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Le dessin du bonhomme chez des enfants autistes : quatre études de cas à  l'association burkinabè d'accompagnement psychologique et d'aide à  l'enfance (abape).

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par Wendpanga Daniel OUEDRAOGO
Université Ouaga 1 Professeur Joseph Ki-ZERBO - Maitrise en psychologie clinique et pathologique 2015
  

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3.3.5. Le test du dessin d'un bonhomme de Royer

Pour approcher le niveau intellectuel, la structuration de l'image corporelle et la vie affective de l'enfant autiste nous avons choisi comme outil principal le test du dessin d'un bonhomme de Royer. D'après Moore (2000), seul le dessin permet de contourner les défenses et d'atteindre les couches les plus profondes de la personnalité. Il est généralement utilisé par les cliniciens pour une compréhension des conflits intérieurs, les peurs infantiles, les perceptions de soi-même ou des autres.

· Présentation générale et pertinence du test

Le test du dessin d'un bonhomme de Royer (1984) est une révision du test du dessin d'un bonhomme de Goodenough applicable à des enfants âgés de 3 ans et demi à 12 ans et demi (individuellement ou collectivement). L'objectif de cette révision était de permettre l'étude de l'affectivité à travers le test.

Une première révision du test du dessin d'un bonhomme de Goodenough a été effectuée par Harris en 1963. Cette révision a permis de rendre les items plus objectifs et leur nombre augmenta de 51 à 73. Le dessin d'une personne de sexe féminin comportant 71 items a également été ajouté. En 1986, Sattler considère le test du dessin d'un bonhomme commeun instrument pertinent pour mesurer les habiletés cognitives non-verbales des enfants de 5 à 12 ans (Bissonnette, 2003).Ce test est reconnu comme un test d'efficience intellectuelle papier-crayon (évalue l'âge mental) et un test de personnalité à travers l'étude de la symétrie, du vêtement et des caractéristiques graphiques (tracé, couleur, espace, etc.).

· Qualités psychométriques

La corrélation entre le test du dessin d'un bonhomme et certains tests évaluant le quotient intellectuel (QI) a été établie.En 1926, Goodenough a trouvé une corrélation élevée (.86) entre le test du dessin d'un bonhomme et le QI obtenu par des enfants de 5 ans et moins au Stanford-Binet. En 1967, Dunn a trouvé une corrélation de .64 avec le WISC (p <.01) et une corrélation de .78 avec le Stanford-Binet chez des enfants normaux de 6 à 10 ans.

En 1977, Abraham a remarqué une constance des dessins effectués par les mêmes sujets sur une période de un à deux ans. Elle a constaté que le contenu du dessin changeait lorsqu'il y avait un évènement perturbateur dans la vie du dessinateur. En 1981, Scoot remarque une fidélité de .74 du test du dessin du bonhomme de Goodenough (Moore, 2000).Pour Royer (1984), le dessin du bonhomme à l'instar des autres épreuves projectives est capable de refléter les changements qui interviennent au niveau de la personnalité lors d'une psychothérapie et permet de distinguer la personnalité normale et pathologique.

Toutefois, la validité optimale du dessin n'est obtenue que pendant la situation de test et non lors d'une production spontanée. En 1996, Trevisan a postulé que la validité et la fidélité du test du dessin du bonhomme ne peuvent être obtenues qu'en utilisant une grille de cotation objective pour toute analyse (Moore, 2000).

· Administration, cotation et interprétation

Cet outil a été choisi pour plusieurs raisons :

- il nécessite peu de temps (au maximum 20 minutes) ;

- il peut être exécuté individuellement ou collectivement ;

- il s'agit d'une épreuve non-verbale, valide et facile à faire passer ;

- il nécessite très peu de matériel ;

- l'utilisation du langage est limitée permettant à la fois son application chez des enfants d'autres ethnies (Royer, 1984) ou des enfants autistes qui ont généralement un langage limité.

Au cours de la passation, on donne à l'enfant une boite contenant sept (7) crayons de couleur (bleu, vert, rouge, jaune, violet, marron, noir), un crayon noir, une gomme, une feuille de papier 21*29, 7 présentée verticalement et un taille-crayons. La consigne du test est : « Sur cette feuille de papier, vous allez dessiner un bonhomme, aussi beau que possible et, si vous le voulez, vous le colorierez ». Nous avons reformulé cette consigne dans l'objectif de la faire comprendre par l'enfant autiste tout en gardant la neutralité. Nous avons choisi la reformulation suivante : « Sur cette feuille de papier, tu vas dessiner une personne, la plus belle que tu peux et, si tu veux, tu pourras colorier ». On laisse l'enfant dessiner comme il veut, sans lui donner une aide et sans formuler une critique, une appréciation ou une suggestion. Le temps est libre et l'examinateur note les commentaires spontanés de l'enfant et la dynamique de son travail.

Le test évalue le niveau de maturité à partir d'une échelle totale pour la représentation de la tête (23 points), pour le schéma corporel (33 points), pour le vêtement (14 points) et pour l'utilisation de la couleur (11 points). Ces notes partielles permettent d'obtenir une note totale à partir de laquelle le Quotient Intellectuel (Q.I) approximatif est déduit.

Ce test présente toutefois des limites parce-que la qualité du bonhomme peut être influencée par certains troubles affectifs (Moore, 2000).

Tableau 8: Extrait de la fiche de cotation du test du dessin du bonhomme de Royer

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