WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

La gestion des déchets radioactifs en droit international de l'environnement


par Luc René NJOCK
Université de Yaoundé 2 (Faculté des sciences juridiques et politiques) - D.E.A. en Droit International Public et Communautaire 2009
  

précédent sommaire suivant

Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy

I- CONTEXTE DE L'ETUDE.

La gestion des déchets en général tient une place importante dans le dispositif normatif international relatif à la protection de l'environnement. La question des déchets radioactifs ne déroge pas à la règle. Situer cette question dans l'actualité mérite un retour dans l'histoire. En effet, si l'industrie nucléaire semble être une réponse satisfaisante au concept du développement durable du point de vue de la préservation des énergies non renouvelables, sa divulgation n'a cependant pas connu une grande médiatisation. La technologie nucléaire est restée pendant un certain temps une affaire d'Etat. L'année 1986 est une année charnière dans la prise en compte du risque environnemental lié aux effluents radioactifs. La catastrophe de Tchernobyl a révélé le caractère préoccupant de la probabilité d'un accident nucléaire et de ses effets sur l'environnement. Ainsi, notre étude se révèle actuelle du fait de la permanence du danger lié aux déchets radioactifs, laquelle découle du développement continuel de l'industrie nucléaire. La preuve nous a une fois de plus été donnée par la catastrophe nucléaire subséquente aux tremblements de terre et tsunami survenus au Japon à partir du 11 mars 2011. Le problème devient encore plus préoccupant lorsqu'on observe l'expansion du domaine dans le continent africain, lequel ne semble pas, du point de vue infrastructurel et financier capable de bien gérer ses déchets.

La durabilité de l'étude de la gestion des déchets radioactifs se justifie par la prise en compte de la question dès l'aube des années 1960. En effet, si le droit de l'environnement semble s'affirmer en tant que discipline juridique après la conférence de Stockholm en 1972, il est à reconnaître que des normes protégeant l'environnement étaient éparpillées à travers des conventions et des déclarations, au sein d'organisations internationales. Le droit international de l'environnement est incontestablement la discipline la plus tentaculaire du droit des gens. De par sa nature protectrice de la nature, il se déploie dans des champs disciplinaires dont l'objectif premier n'est pas la protection de l'environnement. Il demeure important de noter que, bien que les déchets radioactifs rentrent dans l'encadrement des déchets dangereux et toxiques, ils font cependant l'objet d'une réglementation spécifique à travers un certain nombre de textes qui soit excluent de leur champ d'application les déchets radioactifs, soit consacrent leur corpus exclusivement aux déchets radioactifs, à cause de leur degré de toxicité irrémédiablement élevé. Quelque soit la visée ou l'objectif poursuivi dans ces cas, il n'en demeure pas moins que la réglementation liée aux déchets radioactifs qui au départ était justifiée par des nécessités sécuritaires est de plus en plus motivée par des préoccupations environnementalistes. Le droit de l'environnement reste ainsi dans son champ d'intérêt en s'intéressant aux déchets radioactifs.

3

précédent sommaire suivant






Extinction Rebellion








"Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots"   Martin Luther King