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Typologie des systèmes d'élevage laitier au Maroc en vue d'une analyse de leurs performances

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par Mohamed Taher Sraà»ri
Faculté universitaire des Sciences agronomiques de Gembloux, Belgique - Doctorat en Sciences agronomiques et Ingénierie biologique 2004
  

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Par ailleurs, afin de mieux clarifier les relations entre les variables de conduite du cheptel (UFV, UFK et Jours de travail par UGB) et les performances techniques (ME) et économiques (Marge Brute par vache), des équations de régression liant ces paramètres ont été établies. Le logiciel utilisé est Minitab [MINITAB, 2002].

IV-1-3 Résultats des étables laitières étatiques

IV-1-3-a Pratiques d'élevage et performances des vaches sur les Unités de Production étudiées

La SAU moyenne était de 245 ha, variant de 76 à 397 ha. Les UP retenues représentent des exploitations agricoles de grande taille par rapport à la moyenne du pays. En effet, AURIOL [1989] a mentionné que moins de 10 % des exploitations marocaines avaient une assise foncière supérieure à 50 ha. Les plantations occupent plus de 55 % de la SAU. Elles sont essentiellement composées d'agrumes, d'oliviers, de rosacées et de vigne. En moyenne, les surfaces fourragères principales occupent moins de 8 % de la SAU, soit près de 19,6 ha (Tableau 27). Cette tendance de la faiblesse des superficies réservées aux cultures fourragères, a priori contradictoire avec la vocation laitière de ces UP, trouve son explication dans les pratiques agricoles en vigueur dans des régions à agriculture pluviale. Ainsi, JOUVE [1993] a montré qu'au Maroc plusieurs obstacles continuent à s'opposer à l'extension des fourrages, notamment la priorité accordée aux cultures vivrières (les céréales principalement), l'absence de maîtrise de leurs itinéraires techniques ou encore l'ignorance des meilleures conditions de leur utilisation et stockage.

Tableau 27. Superficie et occupation du sol dans les six étables étatiques étudiées.

Unité de production

1

2

3

4

5

6

Moyenne

 
 
 
 
 
 
 
 

SAU (ha)

264

203

76

397

143

386

245

Plantations (%)

71,5

47,8

18,3

58,1

66,5

66,6

54,8

Nu emblavé (%)

28,5

52,2

81,7

30,7

27,9

30,9

42,0

Fourrages (%)

15,0

2,1

12,2

11,4

6,7

4,9

7,9

Les vaches appartiennent à trois catégories génétiques différentes. Les vaches frisonnes pie noires sont exploitées dans quatre UP (1, 2, 5 et 6), tandis qu'au niveau de l'UP 4 se trouve le seul noyau Holstein. Enfin, un noyau pie rouge Fleckvieh est élevé dans l'UP 3. L'Effectif Moyen des Vaches Présentes (EMVP) dans l'ensemble des UP est de 53,1 (CV = 22,7 %), ce qui montre l'ampleur des effectifs par rapport au troupeaux moyens du pays [AURIOL, 1989]. Ce chiffre enregistre une variation allant de 28,4 jusqu'à 73,9 vaches présentes par UP. La proportion des vaches laitières est en moyenne de 58,5 % avec un CV de 10,5 % (Tableau 28). La valeur la plus élevée enregistrée au niveau des UP 5 et 6 (68,0 % en 1995-1996) s'explique par le fait qu'à partir de cette campagne, les produits mâles de ces deux UP ont commencé à être envoyés pour engraissement intensif vers d'autres étables de la SODEA non intégrées dans cette étude.

Tableau 28. Races et effectifs des vaches dans les six étables étatiques étudiées.

Unité de production

Racea

Nombre de vachesb

% de vaches dans l'effectifb

 
 
 
 

1

PN

68,0 (5,3)

68,0 (2,2)

2

PN

57,0 (4,7)

51,8 (8,6)

3

Fleckvieh

68,0 (9,0)

58,4 (4,6)

4

Holstein

59,2 (12,4)

52,4 (3,5)

5

PN

63,2 (3,0)

63,2 (6,2)

6

PN

63,1 (3,3)

63,1 (1,3)

a : PN : Pie Noire d'origine européenne ; Holstein : vaches importées du Canada

b : moyenne (écart - type correspondant à la variation inter annuelle par UP)

Le taux moyen de renouvellement est de 20,1 %. Quant au taux moyen de réforme, il est de 23,3 %. Ainsi les taux moyens des mouvements des animaux observés au niveau de ces UP restent faibles par rapport aux recommandations pour un gain génétique maximal en élevage bovin laitier intensif. Ceci traduit une évolution lente de l'effectif et une prolongation de la vie des vaches. La politique poursuivie au niveau de ces UP vise ainsi beaucoup plus la valorisation du potentiel disponible que sa modification [CORDONNIER, 1986].

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