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Analyse de la logique et de la portée de l'intervention de l'Agence Nationale de Conseil Agricole et Rural (ANCAR) auprès des organisations de producteurs dans la communauté rurale de Gandon:l'exemple de l'ANCAR de Saint-Louis en partenariat avec le foyer de Sanar

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par Mamadou DIAKHO
Université Gaston Berger de Saint-Louis Sénégal - Master 2 2009
  

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1.4 - La fin des années 90 et le début des années 2000 : Les politiques de lutte contre la pauvreté :

Malgré son impact dans la reprise de la croissance économique et dans l'amélioration du cadre macroéconomique, les PAS ont accentué la pauvreté des populations et n'ont pas permis de positionner le secteur agricole national en moteur de l'économie qui, par ailleurs se trouve de plus en plus dépendante et extravertie. Selon Sambou Ndiaye : « L'échec des PAS a démontré d'une part, que la croissance économique n'induit pas automatiquement un meilleur accès des pauvres aux ressources stratégiques ou aux services sociaux de base et d'autre part, que les réformes structurelles visant à stabiliser et à ajuster le cadre macroéconomique se font souvent au détriment des populations démunies parce que porteuses de coûts sociaux préjudiciables mais peu pris en compte » (S. Ndiaye, 2007, p37).

1.4-1- La Stratégie de Réduction de la Pauvreté :

Dès la fin des années 90, alors que l'État du Sénégal n'avait pas encore terminé le second programme des PAS, un nouveau programme dénommé « Stratégie de Réduction de la pauvreté au Sénégal » est mis en place par le gouvernement. D'ailleurs dans la plupart des pays africains, des « Documents de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP) » sont élaborés dont l'objectif est d'orienter de manière stratégique le développement en donnant une certaine prééminence à l'intervention des bailleurs de fonds et des organismes de développement international. Cette nouvelle politique se différencie des PAS selon ses diverses orientations dont nous pouvons ici retenir trois : d'abord elle a une orientation sociale en faveur des populations démunies, ensuite elle reconnaît la responsabilité des pays dans l'élaboration et la mise en oeuvre des politiques de développement et, enfin elle met en évidence un processus participatif en ce qui concerne son élaboration, sa mise en oeuvre et son suivi-évaluation à travers notamment l'implication des acteurs locaux.

Mais de manière précise, ce programme devrait répondre à trois principales préoccupations au Sénégal : d'abord doubler le revenu de chaque habitant d'ici l'horizon 2015, ensuite généraliser l'accès au service sociaux de base à travers la mise en place d'infrastructures de base et enfin, éradiquer toute forme d'exclusion et promouvoir l'égalité des sexes.

L'analyse du profil de pauvreté, de ses causes et manifestations a permis de retenir une stratégie axée sur quatre leviers fondamentaux que sont : la création de richesse, le

renforcement des capacités et la promotion des services sociaux de base, l'amélioration des conditions de vie des groupes vulnérables et un dispositif de mise en oeuvre et de suiviévaluation décentralisé et participatif. A cela, s'ajoute ainsi le second axe stratégique qui concerne le renforcement des capacités.

La lutte contre la pauvreté se réduit donc à une sorte de politique sociale avec comme point d'appui l'atténuation des effets néfastes des PAS fortement critiqués. Mais ces politiques de réduction de la pauvreté qui se sont substituées aux politiques de développement se placent elles aussi dans la désillusion du modèle de l'ajustement en ce sens qu'elles reproduisent également des postulats similaires à ceux des PAS, négligeant le fait que le problème réside moins dans leur application sélective par les États africains que dans leur incapacité intrinsèque à promouvoir un développement autoentretenu et équitable, comme le souligne ce passage du CNUCED : «La nouvelle approche mettant l'accent sur la réduction de la pauvreté semble donc être fondée elle aussi sur le postulat selon lequel la libéralisation et l'intégration rapide et poussée à l'économie mondiale sont la clef d'une croissance rapide et soutenue. La croissance ne profitant pas automatiquement aux pauvres, on peut se demander comment concilier des politiques mettant l'accent sur la primauté des mécanismes du marché, notamment dans les secteurs commercial, financier et agricole, et un meilleur accès des pauvres aux actifs productifs» ( S. Ndiaye, 2007, p40).

C'est dire que justement, les apparences trompeuses des politiques de lutte ou de réduction de la pauvreté se trouvent dans le fait qu'elles ne se sont pas réellement démarquées des fondements économistes de PAS, ni n'ont questionné la prédominance du marché avec ses mécanismes d'inégalités et d'exclusion. Bref, elles se présentent pour reprendre les propos de S. Ndiaye, plus comme une politique sociale des PAS que comme une opportunité de renouveler les modalités de régulation de l'économie ainsi que comme le mode d'insertion du Sénégal dans le marché mondial (S. Ndiaye, 2007, p41).

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"Les esprits médiocres condamnent d'ordinaire tout ce qui passe leur portée"   François de la Rochefoucauld