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Les flux de transports dans l'ouest lyonnais avant la construction de l'A89

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par sébastien PAILLER
Université Jean Monnet (Saint-Etienne) - Master 1 2007
  

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les déplacements

L'étude des réseaux de transports ne peut se faire sans avoir au préalable étudié le milieu physique dans lequel ils s'inscrivent. En effet, celui-ci joue un rôle fondamental dans le réseau actuel et a eu une forte influence sur le tracé de la future autoroute.

1- Une topographie hostile aux infrastructures de transport

La partie occidentale du tracé s'inscrit dans le relief très prononcé des Monts du Tararois dont l'altitude dépasse par endroits 900m, ce qui en fait un relief de moyenne montagne. Au niveau météorologique, les précipitations sont importantes et on observe une forte amplitude thermique entre l'été et l'hiver. A partir de 500m, les risques de brouillard et de givre sont très fréquents. De plus, Tarare compte en moyenne 89 jours de gelée par an. Pour se rendre compte des contraintes climatiques de Tarare, on peut comparer le nombre de jours de gelée à celui de villes alpines. Durant la période 1992-2002 (qui correspond plus ou moins à la période de référence du dossier d'enquête), Albertville comptait près de 65 jours de

gelées par an alors qu'il gelait 95 jours par an à Bourg-Saint-Maurice. La station météo d'Albertville est située à 335m alors que celle de Bourg-Saint-Maurice est à près de 800m (Climathèque Météo-France, 2007). Les températures hivernales de Tarare s 'apparentent donc à celles des villes moyennes des Alpes. La neige vient s'ajouter à ces contraintes puisque son épaisseur est souvent supérieure à 20 cm. Toutes ces conditions ne favorisent pas la circulation routière, notamment sur la RN7, qui relie Roanne à Lyon, à proximité de Tarare. Le projet de l'A89 a été étudié en fonction de ces contraintes afin de sécuriser au maximum le tronçon. Le relief, par exemple, a contraint l'aménagement d'un tunnel long de 4 km pour franchir une partie des Monts du Tararois. La présence de nombreux cours d'eau nécessite la réalisation de viaducs. A l'Est, la topographie est moins contraignante malgré l'écoulement de quelques cours d'eau. Les transports engendrent une pollution qui nuit à la qualité des cours d'eau, des études sur l'eau ont été réalisées pour connaître les impacts environnementaux de l'A89 sur le réseau hydrographique. Les contraintes topographiques de l'ouest lyonnais sont un frein aux déplacements, aux mobilités. La figure 2 présente ces contraintes.

Figure 2 : Les contraintes liées à la topographie

2- Les transports doivent s'adapter à la diversité des territoires

Le territoire traversé par l'autoroute A89 n'est pas homogène. Le long du tracé alternent des zones de plaine, de montagne et de vallée ; des espaces agricoles et des zones industriels ; des communes enclavées et d'autres soumises à l'influence de pôles. Le long du tracé de la future A89, l'espace est structuré par deux pôles : Tarare et l'Arbresle, le long de la vallée de la Turdine. La figure ci-dessous présente une typologie des communes traversées.

Figure 3 : Typologie des communes traversées par le futur segment de l'A89

La plaine du Forez est le lieu de passage de nombreuses voies de communications (RN82, A72, voie ferrée Roanne - Saint-Etienne) et est traversée par la Loire. Elle est un enjeu stratégique pour le département de la Loire et la région Rhône-Alpes car elle dispose de grandes étendues vierges d'activités sur des surfaces planes. Balbigny se trouve à la limite des zones d'influences de Roanne et de Saint-Etienne et dispose de surfaces disponibles pouvant accueillir une grande zone d'activité dont le projet est lié à l'annonce de l'échangeur de Balbigny.

La partie centrale des Monts du Lyonnais accueille les Monts du Tararois. Ils sont une véritable coupure entre les vallées du Rhône et de la Saône et la plaine du Forez. L'usage du sol est essentiellement agricole, orienté vers l'élevage.

La vallée de la Turdine constitue un axe de passage dans lequel est aménagée la liaison routière entre Roanne et Lyon (la RN7). On distingue deux pôles (Tarare en amont et l'Arbresle en aval) qui ont une carte importante à jouer avec l'arrivée de l'A89. Cet espace ne constitue pas une entité géographique continue car il est découpé en son centre par les coteaux du Beaujolais Sud. Toutefois, toutes les communes qu'elle traverse ont le même passé industriel. Il s'agit des communes les plus dynamiques. Ce sont ces communes qui se sont vues attribuer la présence d'un échangeur.

Les coteaux du Beaujolais sont dominés par l'activité vinicole. L'urbanisation est limitée et la population est fortement attachée à son cadre de vie rural, ce qui nuit à la création d'un axe autoroutier.

Enfin, la basse vallée de l'Azergues, qui constitue un lieu de passage, est animée par des activités industrielles et commerciales. Sa situation géographique, à la confluence des vallées de l'Azergues et la Brévenne, son ouverture vers la haute vallée de l'Azergues et la vallée de la Saône et ses activités économiques en font un espace privilégié pour les échanges.

La diversité des espaces offre des potentiels variés. Si l'on considère que la différenciation spatiale fonde la variété des lieux qui est à la source de l'échange et du déplacement on comprend l'un des facteurs des déplacements dans l'ouest lyonnais. (Lévy, Lussault, 2003, p.624). Les potentialités de chaque territoire de l'ouest lyonnais créent des déplacements car les habitants souhaitent accéder aux ressources des autres territoires. L'hétérogénéité des espaces crée ainsi des déplacements.

Les vallées sont les espaces qui sont les plus dynamiques, notamment grâce à l'industrie. C'est dans ces vallées que se trouveront implantés les échangeurs de l'A89. Actuellement, la fluidité des déplacements est liée aux caractéristiques géoéconomiques des communes traversées. Il est plus difficile de circuler sur la RN7 au coeur de Tarare que sur les Coteaux du Beaujolais. Les activités économiques engendrent et attirent des flux qui augmentent le nombre des déplacements. A l'inverse, l'absence de zones industrielle et le faible nombre de commerce sur les Coteaux du Beaujolais ne provoquent pas de ralentissement lors de la traversée des villages. La circulation des flux (nombre et fluidité) dépend des caractéristiques socio-économiques des espaces traversés.

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