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Regard des acteurs de terrain sur les conduites addictives des jeunes (représentations sociales, pensée sociale et logique d'accompagnement )

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par Julie Boussoco
Université de Provence Aix en Provence - Master II psychologie sociale de la santé 2012
  

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5. Quels travaux nous éclairent sur les conduites addictives des jeunes ?

Nous nous proposons de présenter les différents travaux sous une perspective psychosociale, Moscovici (1984), pour ensuite les développer.

Jeune
(Individuel et
social)

 

Autrui(Famille, pairs,
groupes, autorité)

Formation de l'identité
(parents/ réseau social)
Recherche d'espaces transitionnels
Choix rationnel

Conduites
addictives

Déviance (Normes,
transgression, stigmatisation,
étiquetage, contrôle social)
Facteurs culturels ; Insertions
sociales
; Conditions
d'existence

Déni du risque (biais de
supériorité, optimisme
irréaliste, illusion
d'invulnérabilité)
Ordalie

Figure 2 : Représentation ternaire sur les conduites addictives des jeunes

5.1 Facteurs centrés sur l'interaction jeune/conduite addictive : déni du risque ; Ordalie

Peretti-Watel (2000) parle de déni du risque lorsque les personnes interrogées sur leur

perception des risques (cancer, accident de la route...) estiment en général le risque « pour soi » inférieur au risque « pour autrui ». On distingue principalement trois biais dans la littérature :

- Le biais de supériorité ou la sur-confiance (Klein & Kunda, 1993, cités par PerettiWatel, 2000) : lors d'une comparaison à autrui, la plupart des gens s'estiment supérieurs. Ce résultat est retrouvé lors de l'étude menée par Dany (2010), auprès de lycéens, sur les logiques comparatives dans l'évaluation des conduites à risque. Ceci peut aussi être considéré comme une stratégie de présentation positive de soi plus qu'un dénigrement d'autrui (McKenna et al., 1991 cités par Peretti-Watel, 2000).

- L'optimisme irréaliste et l'illusion de contrôle (Rumar, 1988 cité par Peretti-Watel, 2000) : les gens s'estiment, en général, moins exposés aux risques qu'autrui ; une certaine surestimation de son aptitude personnelle à faire face aux risques et une perception plutôt pauvre des capacités d'autrui à les gérer.

- L'illusion d'invulnérabilité (Perloff, 1983 cité par Peretti-Watel, 2000) : tendance à se percevoir comme moins susceptible qu'autrui, de subir les conséquences néfastes d'un évènement négatif. L'absence d'expérience directe de l'accident renforce cette tendance : « immunisation » ; « illusion de l'expérience ».

Pour Le Breton (2002), les conduites à risque ont souvent une fonction ordalique. L'ordalie est la manière dont chacun va interroger, par les sensations extrêmes, la mort ou le danger, pour vérifier la possibilité et le droit d'exister. Alors qu'autrefois, l'ordalie était vécue au cours de rituels collectifs de passage et ponctuait la succession de cycles de vie et l'appartenance à une classe d'âge (de l'adolescence à l'âge adulte par exemple). Aujourd'hui, la recherche de sensations est vécue de manière individuelle et se présente sous la forme de prises de risques et de conduites à risque.

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