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Le marketing comme facteur de compétitivité des Etablissements de Microfinance: Cas du Crédit Mutuel

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par Christian Ghislain Tchoupe Kamgang
Université Catholique d'Afrique Centrale - Maîtrise en Economie de Gestion 2006
  

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2) La responsabilité de la direction générale

Si la direction commerciale ne semble pas apporter plus qu'elle ne le fait déjà au Crédit Mutuel, cela n'est dû ni à l'incompétence de ses cadres, ni à leur mauvaise volonté. La responsabilité de cette situation est à attribuer en majeure partie à la direction générale. En effet, au Crédit Mutuel, non seulement l'activité repose essentiellement sur le directeur général, mais en plus, la délégation de pouvoir entrepris par ce dernier ne semble pas suffisante.

a- Un marketing axé sur les compétences du directeur général

Au Crédit Mutuel, presque toutes les décisions sont prises par le directeur général. Le marketing n'échappe pas à la règle. Pour comprendre cette situation, il faut revenir à la création du Crédit Mutuel en 1996. En effet, à cette époque, l'établissement n'était constitué que d'une seule agence. En 1998, il en comptait deux et en 2003 seulement quatre. Donc pendant environ sept ans, toutes les réflexions et décisions étaient effectuées par le directeur général. Cette situation semblait plutôt normale au vu de la longue expérience de celui-ci dans le secteur bancaire d'une part et de la taille de l'entreprise d'autre part.

En dépit de l'augmentation du nombre d'agences, l'activité du Crédit Mutuel est restée centrée autour de son dirigeant.

b- Une délégation des pouvoirs insuffisante

Au fil des années, le directeur général a procédé à une délégation de ses pouvoirs. Il a notamment créé un poste de responsable marketing. Cependant, dans la mesure où la direction commerciale n'a pas réellement la possibilité de prendre des initiatives, on pourrait difficilement parler de délégation de responsabilités.

En plus, la crainte de décevoir le directeur crée une certaine pression chez le responsable marketing. Par conséquent, l'avis motivé que celui-ci fournit par rapport aux dossiers qu'il traite manque parfois d'objectivité. En effet, il arrive souvent que le responsable marketing émette un point de vue plus conforme aux attentes du directeur qu'à ses propres convictions.

Or, si le responsable marketing ne peut exprimer un avis fruit de sa propre réflexion, alors il ne peut apporter grand-chose à l'entreprise. Donc, la délégation de pouvoir doit être réelle et totale. La direction commerciale devrait pouvoir soutenir une idée et avoir la possibilité de la défendre même si elle ne correspond pas au point de vue de sa hiérarchie.Chapitre 4 :

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