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L'impact des médias sur l'attitude envers la marque et l'intention d'achat. Cas du snacking.

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par Jean-François Stracquadanio
François Rabelais IAE - Master 2 Marketing 2016
  

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INTRODUCTION

En France, en 2015, les dépenses en communication des annonceurs s'élevaient à 31,5 milliards d'euros. Le secteur le plus actif est celui de l'alimentation avec une augmentation de 5,3% depuis 2014.4

Pour les annonceurs, la plus grande difficulté est d'élaborer le bon mix entre les différents canaux de communications. Dans la littérature, il en existe deux : les canaux médias et hors-médias.

La communication média rassemble des médias souvent appelés traditionnels ou historiques tels que la télévision, la presse, la radio, le cinéma et l'affichage. Ces derniers peuvent être considérés comme des médias de masse.

En complément, il y a la communication hors-média dont font partie la promotion des ventes, le marketing direct, le sponsoring, les salons, les relations publiques, la publicité sur le lieu de vente, les annuaires et les réseaux sociaux.

Internet peut être considéré comme un canal média ou hors-média. Depuis quelques années, les publicités sur internet croissent de manière considérable. En 2015, elles atteignent 6,8% de parts de marché des dépenses en communication contre 4,5% pour l'affichage, 2,9% pour la radio et 0,4% pour le cinéma. Internet constitue un outil essentiel pour faciliter la diffusion de l'information (Sun et al., 2006).

On pourrait penser qu'internet va balayer les médias historiques dans les années à venir. Ce n'est pas l'avis de Marc Lewitanski, Directeur général de l'agence média CoSpirit et professeur à HEC et à l'IREP. Il pense que la réalité est tout autre et affirme, en prenant l'exemple d'un yaourt, qu'il est impossible de le lancer sur le marché avec uniquement internet comme source de communication. En 2015, les chiffres vont dans ce sens, les parts de marché de la télévision atteignaient de 13,2% contre 8,4% pour la presse et 6,8 % pour la publicité sur internet.

4 Selon l'Institut de Recherches et d'Etudes Publicitaires (IREP) dans le rapport annuel France Pub.

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Aujourd'hui les annonceurs sont adeptes de la nouvelle tendance qui envahit les consommateurs à pas de géant : le cross-média autrement appelé la mise en réseau des médias. Il s'agit d'une opération de promotion d'un produit ou service relayée sur plusieurs supports médias. Un support média renvoie à un autre pour maximiser l'interconnexion entre les messages publicitaires et ainsi varier le contenu. En 1991, une étude de Unnava et Burnkrant démontre qu'un message publicitaire varié est mieux retenu qu'un message répétitif. La théorie montre à diverses reprises qu'une communication cross-média est plus efficace qu'une communication mono média (Assael, 2011 ; Bronner, Neijens, van Raaij, 2003).

Cette dynamique nous permet d'observer une transformation des médias traditionnels en véritables objets digitaux qui offrent un grande possibilité d'action aux annonceurs. Ces derniers peuvent créer des supports publicitaires interactifs. Tout ceci, dans le but d'obtenir plus d'information ou bien de rediriger les consommateurs vers d'autres supports de communication.

Nous entrons dans une nouvelle ère, les médias mutent. Les médias sont en constante évolution (Stöber, 2004). En 2009, l'agence de recherche Forrester, a mis au point une nouvelle segmentation de média. Nous pouvons désormais distinguer trois typologies de médias :

- Médias achetés (télévision, presse, radio, bannière internet...)

- Médias propriétaires (réseaux sociaux, site e-commerce, point de vente, packaging...) - Médias gagnés (relations presse, blogueurs influents...)

Les entreprises et les marques sont de plus en plus nombreuses à communiquer sur les réseaux sociaux. Facebook, Twitter, Instagram ont donnéì le pouvoir aux internautes pour influencer les autres (Cheung et Thadani, 2012).

En effet, en 2013, une étude de d'Opinion Way, interrogeant plus d'une centaine d'annonceurs, révèle que les principales attentes des annonceurs envers les réseaux sociaux sont de recruter de nouveaux clients et d'accroître la notoriété de la marque. Pour le consommateur de produit, le capital-marque possède deux sources majeures : la notoriété et l'image de marque. (Keller, 1993)

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L'image de marque intéresse de plus en plus les entreprises, cela s'explique notamment par l'augmentation de demande d'études de marque aux sociétés d'études. La marque est devenue un réel enjeu économique (Michel, G. 2009).

Il est alors nécessaire de mesurer les différents impacts des médias sur l'attitude d'un consommateur envers la marque et sur son intention d'achat. L'intention d'achat est définie comme la probabilitéì ou la volontéì d'acheter un produit (Dodds, Monroe, et Grewal, 1991).

A travers ce mémoire, nous chercherons à expliquer la problématique suivante :

Comment les médias influent-ils sur l'attitude envers la marque et l'intention d'achat d'un
consommateur de snacking ?

L'objectif de ce mémoire est dans un premier temps de définir les canaux de communication et les concepts d'attitude envers la publicité, d'attitude envers la marque et d'intention d'achat. Puis dans un deuxième temps, à l'aide d'une étude empirique, mesurer l'influence des différents médias sur l'attitude envers la marque et l'intention d'achat vis à vis d'un produit snack.

L'étude empirique analysera les canaux de communication suivants :

o Média propriétaire

· Les réseaux sociaux

o Médias gagnés

· La presse écrite

· Les blogueurs et YouTubeurs

o Médias achetés

· Les dégustations en point de vente

· La publicité sur le lieu de vente (PLV)

· Les tracts promotionnels

Pour atteindre nos objectifs, nous étudierons les 4 modèles de Lutz, MacKenzie et Belch (1986) qui offrent une vision globale des relations entre le modèle « aad », le modèle « ab » et l'intention d'achat. Egalement, nous mobiliserons les auteurs Goodstein, Edell et Moore (1990), Shimp et Kavas (1984) et Juster (1966) pour la construction de notre questionnaire.

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"Les esprits médiocres condamnent d'ordinaire tout ce qui passe leur portée"   François de la Rochefoucauld