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Une analyse de la filière plants améliorés d'arbres forestiers dans le grand sud du Cameroun


par Dingues Ghislain Tchounji
Faculté d'Agronomie et des Sciences Agricoles (Université de Dschang) - Ingénieur Agronome (Option: Economie et Sociologie) 2012
  

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CHAPITRE 6:   RESULTATS : PRESENTATION, ANALYSE ET DISCUSSION

Ce chapitre présente les résultats obtenus après analyse des données. Il est organisé en fonctions des objectifs spécifiques à atteindre. Les différentes parties traitent respectivement de l'identification et de la caractérisation des acteurs de la filière, des relations qui existent entre ces derniers et leurs fonctions dans la filière, des flux de la filière et de la détermination des opportunités et des contraintes de la filière.

6.1. Identification et caractérisation des acteurs de la filière

6.1.1. Identification des acteurs

Lors de cette étude trois principales catégories d'acteurs directs de la filière `plants améliorés d'arbres fruitiers' ont été identifié. Il s'agit, des fournisseurs d'intrant, des pépiniéristes (groupes) et des utilisateurs de plants.

- Les fournisseurs d'intrants sont des fournisseurs de matériel végétal de base (germoplasme) et des fournisseurs de matériels de pépinière tels que les sachets, les plastiques, les arrosoirs, les couteaux, le sécateur.

- Les pépiniéristes, qui peuvent être des individus, appartenir a des groupes ou alors a des institutions ;

- Les utilisateurs de plants constituent le dernier maillon de la filière.

Les acteurs indirects sont constitués des structures d'encadrement et d'appuis (financier, matériel, en formation) et des prestataires de services.

6.1.2. Caractéristiques socioéconomiques des acteurs

6.1.2.1. Caractéristiques socioéconomiques des groupes

Pour caractériser les groupes de pépiniéristes, nous avons utilisé les critères tels que le statut du groupe, le nombre d'années d'expérience et le nombre d'employés permanents.

Le statut du groupe nous renseigne sur la forme légale qu'a un groupe de pépiniériste. Le prochain paragraphe présente les différents statuts des groupes de pépiniéristes enquêtés.

- Statut des groupes

Sur les 32 groupes enquêtés, 88 % ont un statut de Groupe d'Initiative Commune (GIC). Six pourcent seulement sont des associations. Et 3 % sont des ONG, tandis que les trois autres pourcents sont des projets. En dépit d'appartenir à un groupe les pépinières sont très dépendantes du délégué du groupe. Quatre vingt cinq pourcent des délégués de groupes affirment que ceci est dû à un manque de dynamisme des membres. Essomba (2005), n'est pas du même avis, il pense que cella est le fruit d'une attitude de confiscation de la pépinière par les leaders. Pour lui, il semble exister clairement une confusion entre pépinière communautaire et activité personnelle. La gestion est centralisée sur eux et ceci crée un effet de compression ou de frustration de la part des autres membres du groupe.

L'habilité des pépiniéristes pourrait augmenter avec le nombre d'années de pratique de l'activité. Il est donc important de s'interroger sur l'expérience des groupes dans la pratique des techniques de multiplications végétatives.

- Nombre d'années d'expérience

La figure 2 répartit les groupes en fonction du nombre d'années d'existence. Elle Indique que, 76 % des groupes existent depuis moins de 6 ans. Elles sont dans la phase expérimentale, qui est la première phase des quatre phases d'évolution des pépinières développé par Kana et al. (2007). C'est la période initiale d'implantation de la pépinière. La préoccupation centrale étant d'initier les membres du groupe aux techniques de multiplication des espèces. Les plants produits en pépinières sont distribués aux membres et le surplus peut être vendu. Le groupe n'a pas une autonomie de gestion car son fonctionnement est quasiment dépendant du centre de recherche et/ou des partenaires techniques locaux Kana et al. (2007). Dix huit pourcent ont plus de 12 ans d'existence et sont dans la phase de développement. A ce stade, les membres du groupe ont acquis une certaine maîtrise des techniques de production et de culture des espèces à domestiquer.

L'objectif est de procéder à une large diffusion du matériel végétal produit. Le groupe devra par conséquent mobiliser des moyens financiers, matériels, et humains pour produire et vendre ses produits Kana et al. (2007).

Figure 2 : Répartition des pépinières en fonction du nombre d'expérience

En générale, les groupes ont un nombre moyen d'années d'existence de 6 ans. Cependant on remarque que cette moyenne est plus élevée à l'Ouest (9#177;3) et au Nord-ouest (7#177;2), que dans les régions du Centre (5#177;2) et du Sud-ouest (4#177;1). Les groupes de l'ouest et du nord-ouest sont plus expérimentées que ceux des régions du Centre et du Sud-ouest.

Le nombre d'employés est un indicateur de la capacité de production du groupe et de la pénibilité du travail.

- Nombre d'employés permanents des groupes

Le nombre d'employés permanents dans les groupes varie de 2 à 25. La Figure 3 repartit les groupes en fonction du nombre d'employés permanant. On observe que, les groupes qui emploient 5 personnes sont plus nombreux et représentent 25 % des groupes enquêtés. En réalité se nombre d'employé permanant, n'indique pas la quantité de main d'oeuvre utilisé dans la pépinière. A ce nombre, s'ajoute les membres des groupes et les prestataires de services qui eux travail de manière périodique.

Figure 3 : Répartition des groupes en fonction du nombre d'employés permanents

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