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A propos d'une analyse objective de la voix de 40 sujets présentant des troubles musculo-squelettiques

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par Marion VIENNOT
UHP Nancy - Certificat de Capacité d'Orthophonie 2010
  

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V.3 Respiration, posture et voix

Les muscles respirateurs, tels que le diaphragme, les abdominaux, les muscles spinaux, les sterno-cléïdo-mastoïdiens ou encore les scalènes, participent au maintien postural ainsi qu'à la phonation. Ainsi, phonation et posture mettent en jeu les mêmes structures respiratoires. Et une dysfonction du système respiratoire peut affecter autant l'un ou l'autre des systèmes.

V.3.1 Respiration, posture et phonation

normales

Dans un premier, nous allons analyser le rôle de la respiration, dans la phonation et la posture, en l'absence de pathologie.

V.3.1.1 Rôle de la position du corps dans la respiration

En phonation, le souffle pulmonaire doit être géré de telle manière qu'il fournisse une pression sous-glottique suffisante pour la vibration des cordes vocales tout au long des énoncés. La plupart du temps, nous nous tenons debout lorsque nous parlons. Mais nous parlons rarement en restant immobiles. Or, quand la position du corps change, le contexte gravitationnel change, de sorte qu'entrent en jeu des rapports de forces (rétraction/traction), et des relations mécaniques spécifiques, entre les muscles, les cartilages, les tendons, et les aponévroses qui forment l'appareil

respiratoire. Ainsi, pour chaque position du corps, une réponse musculaire différente est requise163.

En position debout, la gravité et l'action des muscles abdominaux poussent la cage thoracique à descendre lors de l'inspiration. A l'inverse, en position couchée, la gravité contrebalance l'action du diaphragme, limitant ainsi le recrutement des muscles abdominaux sur l'expiration. Par conséquent, le volume pulmonaire est inférieur en position couchée. En d'autres termes, la principale différence entre les positions debout et couchée, réside dans l'action des muscles de l'abdomen: action importante en position debout, mais quasiment inexistante en position couchée.

En clinique, il arrive que l'on fasse respirer les patients en position couchée, car la perception des mouvements respiratoires y est plus sensible. Souvent, cette respiration en position couchée est présentée comme la plus naturelle, impliquant le diaphragme de manière soutenue et limitant les mouvements de la cage thoracique. Le patient va alors chercher à transférer cette « bonne » respiration à sa vie quotidienne, qui est le plus souvent debout. Cependant, respirer au repos, et respirer dans le but de parler n'impliquent pas les mêmes commandes et contrôles neuronaux, de même que respirer dans différentes positions.

Ainsi, l'état mécanique de l'appareil respiratoire change avec la position du corps, faisant ainsi varier chacun des différents mécanismes musculaires variant.

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