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A propos d'une analyse objective de la voix de 40 sujets présentant des troubles musculo-squelettiques

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par Marion VIENNOT
UHP Nancy - Certificat de Capacité d'Orthophonie 2010
  

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III.5.3.2 Quelques remarques

Le shimmer et le jitter tendent à covarier. Il semblerait même que le shimmer soit plus intéressant pour évaluer les pathologies vocales que le jitter106 (en particulier en présence d'une raucité). Mais jusqu'à présent, le shimmer a été beaucoup moins étudié que le jitter.

Certaines études montrent que le shimmer augmente avec la sédentarité (évaluée à partir du taux de cholestérol, des capacités ventilatoires, du poids et de l'intensité de l'activité sportive). Par ailleurs il semblerait que le shimmer soit un indicateur très sensible en présence de pathologie laryngée107. Von Leden et Koike ont ainsi pu déterminer quatre schémas types du shimmer correspondant à la voix : normale, avec nodules, avec paralysie et avec tumeur maligne.

III.5.4 Voix d'appel

En voix d'appel, c'est-à-dire lorsque l'on parle de manière à ce qu'une personne éloignée puisse nous entendre, l'intensité est de 80dB en moyenne et la fréquence fondamentale augmente d'une octave par rapport à la voix conversationnelle108. Outre l'intensité et la hauteur, la voix d'appel permet d'apprécier

103Horii 1980 in Baken R. J., Orlikoff R. F, p134, Op. cit. p.47. 104Koike, Takashi and Calcaterra 1977 in ibid., p134. 105Davis 1976 1979 1981 in ibid., p135.

106Baken R. J., Orlikoff R. F, p130, Op. cit. p47.

107Von Leden and Koike 1970 in ibid., p136.

108Klein Dallant C., Op. cit. p57.

visuellement la montée et donc la mobilité du larynx109. Il a cependant été remarqué cliniquement que certains patients produisent une voix d'appel malgré une mobilité laryngée très réduite, et même avec une ascension laryngée inexistante. Tout donne lieu à croire que ces patients utilisent le mécanisme du forçage vocal pour répondre à la consigne qui leur est donnée.

III.6 Rendement de la source vocale

La voix est le produit de phénomènes aérodynamiques qui surviennent dans le conduit vocal. Les quatre paramètres aérodynamiques sont: les pressions sousglottique et intra-orale, les débits d'air nasal et oral. Mais seuls la pression sousglottique et le débit d'air oral présentent un intérêt dans l'évaluation des dysphonies.

III.6.1 Pression sous-glottique

La pression sous-glottique est produite par les poumons et dépend de la résistance plus ou moins importante des cordes vocales au passage de l'air. Elle s'obtient directement grâce à une seringue hypodermique reliée à un capteur de pression (technique très efficace quoiqu'invasive) ou bien indirectement par une estimation fondée sur la mesure de la pression intra-orale110. De la pression sousglottique dépend la hauteur et l'intensité de la voix. C'est donc un paramètre très pertinent en clinique. De plus, lorsqu'il y a une béance glottique, les poumons doivent fournir plus d'air afin de maintenir une intensité suffisante malgré la déperdition d'air. Une forte corrélation entre les valeurs de la pression sous-glottique et le forçage vocal a été démontrée111.

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