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La problématique du statut de réfugiés ressortissants des pays membres de la CEPGL.


par AgnàƒÂ¨s Clémentine MUSABIYINEMA
Université de Nantes - Master 2 droit international et européen des droits fondamentaux 2012
  

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TABLE DES ABREVIATIONS

AFDL : Alliances des Forces Démocratiques pour la libération du Congo

AFSC : Agence des Services Frontaliers du Canada

AGNU : Assemblée Générale des Nations Unies

ALPA : Accueil Livraison Pour Arrivants

ALPC : Armes Légères de Petit Calibre

APR : Armée Patriotique Rwandaise

CCER : Commission Consultative pour les Etrangers et les Réfugiés

CDI : Centre de Documentation et d'Information

CEPGL : Communauté Economique des Pays des Grands Lacs

CESEDA : Code d'Entrée et de Séjour des Etrangers et du Droit d'Asile

CISR : Commission d'Immigration et du Statut de Réfugiés

CNR : Commission Nationale pour les Réfugiés (en RDC)

CNR : Conseil National pour les réfugiés (au Rwanda)

CR : Comité des Recours

ECOSOC : Comité des Droits Economiques, Sociaux et Culturels

ERAR : Examen des Risques Avant Renvoi

FDLR : Front Démocratique de Libération du Rwanda

JORDC : Journal Officiel de la République Démocratique du Congo

JORR : Journal Officiel de la République du Rwanda

MDR : Mouvement Démocratique Républicain

MIDIMAR: Ministry of Disaster Management and Refugees Affairs

MRND : Mouvement Révolutionnaire National pour le Développement

OFPRA : Office Français de Protection des Réfugiés et des Apatrides

ONG : Organisation Non Gouvernementale

ONU : Organisation des Nations Unies

OUA : Organisation de l'Unité Africaine

PIDCP : Pacte International des Droits Civils et Politiques

PIF : Formulaire de Renseignement Personnel

PL : Parti Libéral

PRAIDA : Programme Régional d'Accueil et d'Intégration des Demandeurs d'Asile

PSD : Parti Social pour la Démocratie

RCD : Rassemblement Congolais pour la Démocratie

RDC : République Démocratique du Congo

RNC : Rwandese National Congress

R-U : Ruanda-Urundi

UNAR : Union Nationale Rwandaise

UPRONA : Union pour le Progrès National

iv

RESUME

La problématique du statut de réfugiés ressortissants des pays membres de la CEPGL, ce travail n'amorce pas la question de la situation déplorable des droits humains, car elle est bien connue, seulement il est considéré comme un clairon qui perse la conscience des décideurs de la région et leurs partenaires, d'être bienveillants à leur semblable, « le réfugié ».

Les réfugiés de ces trois pays ont une certaine particularité par rapport aux autres exilés d'ailleurs, ils ont vécu un calvaire1, une grande tragédie de l'être humain, issue des situations conflictuelles incomparables de leurs pays d'origine entremêlées de celles des pays d'accueil, et l'on se demanderait s'il y a une lueur d'espoir que le circuit des violences soit un circuit fermé uniquement pour la sous-région. Des crises ethniques, des conflits armés, des crimes contre l'humanité, l'abus de droit, la culture de l'impunité des régimes au pouvoir, des guerres sans nom, tous ces maux font fuir les nationaux et cherchent refuge dans d'autres pays. De là certains sont rapatriés de force après être dépouillés de leurs biens, d'autres sont malmenés, torturés, massacrés, disparus, voire toutes les conséquences.

Défini par les divers instruments internationaux, régionaux et même nationaux, le réfugié est considéré comme une personne vulnérable qui requiert une protection internationale que revêt son état. Le cadre de protection principalement tracé par les Conventions de Genève de 1951 et son protocole additionnel de 1967 et celle de l'Organisation de l'Unité Africaine (OUA) de 1969, fait d'un réfugié un objet de droit international dont le champ d'application et limité au point de vu « ratione materiae » et « ratione personae ». Les grands acteurs de protection deviennent les Etats qui adoptent ces Conventions et le Haut Commissaire pour les Réfugiés (HCR).

Par ratification de ces instruments internationaux et régionaux auxquels ils adhèrent, les Etats, par promulgation et publication des lois en la matière, s'engagent à accueillir le réfugié, le reconnaissent et l'amènent par la suite à relever de leur juridiction, qui lui donne cette-fois-ci une existence juridique. Il en devient ainsi un sujet de droit international au pays hôte. Malgré que le réfugié soit élevé au rang d'un justiciable au pays d'accueil, la question de citoyenneté et de politique sécuritaire marque l'inégalité entre le citoyen et le réfugié pour les mêmes droits, qui sous-tend à la violation de ses droits fondamentaux.

Face à ce problème délicat d'un réfugié affaibli, de garantie juridique d'un côté, de vulnérabilité politique et juridique de l'autre côté, l'analyse juridique que nous allons mener cernera ce point d'intersection d'un statut de réfugiés fait « de pleins » et « de vides » et l'application de la norme au droit national taillé sur mesures dans la région des pays des grands lacs. L'analyse comparative de la France et du Canada pays d'immigration et terre d'asile et les trois pays de la CEPGL nous permettra de cadrer les avancées en matière de protection des droits humains et spécialement les droits de réfugiés.

1 Aux lecteurs, ce terme « calvaire » qui réapparaitrait plus d'une fois dans le contexte, marque à quel point les réfugiés ont souffert au vu et au su, sans remords de la communauté internationale et aux Etats qui ont souscrit aux Conventions de 1951 et celle de1969.

v

Ce statut est une construction dynamique c'est-à-dire continue qui conserve un grand potentiel de protection, mais qui davantage s'inscrit de fait dans la fragilisation et le rejet, car le réfugié est à la fois l'homme protégé par les droits humains, « le réfugié » fragilisé par le droit des réfugiés, « l'autre » exclu par la gestion de l'immigration et de la sécurité. Pour une meilleure garantie de protection internationale des réfugiés, la Convention de 1951 reste un outil de référence principale qui se construit. A ses côtés, les droits internes et les droits internationaux des droits de l'homme l'élargissent et ou l'appliquent, les mêmes droits internes et les droits supranationaux l'appauvrissent et l'excluent, raison de son adaptation pour la pleine protection des réfugiés.

Le respect des obligations étatiques sur base du principe « Pacta Sunt Servanda » à la norme de jus cogens, de droit de non refoulement et en renforçant des garanties tant juridiques qu'institutionnels permettront une efficace protection des réfugiés de la CEPGL. En plus de cela, la corrélation entre l'Etat de droit et la démocratie, ces deux phénomènes accouchent toujours » le respect de la dignité humaine, du réfugié spécifiquement, à défaut ils engendrent l'autoritarisme, la dictature, l'oligarchie, ennemis jurés des droits de l'homme, lesquels régimes sont à l'origine de tous ces maux des réfugiés que le HCR n'a pas pu couvrir.

L'éducation universelle aux droits de l'homme bien menée peut permettre aux citoyens d'être libres, de se débarrasser des menaces aux droits d'un réfugié et d'oeuvrer au développement de la région.

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"Il faudrait pour le bonheur des états que les philosophes fussent roi ou que les rois fussent philosophes"   Platon