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Analyse comparative de la prise ne charge et du coût des soins d'un épisode du paludisme simple chez les enfants de moins de 5 ans dans les centres de santé St Joseph, Esengo et Déborah

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par Eddy Kieto Zola
Ecole de Santé Publique de l'Université de Kinshasa - DES en Economie de la Santé 2004
  

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b) De 1980 à 1990

Aux débuts des années 80, l'Etat a continué, tant bien que mal, à assurer le financement des soins de santé sur l'ensemble du territoire national, grâce à un réseau des structures de santé qui marchaient encore. L'échec de l'objectif de développement fixé pour 1980, amena rapidement le Gouvernement du Zaïre (de l'époque) à transférer vers la population, les partenaires internationaux et les privés la charge de financer la santé. Cela aura de nombreuses conséquences, principalement dans les milieux sans intérêt particulier pour ces privés nationaux ou internationaux. Il s'en est suivi, sur le plan de l'équité dans l'offre de services des soins, des disparités plus qu'évidentes dont le comble est la marginalisation pure et simple des démunis.

Le désengagement progressif de l'Etat a été mieux documenté dans la Zone de santé de Kasongo : « La déclaration de ALMA ATA, qui venait de définir les groupes cibles, les activités prioritaires et le rôle de la participation dans le processus de développement sanitaire, présupposait une augmentation massive des cadres et des budgets de santé par la mobilisation des ressources nationales et l'accroissement de la solidarité internationale. Erreur, ni l'un ni les autres ne se sont réalisées. Les subsides gouvernementaux à la Zone de Santé de Kasongo, à l'Est de la RDC sont passés des 0,45 USD par habitant par an en 1981 à moins de 0,10 USD en 1986.

Les salaires de l'Etat commencèrent à accaparer une part grandissante et incompressible du budget récurrent, tout en se dévalorisant ». Van Lerberghe9(*) constate qu'  « au début des années 1980, on pouvait paradoxalement rencontrer au Zaïre des infirmiers dont le salaire permettait en tout et pour tout d'acheter un oeuf par jour, des médecins qui touchaient l'équivalent d'un casier de bière par mois ».

En ce qui concerne les médicaments, le budget d'achat qui était de 16 à 18 millions de dollars par an jusqu'en 1976, est tombé quasiment à zéro pendant les années 80 (Van Lerberghe W, 2001) comme le montre le graphique 1.

Figure n* 1 : Evolution du budget médicaments de la R.D.Congo

de 1976 à 1989 en millions de dollar US.

Source : Réformes et Politiques de Santé, W.V.Lerberghe, 2001.

Sur le plan de politique de financement des soins, le Gouvernement a ratifié, en 1982, l'engagement pour le développement du système des zones de santé, lequel reposait, du point de vue de la stratégie de financement, sur le partage des coûts. C'est ainsi que les fonds d'assistance des partenaires seront surtout orientés à couvrir les dépenses d'investissement, le paiement des primes et salaires de base pour le personnel engagé localement tandis que les frais de fonctionnement des structures centrales et intermédiaires seront supportés par le Gouvernement ou par autofinancement pour les dépenses de fonctionnement et d'entretien du niveau périphérique. Cette disposition de couvrir les dépenses de fonctionnement conduira les zones de santé à instaurer des services de santé payants et à introduire des mécanismes de survie par le recouvrement des coûts des soins.

* 9 W.V. Lerberghe « Réformes et politiques de santé », CIPS 2000-2001

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