WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

A propos d'une analyse objective de la voix de 40 sujets présentant des troubles musculo-squelettiques

( Télécharger le fichier original )
par Marion VIENNOT
UHP Nancy - Certificat de Capacité d'Orthophonie 2010
  

précédent sommaire suivant

Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy

II.1.3 Shimmer

Le shimmer reflète les variations d'intensité de la voix à court terme. Dans notre population, neuf sujets ont un shimmer pathologique. Cette proportion n'est pas significative de la présence d'un trouble de l'intensité vocale parmi les sujets de notre étude (cf tableaux et graphiques ci-après).

Shimmer dB

normal

pathologique

homme

9

4

femme

22

5

total

31

9

Shimmer dB %

normal

pathologique

homme

69,23

30,77

femme

81,48

18,52

total

77,5

22,5

shimmer: distribution des sujets

Shimmer: distribution des sujets masculins Shimmer: distribution des sujets féminins

Toutefois, l'intensité, donc le shimmer, dépend en partie de la pression sousglottique. Or, le TMP, indicateur de l'efficience de la pression sous-glottique lors de la phonation, est significativement pathologique au sein de notre population (60%). La supériorité du nombre de sujets avec un shimmer pathologique (9), comparativement au nombre de sujets avec un jitter pathologique (1), confirme les résultats relatifs au TMP. Ces derniers suggéraient l'existence d'une mauvaise coordination pneumophonique et/ou d'une mauvaise gestion du souffle phonatoire par la majeure partie des sujets de cette étude.

En outre, la mise en parallèle des données des variations à court terme de la vibration glottique (jitter et shimmer) rejoint les dernières études publiées, d'après lesquelles il est regrettable que le shimmer ait été si peu étudié jusqu'à présent, car il semblerait d'avantage corrélé à la pathologie vocale que le jitter. Cependant, dans notre population, deux sujets ont un shimmer pathologique alors que leur dysphonie est de type 1. Néanmoins, il est probable que le shimmer soit d'avantage corrélé à des dysphonies dysfonctionnelles compliquées qu'à des dysphonies dysfonctionnelle simples, comme le suggère l'échelle de Von Lenden et Koike, qui différencient les voix normales, des voix avec nodules ou autre altération laryngée sévère.

La principale limite à l'analyse de l'intensité de la voix dans cette étude provient du fait que nous n'avons pas testé la voix d'appel. En effet, celle-ci donne un aperçu, en terme d'intensité, des possibilités de la voix d'une personne. Lors d'une dysphonie, la voix d'appel est souvent altérée. Cependant, nous ne voulions pas surcharger outre mesure, notre protocole d'expérimentations en multipliant les épreuves, de sorte que la durée de passation reste raisonnable. De plus, cliniquement, de nombreux orthophonistes ont remarqué que certains patients dysphoniques ne présentaient pas d'ascension laryngée, normale lors de la voix d'appel. Ces patients produiraient donc une voix d'appel d'intensité normale, mais par un mécanisme pouvant s'apparenter à celui du forçage vocal.

précédent sommaire suivant






La Quadrature du Net