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L'intégration des valeurs traditionnelles congolaises dans l'amélioration du système éducatif moderne en RDC. Cas de l'initiation traditionnelle Lega de 1905 à  2008

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par Spartacus KABALA MUNYEMO
Université pédagogique nationale - Diplôme d'études approfondies 2012
  

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III.1.2. GESTION DE L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE, SECONDAIRE ET PROFESSIONNEL

Pour une gestion efficace des structures de l'enseignement primaire, secondaire et professionnel, bien que nationalisées, l'Etat congolais a maintenu les réseaux existants, notamment de la maternelle aux humanités. Il gère deux catégories d'établissements : les établissements publics et les établissements privés. Il prend financièrement en charge, les établissements publics appelés autrement officiels ou non conventionnés, surtout en ce qui concerne la paie des salaires des enseignants. Cependant, compte tenu des difficultés que connaît le pays depuis des années, les parents interviennent financièrement et de façon significative, dans le fonctionnement desdites écoles.

Ainsi, pour l'efficacité de leurs actions sur la qualité de l'enseignement, lesdits parents sont organisés en différentes associations, notamment :

· l'Association Nationale des Parents d'Elèves et Etudiants du Congo (ANAPECO) ;

· l'Association des Parents d'Elèves et Etudiants Catholiques (APEC) ;

· l'Association des Parents d'Elèves et Etudiants Protestants (APEP) ;

· l'Association des Parents d'Elèves et Etudiants Kimbanguistes (APEK) ;

· l'Association des Parents d'Elèves et Etudiants Salutistes (APES) ;

· l'Association des Parents d'Elèves et Etudiants Islamiques (APEI).

§ La gestion des écoles publiques :

Les écoles publiques sont gérées par un Chef d'établissement (Directeur au niveau des écoles primaires, Préfet au niveau secondaire), assisté par un Conseil de gestion. Le chef d'établissement assure la gestion pédagogique, administrative et financière de l'école, y compris la gestion du personnel ainsi que le versement des salaires de ces derniers. Sur proposition du Chef de Division Provincial ou du Coordinateur Provincial, le Gouverneur nomme ou relève de leurs fonctions, les chefs d'établissement respectivement des écoles non conventionnées et conventionnées. Le Conseil de gestion est l'organe délibérant de l'établissement scolaire. Ses membres sont le Chef d'établissement, le Conseiller pédagogique, le Directeur de discipline, le représentant des enseignants et le représentant des parents. Pour gérer le personnel enseignant de l'enseignement primaire, secondaire et professionnel, le Gouvernement a créé depuis 1985, le Service de Contrôle et de la Paie des Enseignants (SECOPE), placé sous le contrôle du Secrétaire général qui a ce secteur dans ses attributions

§ La gestion des écoles conventionnées :

Outre les écoles publiques non conventionnées, on retrouve les écoles conventionnées dont la gestion est assurée par les confessions religieuses signataires de la convention de gestion scolaire avec le Gouvernement. Ainsi, dans ce dernier groupe, on a les écoles conventionnées catholiques ; les écoles conventionnées protestantes ; les écoles conventionnées kimbanguistes ; les écoles conventionnées islamiques ; et les écoles conventionnées de l'Armée du Salut. Au niveau national, provincial et local, chacune de ces églises dispose des services de gestion scolaire appelés bureaux de coordination.

§ La gestion des écoles privées :

Les écoles privées agréées sont celles créées par des particuliers (personnes physiques ou morales), et qui sont soumises à la réglementation officielle en matière d'agrément, de programmes d'études, de contrôle et d'évaluation pédagogiques. Elles ne bénéficient d'aucun subside de la part de l'Etat. Toutes leurs charges financières reviennent aux parents. Un grand nombre d'écoles privées sont représentées par l'Association Nationale des Ecoles privées Agréées (ASSONEPA). D'autres sont plutôt affiliées au Collectif des Ecoles Privées Agréées du Congo (CEPACO).

L'organisation interne et le fonctionnement des établissements privés dépendent de leurs promoteurs qui tiennent compte des dispositions de la Loi Cadre. Les écoles privées sont organisées en une association dénommée : Association Nationale des Ecoles Privées Agréées (ASSONEPA) qui constitue l'organe de représentation, de défense des intérêts et de promotion.

Conformément à la Loi cadre, les écoles privées sont tenues d'appliquer le

même programme que les écoles publiques. Cependant, elles sont autorisées à

introduire d'autres activités ou matières afin de marquer leurs spécificités.

§ La gestion des écoles associées à l'UNESCO :

Depuis 1990, le système éducatif congolais a adhéré au réseau des écoles

associées à l'UNESCO, écoles engagées et spécialisées dans la promotion de la

culture de la paix par l'éducation à la paix, à la démocratie, aux droits de l'homme et aux questions d'environnement.

Le système des Ecoles Associées à l'Unesco en République Démocratique du

Congo est dirigé par un Coordonnateur National, assisté d'une Coordonnatrice adjointe, d'un Secrétaire National, des chargés culturels et des experts dans différents domaines de compétence de l'UNESCO.

Pour tout dire, il convient de faire remarquer que la scolarisation primaire a diminué à cause de l'isolement des régions, de l'incapacité croissante des parents à payer les frais scolaires, du manque d'entretien des infrastructures, du manque de manuels scolaires et de la baisse de la qualité de l'instruction. Les enseignants perçoivent un salaire modique. Le taux de scolarisation est de 52 % et le taux général d'analphabétisme (en 2004), très élevé - 33,2 % -, atteint 43,3 % chez les femmes64(*).

A ce sujet, EKWA note que, le déclin de l'école se manifeste notamment par le recul du taux de scolarisation, par la faiblesse du budget alloué à l'éducation, par la baisse des salaires des enseignants, par le délabrement des infrastructures. Le déclin se manifeste plus particulièrement par les antivaleurs, caractéristiques de la société globale, qui y provoquent des dégâts ravageurs. La corruption, en particulier, a atteint le milieu des éducateurs65(*).

* 64 Cfr République Démocratique du Congo, www.wikipedia.org

* 65 MARTIN EKWA bis ASAL, Op.Cit., p. 7

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