WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Crise de la société et mouvements sociaux: étude des mouvements estudiantins à l'Université de Lomé

( Télécharger le fichier original )
par Komi Mawunam VIAGBO
Université de Lomé - Maîtrise en sociologie politique 2007
  

sommaire suivant

Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy

DEDICACE

A feu VIAGBO Koffi Kouman Milédji,

Mon cher papa, qui aurait tant souhaité assister à cette soutenance,

fruit de ses nombreux sacrifices,

Je dédie ce travail.

REMERCIEMENTS

Les apports de toutes sortes (conseils, critiques objectives, informations, soutiens moral, matériel et technique) ont été déterminants dans la réalisation de cette recherche. Je m'en voudrais donc de ne pas témoigner ma gratitude à toutes ces personnes qui m'ont soutenu.

Elles sont nombreuses et ce serait un risque que de vouloir les citer toutes sans en omettre certains. Néanmoins, je me permets d'en mentionner quelques unes.

D'entrée, je voudrais remercier Monsieur DANIOUE Tamasse Roger, maître-assistant de sociologie politique, qui, malgré ses diverses occupations, a dirigé ce mémoire avec attention et rigueur.

Ensuite, l'expression de ma reconnaissance s'adresse aux membres du jury pour avoir accepté d'évaluer ce travail.

A Mme KPAKPO Pépévi et M. AGBOVI Vincent, tous deux enseignants au département de sociologie, qui m'ont donné des conseils utiles, je dis merci.

Je ne saurai passer sous silence tout le sacrifice consenti par mon grand frère VIAGBO Yaovi Frédéric, pour financer mes études universitaires.

Je remercie également Mlle ADJAKPLE Marie, Mme DALMEIDA Véronique, épouse VIAGBO, M. et Mme VIAGBO Max, M. VIAGBO Yao Pascal, VIAGBO Aféfa Florence, VIAGBO Dénise, VIAGBO Rufin, Mana, Sényo, Aményo, Akpédjé, Kossito pour leur soutien.

Je remercie par ailleurs KOUDAYA Roland, HOUSSOU Georges, DJADOU Samuel, DJODJI Marcel, KOLA Augustin, ZIKPI Cael, Essé AMAIZO pour les appuis de toutes sortes.

Mes sincères remerciements vont également à ATCHIKITI Jean et TEKO Eric pour leurs encouragements.

Je remercie enfin Mlle ATRAMAH Isabelle pour ses conseils et assistances de toutes sortes.

Je termine cette marque de reconnaissance en réaffirmant à vous tous que votre apport, quel qu'il soit, fut pour moi un réel réconfort moral. Soyez rassurés, l'oeuvre qui est là est aussi la vôtre.

SOMMAIRE

DEDICACE 2

REMERCIEMENTS 3

LISTE DES ACRONYMES 5

INTRODUCTION 7

PREMIERE PARTIE : CADRES THEORIQUE, PHYSIQUE, CONCEPTUEL
ET METHODOLOGIQUE
10

CHAPITRE 1er : CADRES THEORIQUE ET CONCEPTUEL DE L'ETUDE 11

CHAPITRE 2ème : METHODOLOGIE DE LA RECHERCHE 31

CHAPITRE 3ème : CHAMP D'ETUDE 38

DEUXIEME PARTIE : PRESENTATION ET ANALYSE DES DONNEES - INTERPRETATION DES RESULTATS 56

CHAPITRE 4ème : PRESENTATION ET ANALYSE DES DONNEES 57

CHAPITRE 5ème : INTERPRETATION DES RESULTATS 87

CONCLUSION - RECOMMANDATIONS 93

BIBLIOGRAPHIE 96

ANNEXES 102

LISTE DES ACRONYMES

AETB : Association des Etudiants Togolais de l'Université du Bénin.

AMENTO : Amicale des Etudiants du Nord Togo.

ATLP : Association Togolaise pour la Liberté de la Presse.

ATLT : Association Togolaise de Lutte contre la Torture.

BU : Bibliothèque Universitaire.

CAFMICRO : Centre Inter Africain de Formation à la Maintenance Micro informatique.

CES : Centre d'Enseignement Supérieur.

CEUB : Conseil des Etudiants de l'Université du Bénin.

CEUL : Conseil des Etudiants de l'Université de Lomé.

CIC : Centre d'Informatique et de Calcul.

CNTT : Confédération Nationale des Travailleurs du Togo.

COUL : Centre des OEuvres Universitaires de Lomé.

CUT : Comité de l'Unité Togolaise.

DA : Direction des Archives.

DAAS : Direction des Affaires Académiques et de la Scolarité.

DGDU : Direction de la Gestion du Domaine Universitaire.

DIRECOOP : Direction de l'Information, des Relations Extérieures et de la Coopération.

DPP : Direction de la Planification et de la Prospective.

DPSRMT : Direction des Prestations de Services et des Relations avec le Monde du Travail.

DR : Direction de la Recherche.

DRH : Direction des Ressources Humaines.

DTG : Deutsche Togo Gesellschaft.

EAM : Ecole des Auxiliaires Médicaux.

ENSI : Ecole Nationale Supérieure d'Ingénieurs.

ESA : Ecole Supérieure d'Agronomie.

ESSD : Ecole Supérieure de Secrétariat de Direction.

ESTBA : Ecole Supérieure des Techniques Biologiques et Alimentaires.

FAR : Front des Associations pour le Renouveau.

FASEG : Faculté des Sciences Economiques et de Gestion.

FAT : Forces Armées Togolaises.

FDD : Faculté De Droit.

FDS : Faculté Des Sciences.

FESTO : Fédération des Etudiants et Scolaires du Togo.

FLESH : Faculté des Lettres Et Sciences Humaines.

FMMP : Faculté Mixte de Médecine et de Pharmacie.

FOR : Front de l'Opposition Réuni.

HACAME : Haut Conseil des Associations et Mouvements Estudiantins.

HCR : Haut Conseil de la République.

INSE : Institut National des Sciences de l'Education.

IUT de Gestion : Institut Universitaire de Technologie de Gestion.

JORT : Journal Officiel de la République Togolaise.

JRPT : Jeunesse du Rassemblement du Peuple Togolais.

LTDH : Ligue Togolaise des Droits de l'Homme.

MEET : Mouvement pour l'Epanouissement de l'Etudiant Togolais.

MONESTO : Mouvement National des Etudiants et Stagiaires du Togo.

ONU : Organisation des Nations Unies.

PTP : Parti Togolais du Progrès.

PUT : Parti de l'Unité Togolaise.

RPT : Rassemblement du Peuple Togolais.

SNETSS : Syndicat National de l'Enseignement Technique, Secondaire et Supérieur.

SPSS : Statistical Package for Social Sciences.

UB : Université du Bénin.

UL : Université de Lomé.

UNET : Union Nationale des Etudiants du Togo.

UNTT : Union Nationale des Travailleurs du Togo.

INTRODUCTION

Toute la recette d'une révolution chez les jeunes est énoncée en ces termes par Alfred SAUVY (1970 : 99) : « les rassembler dans les locaux communs aussi nombreux et entassés que possible, leur assurer des conditions de vie insuffisante, les orienter culturellement vers l'abstrait, de façon qu'ils ne puissent accéder facilement à la vie active et en aient lourdement l'impression, négliger ou bannir les efforts physiques et le travail manuel, leur donner une conscience suffisante de leur état sans pour autant leur faire connaître les rouages de la société, (...), attendre un mouvement d'impatience et envoyer la police pour le calmer ». Cette recette est observée sur toute l'Afrique des années d'avant 1990, au point où les jeunes n'ont pas hésité à provoquer à partir de 1990, la révolution dans les différents pays du continent.

Au Bénin, les étudiants et les syndicats de la fonction publique notamment les enseignants, se sont affirmés comme fer de lance de l'opposition avec le Parti communiste du Dahomey. Au Sénégal, les jeunes urbains ont circonscrit un espace aisément repérable de la contestation du régime d'Abdou DIOUF. Au Mali, les multiples manifestations et les violences qui s'en suivent sont menées par des jeunes chômeurs diplômés, des étudiants, mais aussi par toute une couche de la jeunesse urbaine, qui, en rupture avec l'ordre familial traditionnel, est entrée dans le commerce informel et la débrouillardise pour survivre. En côte d'Ivoire, si les étudiants et les enseignants ont été les principaux groupes faisant nombre lors des manifestations au début des années 1990, ce sont les syndicats de transporteurs (notamment les chauffeurs de taxis et de poids lourds) qui ont lancé la contestation collective du régime de feu Président Félix Houphouët-Boigny.

Les mouvements violents d'insurrection de 1991 à Lomé qui ont accéléré le changement politique en poussant le régime togolais à accepter la réunion d'une conférence nationale, « peuvent être compris comme une révolte des citadins contre un pouvoir considéré comme étranger » (Gervais-Lambony, 1994).

Que retenir de ces différentes agitations sociales qui secouent l'Afrique des années 1990 ? Qu'est ce qui peut à nouveau justifier leur persistance malgré les mesures prises par les différents gouvernements pour les éviter ?

La réponse à ces deux interrogations majeures constitue la préoccupation principale de ce mémoire qui s'appuie sur un cas pratique : les mouvements estudiantins de l'Université de Lomé.

Interrogé en 1991 sur ce qui l'a conduit à l'étude des mouvements sociaux, Alain TOURAINE répondait : « ... J'ai passé beaucoup de temps dans une usine et puis j'ai réfléchi à partir de ce que je voyais et cela m'a amené à l'idée générale de mouvement social. » (Entretien avec Stefan JAFFRIN, 1991).

Qu'est ce qui peut alors justifier l'étude des mouvements étudiants de l'université de Lomé comme sujet de mémoire de maîtrise ?

Il faut rappeler que les vraies contestations ouvertes au Togo ont commencé en 1990 et le commun des mortels, non habitué à ce fait, ne peut se passer de se poser des questions sur ces agitations sociales. Ces interrogations deviennent beaucoup plus préoccupantes du moment où l'on étudie des théories en sociologie.

Comme l'a si bien relevé Alain TOURAINE, pour un étudiant en sociologie à l'Université de Lomé qui a passé beaucoup de temps dans un campus toujours « agité », la réflexion s'impose et, l'étude s'en suit.

Une autre raison qui peut justifier le choix de ce sujet, c'est son actualité et son universalité. En effet, que ce soit aux USA, en Europe, en Asie ou encore en Afrique, la répression se révèle être le moyen le plus utilisé pour tenir en échec les mouvements sociaux qui occupent quotidiennement la une des médias. Les exemples de mouvements abondent : alter mondialistes, écologistes, corporatifs, étudiants...

Il importe dès lors d'étudier l'efficacité des différentes formes de répression.

Pour réussir cette étude, le plan suivant a été adopté :

- une première partie avec trois chapitres est consacrée aux cadres théorique, physique, conceptuel et méthodologique de la recherche;

- une deuxième et dernière partie présente, analyse et interprète les données.

PREMIERE PARTIE :

CADRES THEORIQUE, PHYSIQUE, CONCEPTUEL ET METHODOLOGIQUE

CHAPITRE 1er : CADRES THEORIQUE ET CONCEPTUEL DE L'ETUDE

sommaire suivant