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Couverture des attentes du contrat psychologique et socialisation organisationnelle des salariés.


par Guidkaya ZAMBA
Université de Ngaoundéré - Thèse de Doctorat en Sciences de Gestion 2019
  

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CHAPITRE I : L'APPROCHE DU CONTRAT PSYCHOLOGIQUE DANS L'ETUDE DE LA RELATION D'EMPLOI

Le concept de contrat psychologique, depuis l'entrée en connaissance des différentes modifications et mutations dans la relation d'emploi, a pris de l'ampleur dans les travaux des chercheurs, mais également au niveau des praticiensdans le domaine de la psychologie sociale que dans le domaine des Sciences de Gestion, en occurrence la gestion des ressources humaines (Lemoine, 2004 ; Weill-Fassina al., 2004). Un domaine qui est sans doute façonné par les aspirations individuelles de part et d'autre de la relation d'emploi. A cet effet, la conceptualisation attendue du contrat psychologique est pertinente dans la compréhension des processus sous-jacents des échanges entre les employés et leur organisation ainsi que le mode de socialisation au travail et hors travail des salariés. Mais avant tout, c'est quoi la relation d'emploi dans l'entreprise ?

I. Relation d'emploi salarié-entreprise au fondement du contrat psychologique

Il n'est point de doute que le contrat psychologique détermine l'évolution et la qualité de la contribution de l'individu dans les relations de travail. En effet, au-delà des préoccupations des salariés en terme recherche des possibilités d'ajustement tant dans les termes du contrat de travail que dans les termes de la relation à l'emploi, les convictions personnelles galvanisent le comportement individuel dans la contribution à l'aboutissement des objectifs de l'entreprise. Les individus interviennent dans la relation d'emploi non pas parce qu'ils en sont obligés, mais simplement évaluation du degré de cohérence entre les convictions et aspirations personnelles et les réalités organisationnelles. Le point sera d'abord centré sur l'aspect définitionnel de la relation d'emploi avant de passer aux aspirations personnelles.

I.1. Définition et compréhension de la relation d'emploi dans l'entreprise

Parler de la relation d'emploi à première vue, c'est analyser dans quelle mesure les individus interagissent pour la construction d'un plan commun défini par la charte interne de l'organisation dans laquelle ils travaillent. Référence est ici faite aux objectifs à atteindre dans un horizon temporaire relativement longue. L'idée principale étant de parvenir à la mise en place d'un schéma cognitif pouvant permettre de lire, sans intervention aucune, ce qui intervient dans le cerveau des salariés sur l'interprétation faite des perceptions de l'évolution de la relation d'emploi. Considérons dans ce sens les propos des premiers travaux ayant abordés la relation d'emploi. Nos préoccupations se baseront essentiellement sur la présentation synthétique des éléments de définition à l'aune de la théorie de la relation d'emploi.

I.1.1. De la conception de la relation d'emploi dans l'entreprise, le passage de l'école classique des organisations à l'école des relations humaines

La conception de la relation d'emploi a été le fruit de plusieurs chercheurs dans le champ de la théorie des organisations qui appréhende dans un cadre plus global l'évolution de la considération de l'individu au centre des préoccupations organisationnelles. De l'école classique des organisations, en passant par l'école des relations humaines, et bien d'autres écoles encore, l'organisation évolue et les préoccupations des chercheurs également. On s'est interrogé dès le début avec Taylor sur le travail comme une science pour arriver à cette idée globale de la considération de l'homme (dans tout son être et son paraître) comme élément central de la relation d'emploi. L'idée centrale est de comprendre sur quels aspects se base réellement la relation d'emploi. Faut-il prendre en considération l'individu au travail ou alors le travail que l'individu effectue ? Chose très importante si nous prenons un temps pour se les remémorer. Les lignes qui suivent font précisément état des prescriptions de ces théories.

I.1.1.1. De l'école classique des organisations, que retenir de la notion de relation d'emploi ?

Parmi les principaux précurseurs de la théorie des organisations, apparaissent le français Fayol, l'américain Tayloret l'allemand Weber. Tous trois sont considérés comme les fondateurs de ce qu'on a coutume d'appeler "l'école classique du management" et leurs idées ont été largement mises en pratique dans les entreprises. Fayol s'est principalement intéressé aux problèmes de direction de l'entreprise et a jeté les bases de la théorie administrative. Taylor s'est quant à lui, davantage penché sur l'organisation des ateliers de production et il a donné son nom au « taylorisme » ou « gestion scientifique du travail ». Weber prône pour une organisation bureaucratique de l'entreprise qui est, selon lui, l'assurance de l'efficacité organisationnelle.

Les principes au coeur du management scientifique de la relation d'emploi s'expriment par l'association directe entre la science et la gestion au niveau de l'organisation du travail sans tenir compte de l'homme qui intervient dans le processus de production. En effet, Taylor énonce l'idée que les décisions relatives aux activités de production ne devraient pas être prises de façon intuitives mais plutôt à la lumière d'une analyse scientifique des tâches individuelles. Dans un sens plus claire, l'application des méthodes scientifiques à l'analyse et l'amélioration des tâches qui incombent la relation d'emploi sont le seul remède à ce que l'auteur appelle « le plus grand mal du siècle » pour signifier l'inefficacité dans l'organisation du travail et la relation d'emploi en entreprise. Le point de départ de son approche est constitué par une étude systématique de l'agencement du travail des ouvriers dans les ateliers ayant pour objectif l'élimination des mouvements inutiles et des temps morts. En partant de l'idée selon laquelle le processus de production de l'entreprise peut être organisé et optimisé afin d'obtenir une meilleure efficacité dans le travail (le one best way : la meilleure façon de faire), les travaux de Taylor nous permettent de conclure que la gestion scientifique du travail s'articule autour de quatre axes principaux :

· La division horizontale du travail (qui prône une parcellisation du travail et une spécialisation des ouvriers sur des tâches et des activités quelconques) et la recherche de la meilleure méthode de réalisation des tâches, à partir de la détermination scientifique des temps et des modes opératoires (étude et chronométrage des gestes) et de leur prescription par l'encadrement de l'entreprise.

· La sélection scientifique des travailleurs (recrutement de l'individu le mieux capable d'accomplir la tâche dans l'entreprise), la formation et l'entraînement de l'ouvrier aux méthodes scientifiques de travail.

· La division verticale du travail : Partager la responsabilité du travail entre les ouvriers et les dirigeants, de telle manière que les ouvriers se concentrent sur l'exécution du travail et que les dirigeants se chargent de le concevoir, de le superviser et d'établir des directives, au lieu de tout confier aux ouvriers.

· La mise en place d'un système de contrôle très stricte qui s'assure que les méthodes sont suivies sans déviation par tous les salariés.

De son côté, l'allemand Max Weber, père de la Sociologie et dans le même sens, auteur majeur de la considération théorique des organisations, présente trois analyses principales pour comprendre l'organisation du travail dans la relation d'emploi entre l'entreprise et le salarié. D'abord l'identification des caractéristiques clés d'une forme particulière d'organisation du travail à la lumière de la bureaucratie (qui met en évidence le bien-fondé de l'existence des règles d'organisation du travail tant pour les parties prenantes internes que pour les clients de l'entreprise. Dans ce sens, il faut une rationalisation des organisations obéissant aussi bien au principe de calcul des coûts implicites de gestion, à la prévision des actions à venir, à l'évaluation des résultats des activités de l'entreprise qu'à l'engouement pour l'efficacité dans la politique de management de l'entreprise), ensuite la clarification des motifs de sa considération dans le fonctionnement de l'entreprise (puisqu'éliminant le non-respect de la règlementation par la mise en place d'un corps de connaissances internes sur le contrôle des marches à suivre dans l'entreprise) et enfin l'explication et la clarification sur la supériorité du modèle organisationnel bureaucratique sur les autres formes possibles d'organisation du travail. En effet, dans l'organisation bureaucratique du travail, chaque contributeur à l'entreprise sait au moins à quoi il s'attend dans la relation d'emploi, ce qu'il doit faire dans le cadre de son travail et les règles qui régissent l'organisation des comportements dans l'entreprise.

La contribution majeure de la théorie des organisations réside dans la considération de la rationalisation des organisations par un raisonnement scientifique sur le travail des ingénieurs et ouvriers et dans une moindre mesure, la mise en route d'un raisonnement théorique sur les organisations. Un souci au coeur de cette théorisation de l'organisation du travail est la réduction du travail humain à la machine. Or, la croissance et la réputation de l'entreprise sont des maîtres mots de la contribution de l'homme et dans ce sens, réfléchir dans la relation d'emploi de manière à prendre en considération les attentes, les ressenties de ce dernier et sa personnalité au travail améliorerait significativement sa contribution à la performance de l'organisation, d'autant plus que l'efficacité organisationnelle est prépondérante à la prédisposition des salariés à développer des comportements de citoyenneté organisationnelle (Katz, 1964 ; Katz et Kahn, 1978 ; Robinson et Morrison, 1995). L'école des relations humaines est intervenue dans les prémices de cette conception des organisations.

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