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Les flux de transports dans l'ouest lyonnais avant la construction de l'A89

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par sébastien PAILLER
Université Jean Monnet (Saint-Etienne) - Master 1 2007
  

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I- La prédominance des flux de transports

routiers

L'état des lieux du trafic actuel et l'évolution du trafic depuis plusieurs années ont été réalisés à partir des données de comptages présents dans le Dossier d'enquête publique préalable à la Déclaration d'Utilité Publique de 2001 (pour les chiffres de 1991 à 1998) et de la Division Régionale de l'Equipement de Rhône-Alpes pour les chiffres de 2002 à 2004. Les comptages de 1999 à 2001 n'étaient pas disponibles. Les données du dossier d'enquête publique se présentaient sous forme de carte sur laquelle figuraient les comptages moyens journaliers de 1991 à 1998. Ces chiffres n'étaient pas toujours complets, en effet, pour certaines sections, certaines années n'ont pas donné lieu à un recensement du trafic. L'absence de chiffres pour la période 1999-2001 et les quelques données manquantes sur la période 1991-1998 ne nuisent pas trop à l'étude de l'évolution du trafic, celle-ci s'intéressant essentiellement à la période globale 1991-2004. Toutefois, la prise en compte de l'absence de données est nécessaire dans la lecture des graphiques. En effet, la forte hausse entre 1998 et 2002, présente sur de nombreux graphiques, est due au fait que pour un même intervalle, 3 années ne sont pas représentées. Il ne faut en rien y voir une forte hausse mais au contraire, une hausse progressive.

La DRE a quant à elle réalisé en 2005 des cartes de trafic pour les années 2002, 2003 et 2004. Elles se décomposent en deux thèmes : trafic autoroutier et trafic sur routes nationales. Le trafic est indiqué sur chaque point de comptage. De plus, la DRE met en ligne, par l'intermédiaire de l'Observatoire Régional des Transports, des cartes concernant le trafic sur les autoroutes, les nationales et les départementales du Rhône. On trouve aussi des tableaux permett ant de mesurer l'évolution mensuelle du trafic en 2005 de quelques routes et autoroutes du département. Toutes les données de trafic routier et autoroutier concernent les deux sens de circulation.

1- Les flux circulent en grande majorité sur les axes autoroutiers

1.1 : De plus en plus d'échanges avec l'ouest

Nous allons nous intéresser tout d'abord au trafic provenant de l'Ouest : de Clermont-Ferrand et de Saint-Etienne. L'A89 Balbigny - La-Tour-de-Salvagny sera le dernier maillon de l'autoroute provenant de la préfecture auvergnate en direction de Lyon. Elle sera alors dans la continuité de l'A72 (récemment rebaptisée A89 entre Clermont-Ferrand et Balbigny) dont le trafic est étudié dans les deux figures suivantes.

Figure 13 : Trafic autoroutier sur deux sections de l'A 72 et le barreau existant de l'A89

Véhicules par jour

A72 Nord de
bifurcation A89 Est

A89 Est
Nervieux-Balbigny

A72
Nord de Saint-

Etienne

1991

10 530

1 790

14 660

1992

11 290

2 330

15 820

1993

12 010

2 700

16 990

1994

12 540

3 010

17 990

1995

12 810

3 340

18 690

1996

12 790

3 470

19 050

1997

13 040

3 710

19 790

1998

13 570

4 110

20 840

2002

15 776

5 216

25 211

2003

16 252

5 446

26 183

2004

16 419

5 546

26 921

Taux de
variation
1991-2004

59,49%

209,83%

83,64%

Sources : DRE, Dossier d'enquête publique

Figure 14 : Evolution du trafic moyen journalier entre 1991 et 2004 sur l'A 72 et l'A89

30 000
25 000
20 000
15 000
10 000
5 000
0

Evolution du trafic moyen journalier entre 1991 et 2004
sur l'A72 et l'A89

A72 Nord de Balbigny

A89 Est Nervieux-Balbigny

A72

Nord de Saint-Etienne

Sources : DRE, Dossier d'enquête publique

Le trafic augmente constamment depuis 1991 sur les différents secteurs étudiés. En 2004, plus de 16 000 véhicules empruntent l'A72 au Nord du barreau A89 Est. Ce barreau ne supporte pas un trafic très élevé (moins de 6000 véh/j our) mais connaît en revanche une hausse extrêmement élevée de celui-ci (il a triplé entre 1991 et 2004). Enfin, le secteur de l'A72 situé au Nord de Saint-Etienne, avant le passage du péage de Veauchette en venant du Nord, est celui qui supporte le trafic le plus élevé. En plus de relier la préfecture auvergnate aux préfectures stéphanoise et lyonnaise, il sert de desserte de la plaine et des monts du Forez. Son trafic s'élève en 2004 à près de 27000 véhicules par jour et a quasiment doublé sur la période observée.

Les 3 sections étudiées de l'A72 et de l'A89 connaissent toutes les trois une hausse constante et progressive de leur trafic. Cette hausse est le résultat d'une augmentation des échanges entre Saint-Etienne et la plaine du Forez et le Nord de la Loire. C'est aussi le résultat d'une augmentation des échanges entre Rhône-Alpes et Auvergne.

Le schéma suivant représente les principaux flux longue distance passant par l'A72. Les chiffres datent de 1994. Pour permettre de présenter les flux actuels, il fut nécessaire de recalculer ces flux en fonction de la croissance du trafic généralement observée sur l'A72 entre 1994 et 2004. Cette croissance d'élève à plus ou moins 40%. Ainsi, les estimations des

flux pour 2004 correspondent à une augmentation de 40% des flux de 1994. Si les chiffres pour 2004 ne sont qu'approximatifs, le schéma de la figure 15 présente de manière intéressante les principaux flux longue distance passant par l'A72.

Figure 15 : Principaux flux de transit Est-Ouest via l'A 72

Sources : Dossier d'enquête publique, DRE. Réalisation : Pailler.S (2007)

L'aire métropolitaine lyonnaise attire les flux les importants passant par l'A72. Les échanges entre le Nord de Saint-Etienne / Clermont-Ferrand et Lyon sont les plus importants. Ils s'effectuent actuellement à 75% par l'A72. Parmi eux, nombreux sont ceux qui pourraient s'effectuer par l'A89 lorsqu'elle sera mise en service, notamment les flux entre Clermont-Ferrand et Lyon. On remarque que si seulement 11% des flux entre Roanne et Lyon se font via l'A72, 71% des échanges entre Roanne et le Sud se font via ce même axe. L'A72 est donc un axe préférentiel pour les flux Nord-Sud. Dans une moindre mesure, on constate aussi cette préférence dans les échanges entre Clermont-Ferrand / Nord de Saint-Etienne et le Sud qui se font à 90% par l'A72.

Si l'on s'intéresse désormais aux flux vers l'Est de la France, on constate une opposition d'itinéraire selon que les échanges se font avec Roanne ou avec Clermont-Ferrand / le nord de Saint-Etienne. En effet, seulement 30% des flux entre Roanne et l'Est se font via l'A72. Les 70% restant se font donc essentiellement en traversant Lyon, par le TEO notamment. A l'inverse, les flux entre Clermont-Ferrand / nord de Saint-Etienne et l'Est se font à 94% via l'A72 ! Une partie de ces flux pourrait se reporter sur la future A89.

Les usagers de l'A72 qui souhaitent se rendre à Lyon contournent Saint-Etienne par le Nord-Est pour rejoindre l'A47 à Saint-Chamond. La figure 16 présente le nombre de l'évolution annuelle du trafic sur l'A47 de 1993 à 2004 à Givors.

Figure 16 : Evolution annuelle du trafic sur l'A47 de 1993 à 2004 à Givors

Givors

1993

1994

1995

1996

1997

1998

2002

2003

2004

Véhicules par jours

44 700

46 640

49 740

51 320

50 660

51 110

56 652

57 352

58 082

40 000

20 000

70 000

60 000

50 000

30 000

10 000

0

1993 1994 1995 1996 1997 1998 2002 2003 2004

Evolution annuelle du trafic sur l'A47 à Givors

Sources : dossier d'enquête publique, DRE

L'A47 est une autoroute interurbaine entre Saint-Etienne et Givors puis Lyon par l'A7. Elle assure donc deux fonctions : la liaison entre les deux métropoles régionales et la desserte locale. Le choix des chiffres de comptage à Givors permet de ne pas prendre en compte le trafic de desserte. Le dossier d'enquête concernant l'A45 entre Saint-Etienne et Lyon permet de connaître la structure des flux circulant de l'A47. Les chiffres qu'il présente complètent ceux recueillis pour ce mémoire car ils ont été réalisés en 1999. A cette date, les

échanges entre Lyon et l'agglomération stéphanoise étaient de l'ordre de 13 000 véhicules par jour. Les relations de grand transit avec l'Ouest (A72) représentaient 10 000 véhicules par jour. On peut supposer qu'une partie de ces flux sera reportée sur l'A89. Si l'on considère que le trafic journalier augmente annuellement de 2,14%, on obtient environ 52 200 véhicules en 1999 à Givors. Ainsi, le trafic concerné correspondant à la liaison Saint-Etienne - Lyon ou à un transit vers l'Ouest représente de 40 à 45% du trafic de l'A47 à Givors.

L'A47 est une autoroute ancienne dont les caractéristiques rendent difficiles les conditions de circulation. Elle est très sinueuse, la circulation est dense et les trafics élevés. Les heures de pointe sont marquées par des ralentissements aux abords de Saint-Etienne et pour traverser Givors. En raison de l'étroitesse de la chaussée et de l'absence de bande d'arrêt d'urgence, tout incident ou accident provoque des ralentissements et des bouchons importants. Les temps de parcours sont donc aléatoires et peuvent être soumis à de fortes variations. L'infrastructure telle qu'elle existe aujourd'hui, malgré une croissance modérée, semble arriver à saturation. La capacité théorique d'une autoroute en 2*2 voies est comprise entre 30 000 et 50 000 véhicules par jour (Plassard, 2003, p.26). L'A47 a supporté 58 000 véhicules par jour en 2004. Ce chiffre, ajouté à la dangerosité de l'autoroute permet de comprendre aisément la situation de saturation que connaît l'A47.

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