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Les flux de transports dans l'ouest lyonnais avant la construction de l'A89

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par sébastien PAILLER
Université Jean Monnet (Saint-Etienne) - Master 1 2007
  

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2- Le projet de Contournement Ouest de Lyon : une infrastructure complémentaire à l'A89

Lyon souhaite écarter les trafics de transit des zones urbaines avec des contournements routiers, tout en respectant les contraintes environnementales et urbanistiques. Le Comité Interministériel de l'Aménagement et du Développement du Territoire (CIADT) du 18 décembre 2003 énumère les infrastructures qui sont à réaliser. Le Contournement Ouest de Lyon est l'un des grands projets de la DTA lyonnaise.

L'objectif du contournement autoroutier est de sortir le trafic de transit de l'agglomération lyonnaise. Conformément au schéma arrêté par le CIADT du 18 décembre 2003, le contournement autoroutier de Lyon se fera à l'ouest de l'agglomération car il fait

passer les flux de transit de Villefranche-sur-Saône à Vienne à l'écart de l'agglomération, tout en captant les flux issus de l'A 45 et de l'A 89 et en reliant mieux les agglomérations stéphanoise et roannaise à la vallée du Rhône.

Le contournement autoroutier à l'ouest de Lyon ne comprendra aucun diffuseur avec le réseau de voirie locale, et visera en particulier, à une consommation minimale d'espace. A l'inverse, les diffuseurs prévus sur les autoroutes radiales en projet, l'A89 et l'A45, ellesmêmes connectées au contournement : pourraient voir les territoires situés à moins de 10-15 minutes de ces diffuseurs subir une forte pression, pour le développement résidentiel comme pour les installations à vocation économique (cf. V. Vandaele, 2007).

La réalisation du contournement n'atteindra son objectif que si les infrastructures libérées dans le centre de l'agglomération, autoroutes A6 et A7 dans leur traversée Fourvière/Perrache, sont rapidement requalifiées en boulevard urbain. Sinon, la capacité libérée par le trafic de transit lors de la mise en service du contournement (COL) sera appropriée par du trafic local, ce qui serait contraire aux orientations de la DTA et aux objectifs du plan des déplacements urbains (PDU) de l'agglomération lyonnaise. L'articulation des calendriers des mises en service du contournement autoroutier à l'ouest (COL), du Tronçon Ouest du Périphérique (TOP) et de la requalification des autoroutes A6/A7 dans le secteur de Fourvière/Perrache est impérative.

Le COL est donc un projet complémentaire de celui de l'A89. Sans sa réalisation, l'A89 débouche dans l'aire métropolitaine lyonnaise si elle n'a pas de liaison avec l'A6/A46, elle ne joue alors pas son rôle de liaison vers l'Est de la France et l'Europe.

3- L'indispensable liaison A89 - A6/A46

Le tout premier tracé de la section Balbigny - Lyon de l'A89 était une liaison A72 - A6. La partie terminale du tracé a été abandonnée pour des raisons de nuisance environnementale, ce qui arrêta complètement le projet Balbigny - Lyon. La renaissance du projet était dépendante d'un nouveau tracé terminal. L'achèvement de l'A89 a donc été établi à La-Tour-de-Salvagny.

Cependant, le Plan de Déplacement Urbain de Lyon précise qu'aucune voie « pénétrante » ne peut être construite dans l'agglomération lyonnaise. Or, l'A89, à l'heure actuelle, s'achèverait à l'entrée du Grand-Lyon, ce qui serait contraire aux orientations du PDU. C'est pourquoi il est nécessaire de réaliser une infrastructure permettant d'assurer une

continuité autoroutière avec l'est lyonnais, sans passer par Lyon. Si aucun aménagement n'est proposé, les usagers de l'A89 auront deux possibilités pour se rendre à l'Est, soit ils empruntent le TEO, qui, nous l'avons vu, connaît un trafic surchargé, soit ils rejoignent l'A6 puis l'A46. Cette solution est la plus probable, mais actuellement, les routes permettant d'accéder à l'A6 ne peuvent écouler ces flux, elles ne peuvent supporter une telle charge de trafic. C'est pourquoi il convient de les aménager. Elle constituerait la partie nord du COL et ferait la liaison avec l'A6. L'ancien ministre des transports, Dominique Perben, affirme, lors du débat du 7 février 2006 au Sénat, que cette section sera aménagée : « Je reviens sur le raccordement à hauteur de Lyon. Il a été évo qué lors de l'enquête publique de 2001 et a fait l'objet d'engagements précis de l'État. Deux aménagements sont prévus : d'une part, le raccordement de la nouvelle section à l'autoroute A6, qui se fera en empruntant la voirie existante, laquelle sera aménagée afin de lui donner des caractéristiques autoroutières ; d'autre part, un barreau de liaison entre les autoroutes A6 et A46... Les études d'avant-projet sommaire sont en cours d'achèvement. Les enquêtes publiques seront lancées à l'été 2007. Mais ces aménagements devraient être réalisés d'ici à 2012, c'est-à-dire, je le répète, en même temps que la construction de la partie principale de l'ouvrage ; cela me semble de nature à rassurer celles et ceux que la question du raccordement aux autoroutes existantes inquiétait ». D.Perben souligne un élément important : il convient de finaliser les deux infrastructures en même temps, sans quoi les flux de l'A89 viendraient s'accumuler sur la RN7 et dans Lyon. La figure 62 présente cette liaison.

Figure 62 : la liaison A89/A6

Source : DRE Rhône-Alpes

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