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Contribution à  l'analyse de la chaàŽne de valeurs des produits agroforestiers : cas de dacryodes edulis (safou) dans le bas-Congo et à  Kinshasa.

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par Giresse BIFUBIAMBOTE SALAMBIAKU
Université de Kinshasa RDC - Ingénieur agronome/ économie agricole 2011
  

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3.2. DESCRIPTION DE LA CHAINE DE VALEUR DU SAFOU AU NIVEAU DES COMMERÇANTS

Les résultats que nous présentons dans cette partie viennent de l'enquête menée auprès de 105 commerçants de safou dans la province du Bas-Congo(1) et la ville province de Kinshasa(2). Cette enquête s'est déroulée du 29 janvier au 23 février 2011. Au Bas- Congo, la cité de Mbanza- Ngungu et Kimpese ont constitué nos sites d'enquête. A Kinshasa, l'enquête a été effectuée dans différents marchés, parking et dépôts où sont vendues les grandes quantités de safou.

3.2.1. Caractéristiques des commerçants de safou

Tableau 8: Age de commerçants enquêtés

 

Age

Minimum

14 ans

Moyenne

34 ans

Maximum

62 ans

Il résulte du tableau 8 que l'âge moyen de l'ensemble des commerçants enquêtés est de 34 ans. Le commerçant le plus jeune avait 14 ans d'âge et le plus vieux avait 64 ans d'âge.

Figure 6. Répartition des commerçants du safou selon le genre

Il ressort de cette figure 6 que le commerce du safou est pratiqué en grande majorité par les femmes soit 69 % que les hommes soit 31%. Ce résultat se justifie par le fait que, ce sont des femmes qui s'impliquent beaucoup plus dans la vente des produits agricoles tout comme des PAF que les hommes. Ceci vient confirmer en quelque sorte l'hypothèse de la répartition du travail le long de la chaine.

Figure 7. Répartition des commerçants selon le niveau d'étude

La figure 7 ci-dessus révèle que dans l'ensemble, tous les commerçants enquêtés ont au moins reçu une éducation formelle. 59 % des commerçants enquêtés ont atteint le niveau secondaire, 20 % ont fréquenté le niveau primaire, 21 % ont franchi le niveau supérieur. Dans l'ensemble 70% des commerçants ont un niveau (secondaire) qui leur permet de lire et écrire. Ceci est un facteur important si l'on doit envisager des initiatives en termes de renforcement des capacités des acteurs par exemple.

S'agissant de la taille du ménage, il ressort de nos investigations que le nombre de dépendants supportés par les vendeurs de safou est variable. Il est de 4 membres en moyenne. Le minimum et le maximum sont respectivement de 1 et 14 membres dépendant par commerçant.

Pour ces mêmes ménages, 54,3 % ont comme source principale de revenu le commerce (soit 57 ménages sur 105). D'autres, soit 36 % des ménages enquêtés ont comme source principale de revenu l'agriculture et 11,4 % ont comme source principale de revenu l'emploi formel.

En ce qui concerne la catégorisation des commerçants, il ressort de nos résultats que les commerçants de safou dans les 2 provinces enquêtés sont repartis en 3 catégories. 69,5 % sont détaillants, 14,3 % sont des collecteurs-grossistes, 16,2 % des producteurs-grossistes c'est-à-dire ils sont à la fois producteurs et grossistes, ils s'occupent eux-mêmes de la vente en gros de leurs produits jusqu'aux marché urbain.

En terme d'ancienneté, les résultats révèlent que la majorité des commerçants (53%) ont une expérience moyenne de 2 ans dans cette activité alors qu'il a été trouvé que certains ménages enquêtés avaient une expérience considérable allant jusqu'au tour de 30 ans dans cette activité. Ce résultat montre qu'au fil du temps, beaucoup de nouvelles personnes sont entrées dans la filière Dacryodes edulis très récemment.

Comme pour tous les autres produits saisonniers, il ressort de nos investigations que le commerce du safou ne se déroule pas toute l'année en RDC. Cela se justifie par la nature périssable du safou et le manque de maitrise des méthodes de transformation. La période propice pour la commercialisation des safou se situe entre le mois de Décembre et Avril, période de récolte.

Sur base de toutes ces contraintes, 92,4 % des commerçants enquêtés commercent aussi d'autres produits agroforestiers en dehors du safou, notamment, les mangues ; les oranges ; les avocats ; les mangoustans ; l'huile de palme ; les noix de coco ; le Makala et bien d'autres fruits et légumes. Ces produits cités sont commercialisés lorsqu'il y a la rareté de safou sur le marché et dans les zones de production. Cette rareté se manifeste beaucoup du mois de Mai au mois de Novembre.

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