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Regard des acteurs de terrain sur les conduites addictives des jeunes (représentations sociales, pensée sociale et logique d'accompagnement )

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par Julie Boussoco
Université de Provence Aix en Provence - Master II psychologie sociale de la santé 2012
  

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1.4. Éléments de représentation des consommations

Ce thème regroupe différents sous-thèmes qui donnent une représentation des produits associés à l'addiction. Nous y retrouvons les produits/sans produits, la classification et la place du produit.

4 A propos des usages avec produits ou sans produits, nous notons divers éléments :

Nous distinguerons le fait de citer le produit et le fait de le rencontrer dans sa pratique. Les produits sont cités par 100% des sujets, tandis que les sans produits, le sont pour 83% ; avec

une majorité pour les nouvelles technologies (77%). Les produits auxquels se retrouvent confrontés les professionnels sont : le shit (100%), l'alcool (78%), le tabac (61%), les jeux/virtuels (44%), les réseaux sociaux, les médicaments et la cocaïne, respectivement (22%) chacun et l'alimentation (11%). On note aussi l'alimentation, le sport, la sexualité et l'addiction comme un mode de vie « moi, les jeunes que je reçois, ils sont addicts aux conneries, ils ont un comportement, comme ça, renvoyés des établissements scolaires, voilà, la moindre connerie c'est pour eux... j'ai pas envie de dire délinquance, mais que des conneries quoi, voilà tout est mis un peu en échec... et je dis addict, parce que ils peuvent pas s'en empêcher, donc ça va durer 2, 3 ans » (n°22a). Et nous observons des poly-consommations (28%) « et souvent les consommations, elles sont liées, ils fument et ils boivent » (n°3)

Ainsi, le shit, l'alcool, le tabac et les jeux virtuels sont les plus cités. Et les conduites addictives pourraient être vues plus comme un mode de vie à rattacher à l'adolescence.

4 Pour ce qui est de la classification des usages, nous avons mis en évidence :

Le prix (22%) « ouais de la bière parce que c'est pas cher, » (n°11)

La distinction drogue dure/drogue douce (28%) « c'est le shit, et les drogues plus ou moins dures » (n°1)

La hiérarchie des produits dangereux (33%) « Donc comme je dis toujours: " il vaut mieux être addict du sport, que...". Mais le tricot aussi!! j'veux dire, ben voilà, les grandmères qui tricotent du matin au soir, elles fuient aussi autre chose, elles fuient la solitude, l'ennui, enfin bon. Sauf que ça fait moins de mal de tricoter, si ce n'est d'avoir les doigts un peu crochus, faire trop de sport, ça fait un peu des tendinites, enfin voilà. Les conséquences ne sont pas les mêmes. » (n°7)

La légalité (33%) « Je vous ai pas parlé de cigarette parce que pour le coup c'est légal. » (n°18)

La notion de tabou et de banalisation (22%) « alors moi je constaterai beaucoup d'alcool, mais ils en parlent pas... j'ai l'impression qu'ils parlent moins facilement de l'alcool que de, que du pétard, c'est marrant » (n°7) ; « les jeux vidéos c'est plus caché » (n°3) ; « Beh, là pour l'alcool, c'est vrai que pour nous, on a une population, euh, a 90% magrébine, donc pour eux l'alcool ça reste tabou » (n°5)

Ainsi, les produits sont classés selon le prix, (donc plus ou moins abordables par des jeunes), la différenciation dure/douce, leur risque en terme de dépendance plus ou moins rapide et nocive, leur légalité, leur tabou (l'usage régulier de shit étant moins tabou dans les moeurs que l'alcool ou le jeu vidéo).

4 Pour ce qui relève de la place du produit dans la consommation, nous remarquons :

· L'usage (50%) « sûr c'est pas une drogue en soi, ou n'importe quelle drogue, c'est en fonction de la personne et du moment etc, de plein de choses, il ne faut pas non plus tomber, non plus dans le, ça fait pas de mal de boire un verre de vin quoi.» (n°12),

· L'effet (22%) « peu importe le mélange de produits mais il faut que ça aille vite, il faut

que ce soit fort » (n°10 ) ; « pour la première fois que j'ai bu un wisky, j'ai jamais vu

quelqu'un dire :"ohohoh, c'est super bon!". C'est amer, c'est, c'est, c'est agressif » (n°7) Ainsi, l'addiction n'est pas uniquement liée au produit, mais à l'usage que l'on en fait et à l'effet recherché. Nous pourrions alors distinguer ceux qui consomment pour le goût du produit et de façon modérée, de ceux qui consomment pour l'effet et de façon plus excessive.

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