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Regard des acteurs de terrain sur les conduites addictives des jeunes (représentations sociales, pensée sociale et logique d'accompagnement )

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par Julie Boussoco
Université de Provence Aix en Provence - Master II psychologie sociale de la santé 2012
  

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2. Analyse structurale générale

Après l'étude des liens entre les thèmes pour chaque entretien (Annexe 8), nous pouvons résumer ces liens dans les schémas ci-dessous.

2.1. Lien entre les différents éléments de la représentation de jeunes et addictions

On peut schématiser les liens entre les différentes composantes de la représentation sociale de jeunes et addictions ainsi :

Adolescence

Environnement /Sous-cultures

Jeune en souffrance

Combler / fuir

Souffrance

Société

Contexte

Interaction

Individuel

Usage

« normal »

Produit : illégal et risqué

Se tester

Créer du lien

Usage

« addict »

Addiction = Usage : Visible, Fréquent, Solitaire, Non géré et Risqué (Biopsycho-social)

Figure 4 : Organisation de la représentation sociale de l'addiction.

On remarque que l'usage serait dichotomique : l'usage « normal » et l'usage « addict ». L'usage « normal » serait lié à l'adolescence ou à l'environnement, dans le but de se tester ou de créer du lien. Ce serait un usage associé au festif, au contrôle et au plaisir. Quant à l'usage « addict », il serait lié au contexte, créant de la souffrance. Ainsi le jeune serait représenté comme ayant un mal-être. Et le mécanisme en jeu consisterait à combler cette souffrance. L'usage « addict » serait basé sur une représentation de l'addiction alliant plusieurs critères : la fréquence, l'impuissance, la solitude, la visibilité et les risques associés. La représentation du produit jouerait aussi sur la représentation de l'usage comme addict, si c'est un produit « à risque » et si c'est un produit illégal.

Et cette différence normal/addict semble également être intégrée par les jeunes « Si d'un coup à une soirée, y'en a un qui se pointe avec de la coke ou commence à s'injecter, j'aimerais voir la réaction des autres autour quoi. Peut-être que là il sera plus comme, ...déviant » (n°21), notamment par rapport au tabou de l'addiction « en collectif, il n'y a personne qui parle de son mal-être, c'est, ouais c'est trop bien les soirées » (n°3). Ce tabou est

particulièrement mis en avant pour l'alcool « alors moi je constaterais beaucoup d'alcool, mais ils en parlent pas... j'ai l'impression qu'ils parlent moins facilement de l'alcool que de, que du pétard, c'est marrant » (n°7) et les jeux vidéos « les jeux vidéos c'est plus caché » (n°3). On note aussi une peur de la stigmatisation « [Tremplin] qu'est-ce que c'est ? Voilà quelle image ça renvoie ? Est-ce que c'est au vu des autres ? Est-ce que c'est un lieu où on peut aller discrètement ? » (n°11)

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