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Une analyse de la filière plants améliorés d'arbres forestiers dans le grand sud du Cameroun


par Dingues Ghislain Tchounji
Faculté d'Agronomie et des Sciences Agricoles (Université de Dschang) - Ingénieur Agronome (Option: Economie et Sociologie) 2012
  

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4.3.2. Les systèmes de production et de commercialisation du matériel de plantation des arbres

4.3.2.1. Les systèmes de production de plants d'arbres fruitiers

On distingue sur le marché camerounais des plants améliorés d'arbres fruitiers, plusieurs types de producteurs : les pépinières institutionnelles et les pépinières privées

Les pépinières institutionnelles : on distingue dans cette catégorie des pépinières gouvernementales et non gouvernementales. S'agissant des pépinières gouvernementales, l'Etat dans le cadre du programme `Fruit' de l'Institut de Recherche Agricole pour le Développement (IRAD), à créé quelques pépinières de production de plants fruitiers dans certaines régions du pays (Yaoundé, Njombé, Foumbot, Kismatari). En raison des difficultés financières, seules les pépinières de Njombé et de Kismatari restent opérationnelles à ce jour. Des ONG, spécialisées dans le développement rural disposaient parfois de leurs propres pépinières ; c'est le cas du Service d'Appui aux Initiatives Locales de Développement (SAILD).

Les pépinières privées : on retrouve dans cette catégorie des pépinières appartenant aux anciens agents de l'IRAD et les pépinières encadrées par les institutions non gouvernementales comme le SAILD ou encore des centres de recherche internationales telle que l'ICRAF. Les pépinières appartenant aux anciens agents de l'IRAD se sont développées suite à la fermeture des pépinières de l'IRAD évoquées plus haut. Ces pépinières exercent leur activité surtout dans les anciennes zones d'implantation de l'IRAD afin de répondre à une demande toujours existante. Elles associent parfois aux espèces fruitières, des plants de palmier à huile ou de bananier plantain. Quant aux pépinières encadrées par les institutions, l'on en distingue plusieurs, surtout en zone rurale. L'ICRAF par exemple, encadre près de 250 pépinières villageoises dans le cadre de son programme de recherche en domestication des arbres fruitiers locaux et plantes médicinales.

A côté des types de producteurs évoqués plus haut, il existe également un autre groupe de pépiniéristes spécialisés dans la vente à la sauvette ou ambulante de plants fruitiers de semis conditionnés dans des pots plastiques et semblables aux plants sélectionnés. On les retrouve le long des grands axes routiers et dans les marchés des villes comme Yaoundé, Bafoussam, Bamenda, Douala,... Ils réussissent parfois à vendre ces plants de semis aux prix de plants sélectionnés à des acheteurs non avertis sur la qualité des plants d'arbres fruitiers. Les études de Mfoumou (2001) ont montré que les pépinières institutionnelles comme celles du SAILD réalisaient parfois 20 000 plants par an, sans doute à cause de la crédibilité et de la notoriété dont ils peuvent jouir dans ce secteur d'activité. Sur le plan technique, en dehors des pépiniéristes encadrés par l'ICRAF qui pratiquent les techniques de marcottage ou de bouturage, les autres offreurs de plants améliorés d'arbres fruitiers n'utilisent que les techniques de greffage pour produire les plants. C'est ce qui explique l'absence chez ces derniers de plants améliorés de safoutiers dont le taux de réussite en greffage est plutôt faible.

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