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Analyse comparative de la prise ne charge et du coût des soins d'un épisode du paludisme simple chez les enfants de moins de 5 ans dans les centres de santé St Joseph, Esengo et Déborah

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par Eddy Kieto Zola
Ecole de Santé Publique de l'Université de Kinshasa - DES en Economie de la Santé 2004
  

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CHAPITRE 2 : GENERALITES SUR LE PALUDISME.

2.1. DEFINITION.

D'après la prophylaxie des maladies transmissibles à l'homme13(*), le paludisme (palus = marais) ou malaria (= mauvais air) est une érythrocytopathie due à un hématozoaire, du genre Plasmodium, transmis par un moustique, l'anophèle femelle.

Un cas de paludisme est tout sujet présentant une fièvre lors de la consultation ou une histoire de fièvre endéans 48 heures14(*) (T° >= 37,5°C).

Selon le dictionnaire médical pour les régions tropicales, le paludisme est un malaise général accompagné de fièvre apparaissant pendant les quelques jours qui précèdent les accès paludéens aigu chez un sujet non prémuni15(*).

 

Toutes ces différentes définitions nous amènent à faire une différence entre le paludisme simple et grave.

En effet, le paIudisme simple est une maladie généralement caractérisée par une fièvre dépourvue de signes généraux de danger tels que les convulsions, la léthargie ou l'inconscience, le refus de téter ou de boire, les vomissements incoercibles tandis que le paludisme grave est tout cas de fièvre avec un ou plusieurs signes de danger ou de complication (PNLP, 2004).

2.2. HISTORIQUE ET ACTUALITE16(*).

Avant 1630, on distinguait déjà, parmi les fièvres intermittentes, la « fièvre des marécages ». En 1630, Don Francisco Lopez apprend des Indiens du Perou les vertus de l'écorce du quinquina : les fièvres sont divisées en deux groupes, selon leur sensibilité ou leur résistance à cette drogue. Pelletier et Caventou (1820) en isolent l'alcaloïde actif, la quinine ; que Maillot utilise au cours de la campagne d'Algérie (1830).

L'agent pathogène est découvert en 1880 par Laveran à Constantine. Marchiafava, Celli et Golgi distinguent bientôt trois espèces parasites de l'homme : plasmodium vivax, Plasmodium falciparum et plasmodium malariae. De 1895 à 1897 , la transmission de cette affection par un moustique du genre Anophèle est soupçonnée par Ross et confirmée par Grassi en 1898. Stephens isole en 1922 une quatrième espèce plasmodium : Plasmodium ovale.

En 1948, Shortt et Garnham mettent en évidence l'existence de formes exoérythrocytaires tissulaires dans le foie expliquant ainsi la phase prépatente et peut-être la survenue des rechutes (accès de reviviscence schizogonique).

De 1820 jusqu'à 1940 environ, aucun progrès thérapeutique n'avait été réalisé, mais peu avant la seconde guerre mondiale, la chloroquine, premier antipaludique de synthèse, est préparée et ouvre la voie à toute une série de dérivés.

La guerre du pacifique à partir de 1942, privant les Américains des plantations Indonésiennes de quinquina, active les recherches, contre le vecteur , les insecticides de contact, à effet rémanent tel le DDT, sont dès la fin de la guerre largement utilisés. Grâce à ces nouvelles armes, l'éradication du paludisme paraît possible.

En 1957, elle est entreprise à l'échelle mondiale par l'Organisation Mondiale de la santé (OMS). Après des succès rapides surtout en zones subtropicale et tempérée, dans les pays développés, dans les îles, les progrès deviennent lents, en particulier dans les pays déshérités.

La résistance des vecteurs au DDT apparaît ; les insecticides de remplacement sont beaucoup plus onéreux (4 à 10 fois plus). En 1961, l'avenir s'assombrit de la découverte de souches de P. falciparum résistantes aux amino-4-quinoléines, antipaludiques de synthèse largement utilisés, et leur extension mondiale est actuellement inquiétante.

En 1968, force est de redéfinir un programme de lutte visant à contenir les effets de la maladie (mortalité, morbidité) plutôt qu'à l'éradiquer. Enfin, les succès acquis ne sont pas toujours définitifs, comme le montrent les récentes épidémies apparues dans des régions autrefois débarrassées de la maladie.

Actuellement, la recherche demeure orientée vers la lutte anti-vectorielle, le traitement curatif et prophylactique, la vaccination ; contre le vecteur les problèmes sont d'ordre technique (résistance aux insecticides), mais surtout économique (coût des insecticides et de leur mise en oeuvre) ; le traitement du paludisme requiert de nouveaux produits efficaces contre les souches de P falciparum résistantes aux amino-4-quinoléines, et des antipaludiques à visée exoérythrocytaire.

L'immunothérapie est sans doute la voie d'avenir, qu'il s'agisse d'immuno-stimulation non spécifique, ou surtout d'un vaccin dont la mise au point quoique difficile ne paraît plus utopique en raison des succès obtenue en expérimentation animale, de la réussite de la culture in vitro des stades érythrocytaires, puis hépatiques de P. falciparum (Trager et Jensen 1976, Mazier et al. 1985), des progrès de la biologie moléculaire des mécanismes immunitaires engendrés par l'infection plasmodiale. Trois types de vaccin sont à l'étude, selon que la cible est le mérozoite, le sporozoite ou le gamétocyte.

* 13 Tshefu K et Kiyombo M : « santé des groupes spécifiques et lutte contre la maladie », annexe du module :

Prophylaxie des maladies transmissibles, ESP 2002-2003, p92

* 14 Fiche technique n°1 du PNLP, 2004

* 15 Bernard et Geneviève Pierre : « Dictionnaire médical pour les régions tropicales », édit BERPS, p544

* 16 Tshefu K et Kiyombo M, op cit, p91

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