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Analyse comparative de la prise ne charge et du coût des soins d'un épisode du paludisme simple chez les enfants de moins de 5 ans dans les centres de santé St Joseph, Esengo et Déborah

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par Eddy Kieto Zola
Ecole de Santé Publique de l'Université de Kinshasa - DES en Economie de la Santé 2004
  

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2.3. EPIDEMIOLOGIE.

Les agents pathogènes : les quatre plasmodies humaines.

Les quatre espèces plasmodiales parasitaires de l'homme sont :

Ø Plasmodium falciparum

Ø Plasmodium vivax

Ø Plasmodium ovale

Ø Plasmodium malariae

1. Plasmodium falciparum :

c'est l'espèce la plus redoutable, celle qui tue ; c'est aussi la plus largement répandue, mais dans les régions chaudes seulement. En effet, le développment du cycle chez le moustique nécessite une température supérieure à 18°C, d'où l'absence de cet hématozoaire dans les montagnes tropicales et dans les régions tempérées.

Son cycle exoérythrocytaire dure seulement 7 à 15 jours et il n'y a pas de reviviscence schizogonique ; la longévité du parasite ne dépasse habituellement pas deux mois, mais peut atteindre six mois ou même un an. P. falciparum parasite toutes les hématies, quel qu'en soit l'âge de telle sorte que plus de 10% des globules rouges peuvent être parasités.

La schizogonie érythrocytaire dure habituellement 48 heures (parfois mois) et s'effectue presque exclusivement dans les capillaires viscéraux, encéphaliques notamment : nous reverrons les conséquences cliniques de ce phénomène. Les frottis de sang ont une allure monotone du fait de la présence uniforme de trophozoites annulaires (schizontes et rosaces restent dans les capillaires profonds) ; ces trophozoites, graciles, ont un aspect en bague à chaton ; le polyparasitisme d'une hématie est fréquent. La orme des gamétocytes, en cigare, en banane ou en faux, a valu son nom à cette espèce plasmodiale.

2. Plasmodium vivax :

Largement répandue, mais moins intensément que P. falciparum, cette espèce plasmodiale se rencontre du 37° degré de latitude nord au 25° degré de latitude sud.

La durée de son cycle exoérythrocytaire primaire varie de 15 jours à 9 mois, selon la souche et des éléments parasitaires subsistent dans le foie pendant plus de deux ans et sont à l'origine des accès de reviviscence schizogonique survenant à distance de l'infestation. P vivax parasite surtout les hématies jeunes (rétculocytes) ; la parasitémie érythrocytaire dure 48 heures, ce qui correspond au rythme de tierce des accès intermittents.

C'est hématozoaire parasite les hématies vieilles (1 à 2%) qu'il diminue de volume sans qu'apparaissent de granulations. Morphologiquement, P. malariae est caractérisé par l'abondance et la précocité d'apparition du pigment souvent visible dès le stade de trophozoite annulaire, la disposition en bande quardrilatère ou équatoriale de ses schizontes, la régularité de ses rosaces qui réalisent les « corps en marquerite », et l'aspect de ses gamétocytes petits ; ronds et denses.

Morphologiquement, les schizontes sont animés de mouvements amoeboides que fixe la coloration de May-Grunwald-giemsa ; les rosaces sont irrégulières ; les gamétocytes sont ronds et souvent excentrés ; l'hématie-hote, plus grande que les hématies normales, contient de nombreuses granulations de Schuffner qui résultent de la dégradation de l'hémoglobine et lui donnent un aspect moucheté.

3. Plasmodium ovale.

Très proche de P. vivax, avec lequel il a longtemps été confondu, il le remplace là où cette espèce n'existe pas (Afrique noire). Son incubation varie de 15 jours à plusieurs mois ; sa longévité est importante. La schizogonie érythrocytaire dure 48 heures (fièvre tierce). P. ovale parasite les hématies jeunes ; le polyparasitisme est possible ; l'hématie-hote, de grande taille, est ovalisée et ses bords sont déchiquetés ; elle contient précocement de nombreuses granulations de Schuffner.

4. Plasmodium malariae.

Sa distribution géographique est clairsemée. Son incubation est d'environ trois semaines. Des rechutes peuvent survenir pendant au moins trois ans, parfois vingt ans et même davantage : elles seraient dues à des formes érythrocytaires latentes et s'exprimeraient à l'occasion d'une agression, telle une intervention abdominale, en particulier une splénectomie. La schizogonie érythrocytaire de P. malariae dure 72 heures, d'où le rythme de quatre des accès intermittents.

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