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Quelles perceptions des contenus sur smartphone dans les visites culturelles à  paris?


par Céline Cauderlier
Groupe EAC - MBA management de projets dans les industries créatives 2012
  

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2.5 Le modèle de la culture de masse

Avec la société industrielle, bien que le taux d'alphabétisation soit très élevé, les individus manquent de temps et d'argent pour les loisirs culturels. Entre le 19ème siècle et le 20ème siècle, la classe populaire développe la presse, le spectacle, la littérature de divertissement et le cinéma. Ces divertissements sont alors perçus comme vulgaires par les bourgeois. On voit alors apparaitre deux classes de loisirs culturels, ceux qui sont bien vus par la classe dominante et ceux qui sont considérés comme populaires et donc dénigrés. Cette culture populaire est instantanée mais ne retiens pas le contenu des oeuvres. Ces loisirs correspondent à de « l'évasion ». Le public populaire est en effet supposé chercher dans des produits fantaisistes, répétitifs et stéréotypés un dérivatif à une vie difficile, où on manque de temps, et où le travail est dur. On assiste alors à la naissance d'une culture de masse. Les biens culturels sont alors destinés à une large diffusion. Internet et les innovations technologiques permettent d'adapter des contenus à des produits nouveaux et aux logiques de l'usage de masse. Le Smartphone représente ce modèle de culture de masse en proposant des applications ludiques et mobiles. Ce mode de fonctionnement correspond alors parfaitement aux habitudes de cette nouvelle génération Y qui vit dans l'instantané et pour qui les images sont extrêmement importantes au quotidien.

2.6 Fréquentation des équipements culturels :

Pour parler des visites culturelles il faut dans un premier temps définir les habitudes des français en termes de sorties culturelles pour ensuite en deviner les besoins futurs. Dans le livre de Olivier Donnat « les pratiques culturelles des français à l'ère du numérique », la comparaison de onze ans de pratique culturelles de 1997 à 2008, témoigne d'une stabilité générale en terme de fréquentation des équipements culturels et ce, malgré une montée en puissance des nouvelles technologies et la facilité d'accéder aux informations depuis chez soi. Ainsi le public des salles de cinéma a augmenté, du fait de la progression du nombre de

60 Voir annexe graphique 16

61 « Le temps supplémentaire passé devant les écrans n'a pas entamé la propension générale des Français à sortir le soir ni modifié leurs habitudes en matière de fréquentation des équipements culturels. Les sorties et visites culturelles ont beaucoup moins souffert dans les arbitrages imposés par la montée en puissance des pratiques numériques que certains loisirs du temps ordinaire comme l'écoute de télévision ou la lecture d'imprimés. » Olivier Donnat « les pratiques culturelles des français à l'ère du numérique » 2008

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spectateurs occasionnels durant la dernière décennie62. Les bibliothèques et les médiathèques ont quant à elles vues leur fréquentation baisser. La part des français n'ayant pas visité de lieux d'exposition ou de patrimoine au cours des douze derniers mois est respectivement de 58% et de 62%, des proportions proches de celles de 1997. Dans tous les cas, la part des visiteurs de 15 ans et plus est moindre quand 199763. A part la fréquentation des salles de cinéma, qui a réellement augmenté, la fréquentation des équipements culturels, à la différence de nombreuses pratiques culturelles domestiques, ne semble donc pas avoir souffert de la montée en puissance de la culture numérique durant la dernière décennie. Paris est une exception puisque sa fréquentation traditionnellement importante s'est encore accentuée au cours de la dernière décennie64. D'où l'intérêt d'étudier les applications Smartphones dans les visites culturelles à Paris, puisque les offres culturelles y sont abondantes et que sa population fait partie des « initiés » des applications Smartphone. Les visites culturelles étant comme toutes autres pratiques culturelles dépendantes des offres, la propension à fréquenter les équipements culturels augmente avec la taille des communes. Les taux de pratiques des habitants de la capitale sont supérieurs à ceux des autres français pour l'ensemble des sorties culturelles. Pour la tranche des 15-24 ans, bien que leur taux de fréquentation au cinéma et dans les bibliothèques soit élevé, leur fréquentation des lieux d'expositions et de patrimoine, hors temps scolaire atteint celui bien plus bas des quinquagénaires. Bien que les 15-24 ans appartiennent à la génération Y (celle qui a adopté complètement les nouvelles technologies de l'information et de la communication dont font partie les Smartphones) ils fréquentent peu en dehors de leur temps scolaire les établissements culturels. En tant qu'adepte de la culture numérisée, cette tranche d'âge préfèrent rester chez soi et se cultiver à travers internet et les autres outils numériques à leur disposition. En développant ces outils et en rendant ainsi ludique la visite culturelle, il est possible d'attirer cette génération dans les lieux d'exposition et de patrimoine en les adaptant à eux.

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