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Analyse communicationnelle de l'émergence des pratiques environnementales et d'éducation à  l'écocitoyenneté


par Nfally COLY
Université de Provence Aix-Marseille1 - Master 1 2007
  

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2. Les objectifs

L'objectif principal de ce mémoire est de réfléchir sur  comment concilier les efforts des acteurs politiques, associatifs et citoyens pour parvenir, à long terme, à un meilleur engagement vis-à-vis de l'environnement ?

En effet, jusqu'à tout récemment, les projets environnementaux mis en place par l'Etat sénégalais n'impliquaient pas forcément les citoyens comme « acteur partenaire ». Cela a eu pour conséquence l'absence d'engagement efficace et pérenne.

C'est pourquoi il est important d'étudier avant tout, les pratiques environnementales déjà existantes avant la prise de relais par les associatifs et les ONG. De ce fait, nous nous sommes intéressés aux différents types de communication ainsi qu'à leurs dispositifs et aux résultats obtenus.

Ensuite, nous essayerons d'analyser la particularité de l'action associative et des ONG tant dans l'élaboration des projets, des démarches que dans l'obtention des résultats.

Enfin, nous allons essayer de voir comment ces deux points, à savoir l'action institutionnelle et l'action associative, convergent vers une éducation à l'écocitoyenneté.

3. Problématique 

Le problème que nous posons en étudiant « l'émergence des pratiques environnementales et l'éducation à l'écocitoyenneté au Sénégal » est de savoir :

Comment le cadre réglementaire, discursif, d'intervention émanant de l'état, des associatifs et des ONG, inscrit dans un cours d'actions les populations ?

Depuis dix ans, au Sénégal comme dans beaucoup de pays, le discours et la politique de nombreuses institutions nationales et internationales en matière d'environnement se sont sensiblement modifiés. On s'est, dès lors, détourné d'une protection environnementale autoritaire et imposée d'en haut pour s'intéresser à une gestion communautaire des ressources naturelles. Mais qu'en est-il dans les faits ? Des études ont montré « l'existence d'un important décalage entre les discours que tiennent gouvernements et institutions et la pratique ». La participation a souvent manqué de substance.

Nous essayons donc, à travers ce mémoire, de voir comment dans ce cadre discursif est posé le passage à l'action ? Plus précisément, vers quelles actions concrètes vis-à-vis de l'environnement ? Ou encore, comment passer des idées aux actes, c'est-à-dire la relation entre communication et actions ?

4. Le terrain

Comme nous l'avons indiqué à travers le titre de notre projet, le terrain étudié est le Sénégal.

Le Sénégal est un pays sahélien situé à l'extrême ouest du continent africain, entre la Mauritanie au Nord, le Mali à l'Est, la République de Guinée et la Guinée Bissau au Sud et l'Océan Atlantique à l'Ouest. C'est donc l'avancée la plus occidentale du continent africain dans l'Océan Atlantique, au confluent de l'Europe, de l'Afrique et des Amériques, et à un carrefour de grandes routes maritimes et aériennes. La Gambie constitue une enclave à l'intérieur du Sénégal.

Le territoire couvre une superficie de 196 722Km2. La population du Sénégal compte 9,8 millions d'habitants en 2001 soit une densité moyenne de 48 habitants au km2. Plus de 25% de la population est concentrée dans la région de Dakar. L'autre pôle de concentration est le centre du pays (le bassin arachidier) avec plus de 35 % de la population. L'Est du pays est très faiblement peuplé. Le Sénégal compte une vingtaine d'ethnies dont les principales sont les wolofs (43 %), les Pulaars (24 %), et les sérères (15 %).

Les étrangers représentent environ 2 % de la population. Ils sont surtout présents dans la capitale Dakar où on les rencontre dans le commerce, l'industrie, les services et les organismes internationaux. On retrouve également au Nord et au Sud du pays les ressortissants des pays frontaliers. Le Sénégal est un pays à majorité musulmane (95%). Les chrétiens représentent 5% de la population. Les religions traditionnelles représentent 1%.

Le pays est divisé en onze régions dont les chefs-lieux sont les principales villes : Dakar, Diourbel, Fatick, Kaolack, Kolda, Louga, Matam, Saint Louis, Tambacounda, Thiès, Ziguinchor.

Le climat est déterminé pour l'essentiel par les vents, une température élevée et une saison des pluies variables du Nord au Sud de 3 à 4 mois selon la latitude et une saison sèche le reste de l'année (de novembre à juin). Trois types d'événements atmosphériques déterminent le climat du Sénégal : l'anticyclone des Açores, la haute pression au nord de l'Afrique et l'anticyclone de sainte Hélène. Ils provoquent :

-L'alizé maritime, une masse d'air humide de direction nord à nord-ouest

-L'harmattan, de direction dominante, se caractérise par une grande sécheresse liée à son long parcours continental et par des amplitudes thermiques très accusées. Il souffle du continent vers l'océan.

-La mousson est marquée par une faible amplitude thermique. Elle souffle du sud au centre et provoque des précipitations.

Le Sénégal connaît un climat chaud et sec même si par endroits ce stress est atténué par les 700 km qui constituent sa façade maritime et son avancée vers l'Océan Atlantique. Les ressources naturelles sont composées pour l'essentiel des ressources en eau avec un potentiel en eau de surface exploitable de 7 milliards de m2 par an, des ressources souterraines de 2 000 000 m2, des ressources végétales (ressources forestières, de la flore microbienne et les ressources marines) et des ressources animales (cheptel domestique, les ressources halieutiques et la faune sauvage).

Dans ce terrain large, nous nous intéresserons spécialement à la région de Tambacounda située à l'Est du pays et celle de Dakar, la capitale. La situation environnementale est beaucoup plus alarmante dans ces deux régions ; la première presque entièrement touchée par la désertification et la sécheresse, la deuxième largement surpeuplée, 1 030 594 habitants sur une superficie de 83 km2 soit une densité de 12 417 hab. /km2.

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