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Chiffrement homomorphepar Dieudonné MOUYOUMÉ Université de Yaoundé 1 - Master recherche 2025 |
2.1.2.3 Le chiffrement totalement homomorpheCe sont de systèmes de chiffrement qui supportent toutes sortes d'opérations, sans limitation quant à la profondeur des opérations. Il n'y a pas de correspondance entre le texte clair et le texte chiffré qui permet au chiffrement totalement homomorphe de conserver à la fois l'étendue et la profondeur des opérations possibles. C'est plutôt une méthode particulière qui permet de dépasser les limites d'un chiffrement quasi homomorphe. Les systèmes de chiffrement totalement homomorphe peuvent réaliser un nombre infini d'opérations sur les données chiffrées grâce à la technique appelée le boots-rapping ou le réamorçage consiste à « rafraîchir » le bruit accumulé dans un texte chiffré en le chiffrant à nouveau avec la clé publique et en évaluant ensuite de manière homomorphe sa fonction de déchiffrement à l'aide du chiffrement de sa clé privée sous la clé publique. 2.2 Générations du chiffrement homomorphe 20 Mémoire de Master 2 Recherche 20 MOUYOUME DIEUDONNE(c) UYI TABLE 2.1 - Types de chiffrement homomorphe
2.2 Générations du chiffrement homomorpheAu fil des années, des tentatives ont été entreprises pour mettre en oeuvre le FHE, mais sans succès. Toutefois, Craig Gentry a présenté le premier système de chiffrement entièrement homomorphe en octobre 2009 [32], ce qui représente une avancée majeure dans ce domaine. Il est l'auteur de la première génération de cryptosystèmes FHE. Par la suite, depuis 2010, il y a eu une deuxième, une troisième, puis une quatrième génération de cryptosystèmes FHE. Chaque génération est un progrès de la précédente, mais chacune conserve son intérêt, en fonction du type de données que l'on souhaite traiter. 2.2.1 Pré-FHEL'idée selon laquelle le chiffrement homomorphe pourrait être utilisé pour protéger les données existe depuis des décennies. Le problème de la création d'un chiffrement complètement homomorphe a été proposé pour la première fois en 1978 [45]. Des fonctions de chiffrement spéciales privées « homomorphismes privés » ont été proposées. Au cours de cette période, plusieurs solutions partielles ont été développées à l'instar du : -- Cryptosystème RSA (nombre illimité de multiplications modulaires); -- Cryptosystème ElGamal(nombre illimité de multiplications modulaires); -- Cryptosystème Goldwasser-Micali (nombre illimité d'opérations XOR); -- Cryptosystème Benaloh (nombre illimité d'ajouts modulaires); -- Cryptosystème Paillier(nombre illimité d'ajouts modulaires); -- Cryptosystème Boneh-Goh-Nissim (nombre illimité d'opérations d'addition, mais maximum une multiplication) . [ Le système de chiffrement RSA a été inventé par Ron Rivest, Adi Shamir et Len Adleman [45], en 1978. C'est un des cryptosystèmes asymétrique les plus connus et utilisés aujourd'hui. Il est basé sur le problème de factorisation d'entiers (voir problème 1.1.1). 2.2 Générations du chiffrement homomorphe 21 Mémoire de Master 2 Recherche 21 MOUYOUME DIEUDONNE(c) UYI Génération des clés
Chiffrement
Déchiffrement
Homomorphisme Soient m1 et m2 deux messages à chiffrer tel que Enc(m1) = [me 1]n et Enc(m2) = [me 2]n alors Enc(m1) X Enc(m2) = ([me 1]n)([me 2]n) = [(m1 X m2)e]n = Enc(m1 X m2) [ Le chiffrement ElGamal a été inventé par Taher ElGamal en 1985 [26]. Il représente l'alternative la plus courante au chiffrement RSA. il est basé sur le problème du logarithme discret( voir problème 1.1.3). Génération des clés -- Choisir un générateur g d'ordre très grand d'un groupe cyclique (7L/p7L)*, p premier -- Choisir 1 < a < p - 1 tel que a E 7L/q7L -- Calculer A = [ga]p -- La clé publique est (7L/p7L)*, p, g, A) -- La clé secrète est a 2.2 Générations du chiffrement homomorphe 22 Mémoire de Master 2 Recherche 22 MOUYOUME DIEUDONNE(c) UYI Chiffrement
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