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L'avancement des agents de l'état

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par Charles KAYI
Institut de gestion et de développement économique - Maitrise 2008
  

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CHAPITRE II CONSÉQUENCES ET SUGGESTIONS DU RETARD D'AVANCEMENT

DES AGENTS DE LA DGMIM 54

Section 1 : Les conséquences engendrées par le retard d'avancement 55

Section 2 : Suggestions en vue d'un avancement normal 59

CONCLUSION 61

BIBLIOGRAPHIE 64

ANNEXE 67

TABLE DES MATIÈRES 88

TABLE DES MATIÈRES 88

INTRODUCTION

La Fonction Publique Congolaise est une fonction publique dans laquelle « les personnels bénéficient des garanties de maintien en service et d'amélioration au cours de la vie professionnelle. Ils sont assurés de conserver leur emploi ou un emploi comparable, quelles que soient les modifications de structure de l'administration »1. Ainsi conçue, elle est donc une fonction publique de carrière, contrairement à d'autres dites d'emplois. Dans ce système de fonction publique, le fonctionnaire s'engage dans la vie professionnelle qui le place dans un rapport de service et de fidélité par rapport à l'administration. Ce qui entraîne à son égard des obligations et des sujétions particulières.

En contrepartie des obligations et de cette fidélité à l'administration, le fonctionnaire a l'assurance non seulement de se voir garantir sa permanence dans l'administration, mais également d'avoir des possibilités d'avancement qui feront qu'au terme de sa carrière normale ou anticipée, il aura une certaine situation matérielle, mais aussi hiérarchique supérieures à celle qu'il avait à son début.

C'est le système de fonction publique fermée dans lequel les agents sont recrutés non pour occuper un emploi ou exercer une fonction précisément définie, mais pour faire carrière dans l'administration. On trouve ces systèmes en France, en Grande Bretagne, en Allemagne et notamment dans la plupart des pays africains francophones. L'avancement est donc le corollaire nécessaire de la notion de carrière dans le système de fonction publique fermée.

En République du Congo, les fonctionnaires sont régis par la loi n° 021-89 du 14 novembre 1989 portant refonte du statut général de la fonction publique. Cette loi dispose en son article 240 que : « l'avancement des agents s'effectue automatiquement d'échelon en échelon et de classe en classe à l'ancienneté ».

1 G. MOUSSIENGO (2002), Connaître la fonction publique congolaise, Saint-Paul, Brazzaville, p.108.

Conformément à cette loi, les départements ministériels devraient tenir chaque année une commission administrative paritaire d'avancement (CAPA). C'est « le seul moyen pour tout agent qui a le droit, pendant sa vie professionnelle, à un juste avancement lui garantissant une augmentation de sa rémunération »1. Tout ceci intervient à la suite d'une titularisation, d'un reclassement, d'un avancement, d'une révision de situation administrative ou de toute autre promotion.

Or, depuis l'année 2005, l'avancement des agents de la Direction Générale des Mines et des Industries Minières (DGMIM) connaît trois (3) années de retard. Ce fait préoccupant pour les agents de l'État a suffi pour attirer notre attention. Il nous a poussé à entreprendre la présente étude. D'où l'intérêt de celle-ci intitulée : « L'avancement des agents de l'État : Cas de la Direction Générale des Mines et des Industries Minières ».

Il convient de signaler qu'une étude similaire a déjà été menée à la direction générale de l'éducation physique et sportive par madame Germaine AYANG NZE. Si l'étude de cette dernière s'est consacrée aux problèmes et perspectives de l'avancement des agents de la dite direction générale, la notre par contre s'intéresse à l'examen des modes et procédures d'avancement des agents au sein de la DGMIM.

L'objectif général visé par notre étude est de cerner, à partir de la situation spécifique de la DGMIM, la problématique de l'avancement des agents de l'État au sein de cette structure.

Pour atteindre cet objectif, nous nous sommes fixés les objectifs spécifiques suivants qui consistent à :

- examiner les modes et procédures d'avancement qui sont prévus par les

textes en vigueur ;

- analyser les règles de procédures administratives en matière d'avancement

et montrer l'importance de l'avancement dans la carrière des agents de l'État ;

1 G. AYANG NZE (2007), Avancement du personnel de la Direction Générale de l'Education Physique et Sportive, Problèmes et perspectives. Note de recherche pour l'obtention du Certificat d'Etudes Supérieures en Administrations des Entreprises (CESAE), Brazzaville, p.2.

- identifier les raisons qui retardent l'avancement des agents de la DGMIM et

les conséquences qui en découlent ;

- esquisser quelques propositions de solutions susceptibles de conduire à

l'amélioration de la situation professionnelle des agents de l'État évoluant à la DGMIM.

« La rigueur scientifique veut que dans toute recherche, l'on définisse toujours la problématique, ainsi que la méthodologie de recherche que l'on envisage d'adopter »1. En effet, de nos jours, l'avancement des agents de la Direction Générale des Mines et des Industries Minières (DGMIM) accuse plusieurs années de retard ; la dernière Commission Administrative Paritaire d'Avancement (CAPA) ayant statué en date du 29 novembre 2005. Le constat est que les agents des Mines sont frustrés du fait de ce blocage de leur situation professionnelle.

Forts de ce constat, nous nous sommes posés la question de savoir : quelles sont les raisons qui sont à l'origine du retard d'avancement des agents de la DGMIM ?

« Une hypothèse, est une réponse supposée vraie que l'on se donne en avance et que l'on doit vérifier par les faits, pour répondre à une problématique »2. En réponse à ce questionnement, nous avons formulé les hypothèses suivantes selon lesquelles :

- Le retard d'avancement des agents de la DGMIM est dû à des causes à la

fois endogènes et exogènes ;

- Ce même retard se justifie par des contraintes juridiques et matérielles

inhérentes à l'avancement en tant que procédure administrative

d'amélioration des conditions professionnelles des agents publics.

1 C. KAYI (1993), L'absentéisme des agents de l'État : cas de la Direction Générale de la Fonction Publique. Mémoire en vue de l'obtention du Brevet de l'Ecole Nationale d'Administration et de la Magistrature (ENAM), Brazzaville, p.3.

2 E. KOULAKOUMOUNA (2005), Réussir la rédaction et la soutenance d'un mémoire de recherche, l'Harmattan, Paris, p.25.

Pour réaliser cette étude, nous avons eu recours à une méthodologie à la fois descriptive et analytique sous-tendue par des techniques de recherche documentaire, d'observation et d'entretien. La technique du questionnaire qui devrait nous permettre de recueillir les informations auprès d'une bonne partie des agents de la Direction Générale des Mines et des Industries Minières (DGMIM), n'a pu se faire à cause des contraintes de la note de service du 19 février 2008 (voir annexe). Cela a limité notre champ d'investigation au service des ressources humaines de la Direction des Affaires Administratives et Financières (DAAF), et à la délégation de la fonction publique près le ministère des industries minières et de la géologie.

La recherche documentaire a consisté en la collecte des informations à travers des ouvrages, articles et quelques travaux de recherche. L'observation nous a permis de prendre connaissance des dossiers traités depuis l'année 2005 et, sont en attente aux fins d'avancements éventuels. Quant à l'entretien, il nous a donné l'occasion de communiquer avec les responsables administratifs de la DAAF et de la Délégation de la fonction publique.

Pour la fiabilité des résultats de notre recherche, nous avons étendu cet entretien au-delà du service des ressources humaines et de la délégation de la fonction publique à telle enseigne qu'il a aussi concerné les unités statistiques suivantes :

- cinq (5) agents à la direction des mines, des industries minières et des

carrières ;

- quatre (4) agents à la direction de la petite mine et de l'artisanat minier ;

- trois (3) agents à la direction du contrôle et de la certification ;

- six (6) agents à la direction des affaires administratives et financières.

Soit au total, dix huit (18) agents interrogés à l'aide d'un guide d'entretien.

Pour une meilleure compréhension de cette étude, quelques concepts nécessitent d'être expliqués. Il s'agit des concepts : Avancement, Agents de l'État et Carrière.

a. Avancement : c'est l'action de progresser. C'est la promotion dans une carrière. Ainsi, lorsqu'un fonctionnaire passe d'un échelon à un autre, ou lorsqu'il change de grade, on dit qu'il a bénéficié d'un avancement.

b. Agents de l'État : c'est une expression globalisante. En effet, les agents de la force publique (armée, police, gendarmerie) sont aussi considérés comme étant des agents de l'État congolais. Dans le cas d'espèce, il s'agit des « agents civils de l'État, fonctionnaires et contractuels en service dans les administrations publiques »1.

c. Carrière : c'est l'ensemble des étapes successives que parcourt un agent depuis son entrée jusqu'à sa sortie de la fonction publique.

La présente étude s'articule autour de deux parties dont, la première traite des données générales de l'avancement des agents de la Direction Générale des Mines et des Industries Minières. La seconde est consacrée à l'analyse critique de l'avancement des agents de cette direction générale.

1 T. NOUNGOU (2008), La fonction publique, les dépêches de Brazzaville n°399, p.1.

PARTIE I :
DONNÉES GÉNÉRALES SUR L'AVANCEMENT DES AGENTS DE

LA DGMIM

Cette partie sera d'abord consacrée à l'historique de la Direction Générale des Mines et des Industries Minières (DGMIM), et au cadre juridique régissant l'avancement des agents de la DGMIM. Ensuite, il s'agira d'examiner les modes et procédures d'avancement des agents relevant de cette direction générale.

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"Entre deux mots il faut choisir le moindre"   Paul Valery