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Chiffrement homomorphe


par Dieudonné MOUYOUMÉ
Université de Yaoundé 1 - Master recherche 2025
  

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2.1.2 Types de chiffrements homomorphes

L'objectif du chiffrement homomorphe est de créer un algorithme de chiffrement qui permette un nombre infini d'additions ou de multiplications des données chiffrées. À la fin du processus, le résultat doit être le texte chiffré qui serait produit si les mêmes opérations étaient effectuées sur les textes clairs correspondants et que le résultat était chiffré.

Un cryptosystème peut être homomorphe pour la multiplication,sans l'être pour l'addition ou inversement. Il est également possible que la profondeur des opérations prise en charge soit limitée.

2.1 Chiffrement homomorphe 19

Mémoire de Master 2 Recherche 19 MOUYOUME DIEUDONNE(c) UYI

Par exemple, un système peut être homomorphe à la fois pour l'addition et la multiplication, mais seulement pour un nombre limité d'opération. Enfin, il est possible qu'un système conserve toutes ses caractéristiques, c'est-à-dire qu'il prenne en charge à la fois la multiplication et l'addition un nombre infini de fois. Ces différentes possibilités ont conduit à classer les systèmes de chiffrement homomorphe en trois catégories[2] :

-- Le chiffrement partiellement homomorphe (PHE pour Partial Homomorphic Encryption),

-- Le chiffrement quelque peu homomorphe (SWHE pour Somewhat Homomorphic Encryption),

-- Le chiffrement totalement homomorphe (FHE pour Fully Homomorphic Encryption).

2.1.2.1 Le chiffrement partiellement homomorphe

Il s'agit de systèmes de chiffrement qui ne prennent homomorphiquement en charge qu'un seul type d'opération (l'addition ou la multiplication) mais sans restriction quant à la complexité des expressions. La correspondance entre le texte clair et le texte chiffré préserve la profondeur structurelle, mais pas l'étendue des opérations possibles. Cela permet d'effectuer un nombre infini d'opérations précises sur des données chiffrées. Quand le type d'opération est l'addition, on parle d'homomor-phisme additif, et d'homomorphisme multiplicatif quand l'opération est la multiplication.

Comme exemples de cryptosystèmes partiellement homomorphe, on peut citer RSA [45],Paillier [43]et ElGamal [26].

2.1.2.2 Le chiffrement quelque peu homomorphe

Il s'agit de systèmes de chiffrement qui prennent homomorphiquement en charge n'importe quel type d'opération ( l'addition et la multiplication) mais seulement jusqu'à une certaine profondeur des opérations. La correspondance entre le texte clair et le texte chiffré préserve l'étendue structurelle, mais pas la profondeur des opérations possibles. Cela permet d'effectuer un nombre limité de toute opération sur des données chiffrées.

Comme exemple de cryptosystèmes quelque peu homomorphe on peut citer le cryptosystème DGHV.

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