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De la responsabilité de l'Etat congolais dans les crimes commis par les groupes armés étrangers: cas des FDLR (Force Démocratique pour la Libération du Rwanda )

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par Paulin KATSUVA KIBENDELWA
Université de Goma - Licencié en droit option droit public interne et international 2008
  

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§2. Historique et Objectifs.

A. Force Nationale pour la Libération (FNL) du Burundi

Les FNL constituent le plus vieux mouvement rebelle en existence au Burundi et par conséquent dans toute la région des Grands Lacs. Ce mouvement fut crée en 1980 par des exilés Hutus Rwandais vivant au Rwanda et en Tanzanie, inspirés par la situation au Rwanda où l'administration était entièrement sous le contrôle de l'ethnie majoritaire Hutu depuis 1959. Les objectifs politiques des FNL n'ont pas changés tout au long de l'existence de ce mouvement, à l'effet que le Burundi devrait être dirigé par le groupe ethnique majoritaire Hutu et que les populations rurales devrait bénéficier d'une part importante des ressources nationales. Selon les FNL, la vaste majorité des Hutu du Burundi et des populations rurales issues de la même ethnie, vivent dans la pauvreté absolue, exploitées par la minorité Tutsi riche vivant en milieu urbain.

La capacité militaire des FNL est demeurée limité tout au long de leur existence. Peu après le début du dernier cycle de violence en 1993, les FNL sont devenues le deuxième mouvement important de rébellion.14

Le CNDD-FDD (Conseil National pour la Défense de la Démocratie - Force de la Défense de la Démocratie) qui est né à l'issue de massacres massifs résultant de l'assassinat du Président élu Melchior Ndadaye d'ethnie Hutu en octobre 1993, a réussi à mobiliser suffisamment de ressources et de soutient populaire. Présentement, les FNL ont probablement un peu plus de 1.000 combattants et certainement pas plus de 3.000. Sur ses effectifs, on estime qu'environ 300 combattants sont présents dans les plaines de Ruzizi dans la province du Sud-Kivu en RDC (Il s'agit d'une estimation à la fin de 2006 en raison des progrès lents enregistrés dans le cadre des négociations de paix aux termes de l'accord global signé en Septembre 2006 à Dar es Salaam. Ces chiffres ont dû changer).

A cause essentiellement de l'adhésion rigide des FNL à leur idéologie, y compris la connotation d'exclusion ethnique, leur rhétorique ainsi que de l'appellation politique de leur parti (PALIPEHUTU), les FNL n'ont jamais fait partie du processus politique à ce jour au Burundi. Jusqu'à la fin de 2005, les négociations initiées entre les FNL et le gouvernement burundais n'ont été que sporadiques et pas concluantes en termes d'accord de paix. Toute fois, en septembre 2006, les FNL et le gouvernement burundais ont finalement conclu un accord de cessez-le-feu à Dar es Salaam en Tanzanie. Cet accord global reste en vigueur bien que sa mise en oeuvre ait été lente en raison d'un certain nombre de questions politiques et sécuritaires pendantes.

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