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Typologie des systèmes d'élevage laitier au Maroc en vue d'une analyse de leurs performances

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par Mohamed Taher Sraà»ri
Faculté universitaire des Sciences agronomiques de Gembloux, Belgique - Doctorat en Sciences agronomiques et Ingénierie biologique 2004
  

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III-3-3 Résultats et discussion

III-3-3-a Caractéristiques générales des exploitations pratiquant l'élevage bovin dans le périmètre du Gharb

La SAU des exploitations est comprise entre 0 et 275 ha avec une moyenne de 17,5 ha. Ce résultat, nettement supérieur aux données de toute la plaine du Gharb, s'explique par notre décision de faire représenter dans l'échantillon de grosses étables (privées ou étatiques), ce qui tire les résultats vers des moyennes plus élevées. Au total, 63 % des éleveurs ont une SAU inférieure à 10 ha et 43 % à 5 ha. Le mode d'appropriation privée, « melk », et le collectif sont les statuts fonciers les plus représentés, mais on rencontre également des agriculteurs établis sur des lots étatiques de la réforme agraire. Dans 56 % des cas, la main d'oeuvre est essentiellement familiale, sans embauche de salariés permanents. Environ 30 % des exploitations ont une main-d'oeuvre mixte (familiale et salariée) et 14 % des exploitations ont une main-d'oeuvre d'origine exclusivement salariée. L'agriculture familiale (2,6 UTH par exploitation) est largement représentée dans cet échantillon. Les exploitations étant faiblement mécanisées, les travaux d'entretien sont réalisés manuellement ; les gros travaux de mise en cultures sont effectués soit par traction animale ou de façon mécanique (location de matériel).

La part des cultures fourragères au sein de l'assolement varie de 0 à 100 %. On relève à ce propos trois grandes tendances pour caractériser cette variation , (i) une spécialisation en élevage, avec 26 éleveurs ayant 100 % de leur SAU réservés aux cultures fourragères, (ii) une diversification de type polyculture/élevage pour 41 exploitations très diversifiées avec moins de 20 % de Surface Fourragère Principale (SFP) au sein d'un assolement en général très complexe, car les potentiels (irrigation, climat, sols) de la zone ont favorisé l'émergence d'une multitude de systèmes de cultures de type industriel (canne à sucre, betterave, riz...), maraîchères ou plus extensives (céréales ou oléagineuses), et (iii) un système extensif pour 8 exploitations qui ne disposent d'aucune culture fourragère, les aliments grossiers provenant de la vaine pâture, ou étant totalement achetés.

Les origines des troupeaux sont très diverses. On trouve des troupeaux de races pures importées (principalement Holstein et Frisonne Pie Noire), des vaches de type croisé issues des innombrables croisements et métissages entre des bovins de populations locales et des bovins de race pies noires, et enfin des vaches locales. La présence de grands troupeaux de race locale a été relevée dans les zones plus reculées et moins mises en valeur de l'arrondissement. La taille des troupeaux varie entre 1 et 81 vaches laitières, 58 éleveurs (52 %) possèdent des troupeaux de moins de 6 vaches. Plusieurs fermes élèvent aussi un troupeau d'ovins. Mais en terme d'Unités Gros Bétail (UGB), les bovins représentent plus de 84 % des effectifs, ce qui prouve l'importance des vaches dans le système global des productions animales dans un périmètre irrigué tel le Gharb.

Toutefois, face à l'hétérogénéité des données collectées issues de la diversité des exploitations agricoles, un traitement statistique multidimensionnel s'impose.

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