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Analyse comparative de la prise ne charge et du coût des soins d'un épisode du paludisme simple chez les enfants de moins de 5 ans dans les centres de santé St Joseph, Esengo et Déborah

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par Eddy Kieto Zola
Ecole de Santé Publique de l'Université de Kinshasa - DES en Economie de la Santé 2004
  

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2.4. MODES DE TRANSMISSION.

On distingue trois étapes du cycle des plasmodiums ;

Ø Etape anophélienne, avec son cycle sexué (ou sporogonique)

Ø Etape humaine tissulaire, avec son cycle asexué (ou schizogonique) hépatique, et le stochage éventuel d'hypnozoites.

Ø Etape humanie vasculuaire ou érythrocytaire, avec son cycle asexué (schizogonique) et l'amorce du cycle sexué.

CYCLE DES PLASMODIUMS :

Ø Chez l'homme s'effectue la multiplication asexuée ou schizogonique des plasmodies17(*).

Au cours de la pigure, le moustique infecté injecte avec sa salive des centaines de parasites, sous forme de sporozoites fusiformes (8 à 12 m X 1 m) qui ne restent dans la circulation sanguine qu'une demi-heure. Ils gagnent rapidement le foie où s `effectue le cycle exoérythrocytaire primaire (syn. :cycle pré-érythrocytaire, schizogonie tissulaire primaire) : les sporozoites pénètrent dans les hépatocytes où ils se « cachent » sous le nom de cryptozoites ; ceux-ci grossissent, leur noyau se divise et en une semaine environ est constitué un schizonte mature ou corps bleu, basophile, volumineux (40 à 100 m) contenant quelques milliers de noyaux, déformant l'hépatocyte hôte et repoussant son noyau en périphérie.

L'éclatement du corps bleu libère de nombreux mérozoites qui, pour la plupart, s'embolisent dans les capillaires sinusoïdaux et passent dans la circulation, amorçant les premières schizogonies sanguines. Cependant, en cas d'infestation par P. vivax, ou P. ovale, certains cryptozoites peuvent rester quiescents pendant un temps variable ( quelque mois à plusieurs années) déterminé génétiquement selon la souche.

Lors que ces parasites quiescents, appelés hypnozoites, entrent en division, effectuant un cycle exoérythrocytaire secondaire, ou plutôt retardé (syn. : Schizogonie tissulaire secondaire), ils sont à l'origine de nouveaux corps bleus susceptibles de réensemencer le sang en mérozoites des mois ou des années après la primo-invasion et de déterminer ainsi des reviviscences schizogoniques érythrocytaires. Il y aurait ainsi 2 populations de sporozoites, les uns évoluant immédiatement jusqu'au stade de corps bleu intrahépatique et les autres, les hypnozoites restant un certain temps « endormis » dans les hépatocytes. P. falciparum (et P. malariae sans doute) ne comporte ni hypnozoite ni schizogonie tissulaire secondaire.

Dans le sang s'effectue le cycle asexué érythrocytaire (syn. : schizogonie érythrocytaire à. Chaque mérozoite pénètre par endocytose dans une hématie et s'y transforme en trophozoite. Celui-ci mesure 2 à 3 m et possède une volumineuse vacuole nutritive qui refoule en périphérie son cytoplasme et son noyau. Il grossit, et son noyau se divise : c'est alors un schizonte qui se charge de pigment malarique ou hémozoine. La multiplication des noyau dont chacun s'entoure d'une plage cytoplasmique forme un schizonte mur ou un corps en rosace.

Parallèlement, l'hémoglobine se dégrade et dans l'hématie parasitée, apparaissent des granulations de schuffner (P. vivax, P. ovale), des tâches de Maurer (P. falciparum) ou rien. Le corps en rosace dilaté et mûr éclate ; cet éclatement, contemporain de l'accès fébrile, libère des mérozoites qui vont parasiter des hématies vierges et effectuer de nouveau cycles schizogoniques érythrocytaires.

Chaque cycle érythrocytaire dure 48 heures pour P. vivax, P. ovale, ou P. falciparum et 72 heures pour P. malariae. Lors de l'éclatement des rosaces, l'hémozoine libérée est phagocytée soit dans le sang par des polynucléaires neutrophiles ou des monocytes, qui deviennet mélanifères, soit par des histiocytes dans le foie (cellules de Kupffer), la rate ou la moelle hématopoiétique. Dans le sang s'amorce enfin le cycle sexué ou sporogonique.

Après plusieurs cycles schizogoniques, apparaissent dans les hématies des éléments à potentiel sexuel, les gamétocytes mâles et femelles.

Ø Chez l'anophèle femelle s'effectue le cycle sexué ou sporogonique.

En prenant son repas sanguin sur un paludéen,, l'anophèle femelle absorbe des trophozoites, des schizontes, des rosaces, des gamétocytes. Les éléments asexués sont digérés et seuls les gamétocytes ingérés assurent la poursuite du cycle.

Dans l'estomac du moustique, le gamétocyte mâle se transforme en gamète par exfflagellation, le gamétocyte femelle par expulsion de corpuscules chromatiniens. La fécondation du gamète femelle donne un noeud mobile, l'ookinète, qui traverse la paroi de l'estomac de l'anophèle et se fixe au niveau de sa face externe formant l'oocyste, dans lequel s'individualisent les sporozoites. Libérées par l'éclatement de l'oocyste, ces derniers gagnent avec prédilection les glandes salivaires de l'anophèle.

La durée du cycle sporogonique varie de 10 à 40 jours selon la température et l'espèce plasmodiale. Elle est de 12 jours pour P. falciparum en Afrique tropicale. Le cycle s'arrête lors que la température moyenne est inférieures à 16°C pour P. vivax et à 18°C pour P. falciparum.

* 17 Tshefu K et Kiyombo M, op cit, p92

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