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A propos d'une analyse objective de la voix de 40 sujets présentant des troubles musculo-squelettiques

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par Marion VIENNOT
UHP Nancy - Certificat de Capacité d'Orthophonie 2010
  

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IV.1.2 Eléments historiques

IV.1.2.1 L'Histoire

Comment l'Homme tient-il debout? Cette question, beaucoup se la sont posée, et ce depuis longtemps. Aristote, déjà, avait observé que le sommeil privait de la capacité à se tenir debout. Plus tard, Borellus, Descartes ou encore Charles Bell, ont cherché à y répondre avec les moyens mathématiques et mécanistes (cartésiens si j'ose dire) de l'époque, en cherchant LE sens donnant la faculté de tenir debout à un homme soumis à des forces et à des pressions tel une machine.

Schéma de Borellus: De motu animalium

Les premiers enregistrements posturographiques sont l'oeuvre de Vierordt qui, pour observer les variations de la stabilisation posturale, mettait un casque surmonté d'une plume sur la tête de ses sujets d'expérimentations. La plume allait alors gratter une feuille de papier enduite de noir de fumée et collée au plafond. Bien d'autres chercheurs suivirent, qui inventèrent bien d'autres appareils de posturographie; mais tous introduisaient systématiquement un lien entre le sujet et son environnement. En réalité, les résultats étaient bien difficiles à analyser. Le kinésithérapeute français, Roger Toulon, est le premier à avoir mesuré la finesse de stabilisation grâce à une plate forme, libérant ainsi le sujet de tout lien avec l'environnement. Cependant la

stabilométrie n'est devenue performante qu'avec l'arrivée des premiers ordinateurs privés, permettant ainsi le calcul et l'analyse des données posturographiques.

IV.1.2.2 Histoire moderne et développement de la posturologie

La posturologie clinique, en France, a pour origine le syndrome subjectif des traumatisés crâniens ouvriers du BTP en région parisienne. En effet, ces traumatisés du crâne avaient tous en commun des sensations vertigineuses, inexpliquées par les bilans neurologiques et otoneurologiques (à cette époque, seule l'oreille interne était considérée comme grande maîtresse de l'équilibre). Baron s'est intéressé à ce syndrome « subjectif » et a commencé à faire des recherches par rapport au contrôle postural, à la régulation tonique, ... Il a été rejoint dans cette quête de la compréhension de la posture dès 1952 par Gagey qui, sur une idée du japonais Fukuda, a exploré la voie des réflexes posturaux.

Plus tard, Gagey créa l'Association Française de Posturologie. Le professeur Henrique Martins da Cunha rejoint cette association au début des années 80, mais ses recherches n'avaient, a priori, rien à voir avec celles des français. Il s'intéressait aux lombalgies et aux dorsalgies alors que Gagey et ses collaborateurs s'intéressaient aux sensations vertigineuses et à l'instabilité. Cependant, tous utilisaient, notamment, les prismes comme moyens de traitement, donc tous travaillaient au niveau de l'entrée visuelle de la posture, et tous obtenaient des résultats encourageants. Le lien entre leurs recherches respectives ne fut établit que bien plus tard: la pathologie du système postural englobe en effet tous les patients qui ont « du mal à se tenir debout »122.

C'est Okubo, en 1981 qui s'est intéressé le premier au rôle du pied dans le contrôle postural. Gagey chercha alors dans cette même voie, sans aucun succès jusqu'à sa rencontre avec Philippe Villeneuve (qui utilisait de très fines sur-épaisseurs comme semelles en lieu et place des gros coins prescrits à l'époque).

Jacques Meyer, dentiste, avait remarqué dans les années 70 que la pose d'appareils, en modifiant la position de la mandibule, pouvait améliorer simultanément la dentition et le système postural. Ce n'est que dans les années 90 que l'hypothèse d'un rôle de la mandibule dans la régulation posturale fut étudiée par Gagey (et par bien d'autres à la même période).

122Gagey P.-M., Weber B., et coll., p6, Op. cit. p62.

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