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Une analyse de la filière plants améliorés d'arbres forestiers dans le grand sud du Cameroun


par Dingues Ghislain Tchounji
Faculté d'Agronomie et des Sciences Agricoles (Université de Dschang) - Ingénieur Agronome (Option: Economie et Sociologie) 2012
  

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6.5. Opportunités de la filière

En dépit des problèmes identifiés, il faut déterminer les aspects positifs, c'est-à-dire ce qui fonctionne bien dans la filière, car c'est sur ces aspects que s'appuieront les propositions d'amélioration. Lors de cette étude, trois groupes de facteurs positifs ont été identifiés: les forces et les acquis qui se sont développés au sein de la filière, les potentialités physiques sur lesquelles on peut miser et les opportunités économiques.

6.5.1. Forces et acquis développés au sein de la filière

Quatre vingt huit pourcent des délégués de groupes enquêtés affirment avoir reçu une formation. Ces formations portaient sur les  techniques  de multiplication végétative, de construction des propagateurs et de châssis, de gestion de la pépinière (groupe) et de sélection des graines et de marketing. En plus, 66 % de ceux-ci continuent à recevoir des formations dans un ou plusieurs de ces domaines. On retrouve parmi les groupes, quelques-uns (3 %) qui pratiquent les techniques de multiplication végétative depuis près de 24 ans et jouissent donc d'une expertise indiscutable en production des plants. Soixante dix-neuf pourcent des clients sont satisfaits de la qualité des plants achetés. Ce résultat n'est pas similaire à celui de Degrande et al. (2006), qui trouvent que 27 % seulement d'anciens clients des pépinières étaient satisfaits de la qualité des plants achetés. La qualité des plants s'est donc accrue, ce qui laisse penser que les capacités techniques des groupes ont été renforcées. Cinquante cinq pourcent des clients utilisent les plants améliorés depuis plus de deux ans. On peut donc conclure que les producteurs agricoles sont en pleine phase d'adoption et qu'ils se sont accommodés à l'utilisation des plants améliorés. Dans le but de renforcer la formation et l'encadrement des groupes, l'ICRAF à développé l'approche centre de ressources rural. Un centre de ressource en agroforesterie devrait disposer de plusieurs composantes : une pépinière, des champs de démonstration, des salles de formation, et des infrastructures de logement et de restauration (ICRAF, 2008). Meffo (2011) compte 18 organisations relai et 15 centres de ressources au Cameroun. Le tableau 9 présente les différents centres de ressources opérationnels au Cameroun, leur localité et leur date de création.

Tableau 9 : Centres de ressources opérationnels au Cameroun

Nom

Date de création

Localité

CIEFAD

2004

Bangangté (Ouest)

CIMAR

2008

Njombé (Littoral)

GICAL

2002

Lekié-Assi (Centre)

SAGED

2002

Ma'an (Sud)

FONJAK

1996

Nemeyong (Sud)

CVC

2009

Nkenglikok (Centre)

AAFEBEN

2011

Yokadouma (Est)

FEPROVCAO

2010

Afanloum (Centre)

PIPAD

2002

Dschang (Ouest)

FOEPSUD

2005

Batoke (Sud-Ouest)

RARC

2004

Kumbo (Nord-Ouest)

PROAGRO

2005

Bayangam (Ouest)

PROWISDEV

2008

Batibo (Nord-Ouest)

SIBADEF

2008

Bamenda (Nord-Ouest)

AJPCEDES

2008

Foumban (Ouest)

Source : Meffo (2011 : 22)

Un tel dispositif assurera en permanence la formation et l'encadrement technique des groupes, ce qui contribuera à améliorer la qualité des plants produits et permettra de satisfaire les clients. Les clients pourront ainsi bénéficier des multiples avantages dus à l'utilisation des plants de qualité, tels que la maturité précoce, qui d'après la figure 21 est le second caractère recherché par les clients après les rendements élevés.

Figure 21 : Pourcentage d'utilisateurs par qualité de plants recherchée

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