d'une haine d'un camp social envers un autre. Pour cela, il se manifeste par des actes de sabotage sur les biens considérés comme sacrés ou symbolisant une certaine puissance comme par exemple la destruction de statue d'homme politique : c'est dans ce registre qu'on peut citer l'impact des conflits sur les oeuvres.

2.2.3. Le vandalisme individuel

Considéré comme irrationnels et gratuits, ces actes sont d'un entendement inouï dans la mesure où ils portent sur des objets de cristallisation collective à caractère monumental. Le phénomène `'graffiti'' peut relever de cette forme de vandalisme. Mais le passage de leur réalité au crible psychanalytique peut atténuer l'ardeur des interrogations sur les motivations logiques de ce type de dégradation ou destruction d'oeuvres.

En synthèse, on peut retenir avec du vandalisme comme une « action de porter atteinte à l'intégrité d'une oeuvre d'art ou d'un objet de valeur historique ou symbolique pour des motifs politiques, sociaux ou par subversion ». On le considère en contexte muséal, d'une très faible probabilité de réalisation et qui, quand elle se réalise, relève de faits d'actes individuels isolés.

3. AUTRES RISQUES MAJEURS PESANT SUR LES BIENS CULTURELS

On ne s'établira pas assez ici sur le fait que l'incendie constitue de loin le risque le plus fréquent en termes de risque majeur vu que les précautions à prendre seront largement traitées dans la partie suivante. On ne reviendra pas non plus sur la gravité fortement exceptionnelle des risques naturels sur les sites muséaux. Leur caractère spontané et décisif dans les dégradations ou les destructions sur un musée a été traité dans le premier axe de cette étude. On voudrait cependant s'appesantir ici sur les risques occasionnés par la lumière sur les objets d'art disposés dans un musée.

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