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La lex mercatoria

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par Salimata MALLE
Université Ibn Khaldoun de Tunis - Master Pro 2009
  

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B- LA BONNE FOI, STANDAR REMIS A L'APPLICATION EXCLUSIVE DU JUGE

La norme de prudence et de diligence ou standard de comportement (bonne foi loyauté l'équité) empruntent à la règle de droit son effectivité. Ce qui signifie que les usages anatinnaux complète son application avec ceux du droit étatique ou international ;mais leurs différences avec la règle classique repose sur d'autre critères.

C'est là que réside la nature profonde du principe de bonne foi tel qu'utilisé dans le droit anational. Et cette différence fait non seulement l'importance du principe de la bonne foi dans la lex mercatoria; mais aussi sa prouve son l'utilité, l'existence et la confirmation de la juridicité des usages anatinnaux sans oublier l'aide de la loi étatique et inter étatique. C'est ainsi que en 1931 le professeur DEMOGUE relevait à l'endroit du principe de la bonne foi qu'il s'agit d'un «standard remis à l'application du juge(*18)), lui permettant, notamment de préciser la teneur de la conduite tiré par lui même à tenir par les parties en vue de se conformer au principe de la force obligatoire du contrat, que eux même ont décider ensemble et qui ont été la cause de cette application».

(*17)ZOLLER(ELISABETH), la bonne foi, en droit international public, Paris, Pédone, 1977,392p.

(*18)DEMOGUE(RENE) Traité des obligations, T.VI.., 1931,n°6°

Donc l'arbitre tien compte que les parties respectent le contrat obligatoirement. Cependant on constate que le standard est une règle de conduite de droit qui doit obligatoirement être respecté.

En faite la règle donne une solution fixe à une hypothèse déterminée et chaque partie respectera sa part; c'est à dire qu'il suffit que les faits entre dans son présupposé. La fixité de ces faits, ainsi que des solutions de droit qui en découlent cantonnent le juge dans une fonction quasi-mécanique puisqu'il doit se contenter de vérifier que les conditions de son applications sont remplies et respectés dans une espèce donnée. Et cette démarche nécessite de sa part un raisonnement logique de contrôle des règles de conduite élaborée par lui même lorsque une partie décide de soumettre son application. Car entant que juge il doit vérifier aussi si l'ordre public n'a pas été violé au moment de l'application du contrat.

Pourtant, le standard est au contraire une règle de droit beaucoup plus souple car il énonce une ligne de conduite sociale dont l'appréciation repose sur des critères devant tenir compte des particularités des faits d'espèce. Ce qui signifie, que les arbitres doivent bien précisé aux parties qui décident l'application des usages anatinnaux dans leur contrat, qu'ils sont dans l'obligation de respecté non seulement le standard qui est une règle de conduite sociale dont l'arbitre tien à son existence et son respect par les parties mais aussi au non de la loi de respecter par force des règles d'ordre public; sans oublié que l'arbitre n'a pas de fort et que seule la loi étatique est le gardien de l'ordre public qui peut s'imposer à tout .

Il en résulte du fait même qu'elle emprunte la forme d'une mesure moyenne de conduite sociale (du loi public) cette notion cadre (usage anational) est appelée à une adaptabilité constante, le faite qu'elle se sacrifie à respectée et à la prévisibilité qui caractérise la règle.

En effet ,elle suppose l'existence d'une pluralité de règle de droit de façons de se comporter face à n'importe quelle situation donnée pour apprécier d'un coté aussi si la voie qu'il (l'arbitre) a choisie est licite car entend que juge il est tenu de tenir compte de toutes les circonstances.

Alors c'est donc à la suite d'un raisonnement logique en respectant les règles d'ordre publique que le standard de comportement trouve son application dans le droit du commerce international. Par suite c'est son mode d'application qui le différencie de la règle classique et cela signifie, que par ailleurs le standard conserve entièrement son caractère juridiquement(*19), le faite qu'il se présente partout non seulement dans l'arbitrage dont son existence est obligatoire par l'arbitre mais aussi dans l'ordre public.

Cette vision de standard est confortée par une étude récente du professeur RIALS(*20) qui écrit que cet instrument de technique juridique doit être analysé comme «un type de disposition indéterminée plutôt utilisé par le juge dont son caractère normatif est l'objet d'incontestable dont on ne peut s'empêche son application» C'est ainsi que en 1931le professeur DEMOGUE relevait à l'endroit du principe de la bonne foi qu'il s'agit d'un «standard remis à l'application du juge dans n'importe quelle situation qu'il fait face».

(*19)V. En ce sens, le standard juridique, in Recueil d'etudes sur les sources du droit en l'honneur de François Gény, Paris, Sirey, T.II.p.147

(*20)RAILS(STEPHANE),le juge administratif Français et la technique du standard(Essai sur le traitement juridictionnel de l'idée de normalité)..,Paris, LGDJ1980,p3,n°2.

C'est pourquoi même le juge étatique saisie d'un rapport litigieux, peut certainement tout comme l'arbitre contribuer à l'effectivité d'une norme de conduite édictée ou élaborée par un organisme corporatif dans la mesure ou il y voit un standard professionnel dont la violation doit être sanctionnée.

Emprunté aux droit anatinnaux ces notions cadre vont postulé sur le plan de la lex mercatoria le respect des normes de prudence et diligence fondé sur une présomption (*21) de compétence de la communauté qui la compose.

La bonne foi n'échappe pas à cette analyse car elle désigne de manière générique un esprit de loyauté, honnêteté, de sincérité de la prudence et de diligence qui doive être élaborer et à exécuté dans touts les actes juridiques que se soit national ou international.(*22). Ce caractère fonctionnel en fait un principe de base qui domine la formation, l'exécution des contrats internationaux ainsi que l'interprétation. On peu même la qualifie d'une confiance réciproque qui est une condition inhérente au commerce international.

Cependant, les arbitres mettent à la charge des contractants une exigence de comportement qu'elles doivent obligatoirement respectée, et exprimant non seulement un état psychologique (d'être compréhensible), la connaissance; ou l'ignorance de certain fait (tolérance), mais aussi une référence aux usages, à une règle morale de comportement.

En conclusion nous relevons que les arbitres sont dans l'obligation de recourir à des notions cadre pour imposer aux parties qu'elles fassent preuve d'une diligence normale , utile et raisonnable dans la sauvegarde de leurs intérêts(*23); et tout en respectant aussi leurs paroles qui lie le contrat, ( de montrer non seulement leur bonne foi mais aussi d'être loyale en respectant le contrat,).Vue, que la notion de bonne foi englobe non seulement la loyauté, l'équité, les présomption ou diminution des dommages et intérêts, cependant celle-ci est nécessaire dans l'élaboration du principe« pacta sunt servanda».

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"Aux âmes bien nées, la valeur n'attend point le nombre des années"   Corneille