WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Etat des lieux de la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans la ville de Kikwit : cas du quartier Ngulunzamba dans la commune de Lukemi


par Célestin SUNKEY
Université de KIkwit - d'Ingénieur Agroéconomiste  2020
  

précédent sommaire suivant

Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy

3.5. DISCUSSION DES RESULTATS PAR RAPPORT A L'ETAT DE LA SECURITE ALIMENTAIRE DU QUARTIER NGULUZAMBA

A la suite du sommet mondial sur la santé, organisé en 1961 par l'organisation mondiale de la santé (OMS) et l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (souvent référée à son acronyme anglais, FAO), la sécurité alimentaire a été définie comme étant « l'accès physique et économique à une nourriture suffisante, saine et nutritive permettant (aux humains) de satisfaire leurs besoins énergétique et leurs préférences alimentaires pour mener une vie saine et active » (Solidarité Ahntsic, 2015).

La sécurité nutritionnelle définit la quantité et combinaison appropriées d'apports tels que nourriture, services de nutrition et de santé, ainsi que le temps requis par le responsable pour assurer à tout moment une vie active et saine pour tous ( www.aquaportail.com ).

La sécurité alimentaire est un concept qui recouvre quatre dimensions principales ou piliers : la disponibilité en quantités suffisantes de nourriture de nature et qualité appropriées et cela dans toutes les portions du territoire national quelle que soit la provenance de cette nourriture (production locale, importation ou aide alimentaire) ; l'accès de toute personne aux ressources permettant d'acquérir les aliments nécessaires à un régime alimentaire nourrissant. Ces ressources comprennent tant les ressources monétaires que les droits d'accès nécessaires pour produire des aliments ; la stabilité de l'accès à la nourriture, c'est-à-dire que l'accès à la nourriture de la population peut pas être mis en cause par un quelconque choc naturel ou économique ; l'utilisation appropriée de la nourriture (bonne cuisson et préparation d'aliment varié) favorisant un apport adéquat en nutriments et énergie dans un contexte où la consommation de cette nourriture est sans danger pour la santé (hygiène, eau potable, infrastructures sanitaires ou médicales). Pour qu'un individu soit en situation de sécurité alimentaire, il faut donc que toutes ces conditions soient respectées. Toutes ces quatre dimensions doivent être appliquées simultanément afin d'atteindre tous les objectifs de la sécurité alimentaire ( http://www.lafaimeexpliquee.org ).

Pour la FAO, cité par MOURAD B., 2011, il est recommandé pour qu'une personne soit en état de la sécurité alimentaire, une consommation journalière des calories située entre 1800 et 3000 Kcal. Ce qui se repartie selon le tableau 4 du présent travail (cfr page 14).

L'économiste ENGEL (1857) a observé que lorsque le revenu disponible augmente, la part des dépenses consacrée à l'alimentation diminuait au profit des dépenses de consommation consacrées à l'habillement et au logement ; en outre, plus l'augmentation est forte, plus la part de dépenses de santé, de loisir et d'hygiène augmente. Ce même auteur a défini les lois d'évolution de la consommation qui s'énoncent ainsi : lorsque le revenu augmente :

· La part des dépenses consacrée à l'alimentation diminue ;

· La part consacrée à l'habillement et au logement est stable ;

· La part consacrée à l'hygiène et à la santé, aux loisirs et à la culture, aux voyages augmente.

L'Hypothèse du revenu courant de J.M. Keynes stipule que : « la consommation est immédiatement et directement liée au revenu courant de ménage dont elle suit les fluctuations à court terme ».

Friedman (1957) estime donc que la consommation dépend essentiellement du revenu permanent dans la mesure où les individus peuvent recourir à l'épargne et à l'emprunt pour lisser leur consommation en réaction à toute variation temporaire du revenu.

Selon NAKATALA H. (2019), aucun ménage enquêté dans le quartier Misengi a confirmé que le revenu de leurs activités dont le montant est pour la plupart des cas inférieur à 200.000 FC permet à résoudre leurs problèmes de consommation. Tenant compte de la réalité vécue sur terrain lors de l'enquête et selon les analyses faites, nos résultats sont presque le même.

Selon les résultats que nous avons pu collecter sur terrain, il est clairement démontrés que les ménages du quartier Ngulunzamba sont dans un état précaire de l'insécurité alimentaire car ils ont un revenu moyen inférieur à 200.000 FC et sont constitués d'un nombre important des personnes, situé entre 6 et 10 par ménage, pour la plupart des cas. Cette réalité ne leur permet pas à avoir accès au système nutritionnel recommandé. Ces ménages ont un système de la monotonie alimentaire, ce qui se justifie par le fait qu'ils consomment le plus souvent les aliments d'origine végétale qu'animale suite aux revenus faibles de leurs activités, ne leur permettant pas de se procurer des aliments nutritionnels de base.

Au regard des résultats du tableau 28 de cette investigation et tenant compte de la quantité des calories recommandée par la FAO (1800 à 3000 Kcal/jour), nous pouvons conclure que les ménages du quartier Ngulunzamba sont dans un état de l'insécurité alimentaire et nutritionnelle.

précédent sommaire suivant






Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy








"Il faudrait pour le bonheur des états que les philosophes fussent roi ou que les rois fussent philosophes"   Platon