II-
Plaidoyer pour l'opérationnalisation des solutions proposées
L'essentiel de notre travail est mis en exergue suite aux
conditions de mise en oeuvre des solutions proposées.
A-
Recommandations
Les solutions suggérées dans cette étude
nécessitent la contribution de tous les acteurs intéressés
pour rendre concrètes et effectives leurs manifestations
curatives.L'Etat doit alors intensifier la formation des acteurs pour une
effective appropriation des dispositions juridiques et techniques de la
nouvelle loi organique. Il doit également revoir l'architecture
administrative actuelle pour l'harmoniser avec la fonction managériale
préconisée par la nouvelle LOLF ; renforcer le
système d'information au niveau de la chaîne
budgétaire ; travailler à la sédentarisation des
acteurs avertis de la nouvelle gestion budgétaire. Tout ceci doit se
passer dans une ambiance de synergie d'actions pour l'atteinte de la
performance. Par ailleurs, l'instabilité institutionnelle en cours de
gestion doit être au maximum évitée en vue de permettre un
suivi adéquat de la mise en oeuvre des prévisions
budgétaires. L'Etat devra en outre se donner les moyens
pourl'effectivité des audits du pilotage de la performance.Cet audit
s'attachera à vérifier :
- le périmètre des programmes, en s'assurant que
le responsable du programme est en situation d'en exercer le pilotage, et en
examinant les dispositions internes de gestion du programme ;
- la pertinence des objectifs et des indicateurs de
performance, en s'assurant que les objectifs reflètent les politiques
publiques, que les indicateurs traduisent correctement le degré de
réalisation des objectifs et permettent un suivi de la performance ;
- le dispositif d'information sur la performance et la
fiabilité de ces informations ;
- la cohérence entre les programmes des
ministères pour favoriser l'homogénéité et
faciliter la lecture comparative par le Parlement et les organes de
contrôle.
B-
Synthèse de l'étude
Pour des raisons de commodité, nous avons
préféré mettre en lumière le fruit de notre travail
de recherche à travers un tableau synthétique. Ce tableau prendra
en compte le problème général et les problèmes
spécifiques, les objectifs poursuivis, les causes réelles des
problèmes vivants et les grandes lignes des approches de solutions.
Tableau n°08 : synthèse de
l'étude6(*)
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Niv.
d'anal.
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Problèmes
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Objectifs de recherche
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Causes réelles
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Diagnostic
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Approches de solutions
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Niv. Géné.
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Insuffisances dans le processus d'élaboration du budget
à l'ère de la nouvelle LOLF
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Déterminer les conditions d'amélioration du
processus d'élaboration du budget sous le régime de la nouvelle
LOLF
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-
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-
|
-
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NIVEAUX SPECIFIQUES

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1
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La non-disponibilité de certaines données
nécessaires à la formulation du budget
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Définir les mesures idoines à prendre pour
l'exhaustivité des estimations budgétaires
prévisionnelles
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Le défaut de dépôt de bilans de certains
organismes publics à la DGAE et la livraison tardive de certaines
statistiques de l'INSAE
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La non-disponibilité de certaines données
nécessaires à la formulation du budget relève non
seulement de la livraison tardive de certaines statistiques de l'INSAE mais
surtout du défaut de dépôt de bilans de certains organismes
publics à la DGAE
|
-mettre en place une base de données performante
relative à la situation financière des organismes publics autres
que les administrations centrales ou déconcentrées,et qui englobe
les états financiers tels que recommandé par le système
normal de l'OHADA ;
-placer au sein de chaque établissement public, chaque
entreprise publique, chaque société ou office d'Etat, un
spécialiste de la comptabilité générale et
approfondie qui se retrouve dans la production et le maniement des bilans, des
comptes de résultat, bref des états financiers publics.Ce
spécialiste doit avoir sa comptabilité reliée
automatiquement à la base de données exploitable par la
DGAE ;
-renforcer l'effectif du personnel de l'INSAE. Il devra
également disposer pour sa base de données un outil ou applicatif
pouvant lui permettre de produire, en temps réel, des statistiques
fiables aux sectoriels.
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2
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L'absence d'obligation formelle de présentation des
outils de gestion pluriannuelle par les institutions constitutionnelles
|
Identifier des approches pour une amélioration de la
performance des institutions constitutionnelles
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L'absence de pilotage de programmes de développement
par les institutions constitutionnelles
|
L'absence d'obligation formelle de présentation des
outils de gestion pluriannuelle par les institutions constitutionnelles
s'explique par l'absence de pilotage de programmes de développement en
leur sein
|
- appliquer aux institutions constitutionnelles le principe de
la transparence et surtout de la justification du crédit au premier
franc ;
-obligation doit être faite aux institutions
constitutionnelles de produire des DPPD spéciaux (en absence de
programmes) dans une perspective de moyen terme, assortis de PAP
déclinant les objectifs et résultats attendus ainsi que les
critères de performance relativement aux activités qui s'y
mènent. Ces résultats, mesurés notamment par des
indicateurs de performance, feront l'objet d'évaluations
régulières et donneront lieux à un rapport de performance
élaboré en fin de gestion par les institutions
constitutionnelles concernées, au même titre que les
ministères sectoriels.
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3
|
La faible contribution du Contrôle Financier à la
sincérité des prévisions budgétaires
|
Relever les modalités d'une participation effective du
Contrôle Financier au processus de la prévision
budgétaire
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La non-implication du Contrôle Financier dans le
processus de la préparation budgétaire
|
La non-implication du Contrôle Financier dans le
processus de la préparation budgétaire est responsable de sa
faible contribution à la sincérité des prévisions
budgétaires
|
-l'implication active du Contrôle Financier dans le
processus de formulation du budget : il faut la mise en place, au sein de
chaque ministère ou institution, d'un dispositif à
compétences hétérogènes, notamment une
équipe de techniciens (statisticiens, planificateurs,
économètres, contrôleurs financiers...), capables de
procéder à l'analyse du bien-fondé des données
collectées par cette structure. Cette équipe technique se
chargera d'apurer le travail de prévision budgétaire
effectué par les DPP avant la centralisation des propositions
budgétaires sectorielles. Avec l'oeil vigilant du contrôleur
financier, il est possible d'améliorer la sincérité des
prévisions budgétaires ;
-le contrôleur financier vérifie le
caractère sincère des prévisions des dépenses et
d'emploi présentées par les responsables de programme,... il
contrôle la part annuelle de programmation budgétaire initiale,
les documents prévisionnels de gestion, leur modification en cours de
gestion, il assiste le Ministre chargé des finances dans la mise en
oeuvre des mesures propres à prévenir une
détérioration de l'équilibre budgétaire ; il
participe à la régulation budgétaire.
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4
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Le non-respect de certains critères de convergence de
l'UEMOA
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Déterminer les actions urgentes à mettre en
oeuvre pour le respect des normes communautaires
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La rigidité de certains agrégats
budgétaires
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La rigidité de certains agrégats
budgétaires est à la base du non-respect de certains
critères de convergence de l'UEMOA
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-élargir l'assiette fiscale en poursuivant la promotion
d'une fiscalité de développement. Les régies
financières doivent également poursuivre les efforts de
recouvrement des recettes budgétaires et la lutte contre la fraude
fiscale afin d'accroître le produit des recettes et de diminuer ainsi le
ratio de masse salariale qui demeure élevé, même à
l'étape de prévision. Dans le même sens, il faudra aussi
renforcer les contrôles fiscaux, intensifier les actions de recouvrement
et développer un système complet et intégré pour
limiter la fraude fiscale ;
-la lutte contre le secteur informel doit être
effective. Cela se manifestera par une généralisation de l'IFU
rendu obligatoire pour toute transaction financière, même entre
personnes physiques, et une incitation motivant les acteurs de l'informel
à y renoncer.
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* 6 Les pistes de
solutions mentionnées dans ce tableau synthétique sont
très partielles (pour rester dans le cadre défini par l'ENAM).
Pour mieux cerner les différents aspects de ces dernières, il est
préférable de se référer au texte lui-même.
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