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De prévention à  la détection et répression des actes constitutifs de blanchiment de capitaux en république démocratique du Congo.

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par Ferdinand Makono Kiphuni
Université de Kinshasa UNIKIN - Licence 2014
  

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d.Causes donnant lieu au blanchiment d'argent et aux paradis fiscaux

C'est ici le lieu de poser la question des savoir quelles en sont les causes qui poussent le milieu d'affaires à se tourner de préférence vers des centres financiers situés à

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l'étranger ? Au moins deux causes majeures peuvent être avancées pour répondre à cette question

Primo, l'origine illicite des capitaux, il peut s'agir de trafic des drogues, des minerais, trafic des êtres humains, le réseau des passeurs sur la mer méditerranéenne ;

Secundo, ce besoin pour les sociétés ou des entreprises d'éviter le fisc et le durcissement de la réglementation.

Notons que les raisons suscitées amènent aussi bien les criminels que les sociétés qui pourtant exercer légalement leurs activités à la recherche de moyen de dissimuler leur argent. De ce fait, les compagnies commerciales ont légitimé l'existence de comptes à l'étranger et attire les institutions le plus réputées dans les affaires41.

Quant aux criminels, ils ont développé et affiné les techniques visant à dissimuler les fonds et le propriétaire a titre illustratif : en 1968, les Etats-Unis imposèrent des contrôles sur les devise afin d'endiguer les pertes de la balance des paiements engendrées par la guerre du Vietnam .ces contrôles signifiaient que les sociétés américaines devaient désormais obtenir l'autorisation du ministre des finances pour pouvoir investir à l'étranger. En réaction, les compagnies américaines cherchent une plateforme qui leur permettait de garder leurs profits à l'étranger, disponible pour de nouveaux investissements à l'étranger. En outre, en conservant leur argent hors des frontières et en usant habituellement des clauses du code fiscal international sur le crédit fiscal, les firmes américaines pouvaient déférer l'imposition de tous leurs revenus à l'étranger. Le Bahamas offraient tous les outils nécessaires : l'argent déposé dans les banques de Bahamas n'était ni imposé ni réglementé42 il y a impossibilité de déterminer le profit imposable.

Retenons que, à l'aide de ce procédé, les milieux d'affaires concernés créent une compagnie commerciale dans le paradis fiscal laquelle, achète des biens à un exportateur affilié qui lui vend les produits à perte. Le compagnie commerciale du paradis fiscal revend ensuite les biens à un importateur affilié à des prix qui fond apparaitre pour lui une perte dans le pays consommateur. Tout le profit reste ainsi dans le paradis fiscal.

41 BAKANDAJA wa MPUNGU, Doit du commerce international : Les peurs justifiées de l'Afrique face à la mondialisation des marchés, Paris, Ed. Afrique, 2001, p.109.

42 ALAIN LABROUSSE, op.cit, p.76.

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Signalons que ces procèdes reposent sur l'incapacité des autorités fiscales tant dans les pays importateur que de l'exportateur à prouver que les prix n'ont pas été déterminé par des transactions à distance et que les trois sociétés sont sous le même contrôle43. Manifestement le secret bancaire et les arrangements en fidéicommissaire qui permettent de dissimuler le propriétaire sont tout à fait utiles dans une escroquerie basée sur le transfert de prix. .

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"Qui vit sans folie n'est pas si sage qu'il croit."   La Rochefoucault