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Typologie des systèmes d'élevage laitier au Maroc en vue d'une analyse de leurs performances

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par Mohamed Taher Sraà»ri
Faculté universitaire des Sciences agronomiques de Gembloux, Belgique - Doctorat en Sciences agronomiques et Ingénierie biologique 2004
  

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IV-1-3-b Performances de production et alimentation des vaches laitières

Les indicateurs relatifs aux performances de production montrent que la durée moyenne de la lactation obtenue est de 304,8 jours avec un CV de 4,1 %. Cette valeur oscille entre 264,4 j enregistrée au niveau de l'UP 4 en 1995-96, et 330 j obtenue au de l'UP 2 durant la même année. Ces résultats moyens concordent parfaitement avec les normes de l'élevage bovin laitier intensif [JORDAN et FOURDRAINE, 1993].

La productivité moyenne en lait enregistrée au niveau des UP correspond à une ME de 6 016 kg/vache/an, avec un CV de 13,9 %. Si on compare cette performance à celle des élevages concernés par le contrôle laitier officiel marocain, nous constatons qu'elle les dépasse de loin, puisque LAKHDISSI et al. [1988] ont trouvé que les performances de production y étaient inférieures à 3 350 kg/vache/an. Ces résultats montrent que les élevages de la SODEA sont placés dans des conditions permettant aux animaux d'exprimer leur potentiel génétique. Les performances obtenues sont d'ailleurs proches de celles des vaches dans leur pays d'origine [JASIOROWSKI et al., 1988]. La quantité moyenne de concentrés consommée par vache et par an est de 4 484 UFL avec un CV de 12,1 % (Tableau 29).

Tableau 29. Caractérisation de l'alimentation des vaches laitières dans chaque unité de production (moyennes et écarts types).

UP

kg MS/vache/an

UFL cc/v/an

UFL cc/kg lait

PCC : UFL cc/ UFL totales (%)

 
 
 
 
 

1

6 752 (662)

4 365 (249)

0,70 (0,04)

74,4 (3,5)

2

7 867 (756)

5 312 (120)

0,83 (0,04)

85,0 (5,1)

3

6 158 (805)

4 091 (450)

0,88 (0,10)

71,4 (7,3)

4

7 975 (718)

4 179 (322)

0,60 (0,04)

68,9 (6,2)

5

6 433 (878)

4 614 (293)

0,81 (0,09)

75,0 (9,2)

6

7 389 (563)

4 343 (670)

0,70 (0,11)

64,1 (9,6)

Moyenne

7 081 (856)

4 484 (543)

0,75 (0,12)

73,1 (11,0)

Les quantités les plus importantes sont relevées au niveau de l'UP 2 (5 312 UFL), où les cultures fourragères sont les moins pratiquées. Cette logique d'intensification laitière par le recours à davantage de concentrés s'accorde avec les options définies par CODONNIER [1986], qui cite que cette tendance s'accompagne par un « alourdissement de la dépense d'aliments ». La valeur moyenne pour les unités SODEA (4 484 UFL) dépasse de loin celles obtenues pour d'autres étables marocaines. Ainsi, nous avions trouvé une moyenne de 2 236 UFL/vache/an (CV=33,1 %), pour une moyenne économique de 3 437 kg de lait par vache et par an, dans des élevages suburbains de la zone de Rabat [SRAÏRI, 1999a].

La part des concentrés dans l'apport énergétique total (PCC) pour les vaches laitières est en moyenne de 73,1 % (CV de 15,1 %). Les ratios les plus élevés sont observés au niveau de l'UP 2 (91 %), qui présente toutes les caractéristiques de l'élevage laitier totalement « hors-sol ». Cette valeur moyenne d'utilisation des concentrés à la SODEA demeure largement supérieure à ce que rapportent d'autres études réalisées dans des étables laitières. Théoriquement, DELABY et al. [2003] rappellent que la supplémentation en concentrés pour des vaches laitières au pâturage sur de l'herbe ne s'impose théoriquement que pour des niveaux de production supérieurs à 25 kg/jour. Au Maroc, dans une étude antérieure dans des étables laitières moins productives, nous avions trouvé que les concentrés représentent 55 % de l'apport énergétique total [SRAÏRI, 1999a].

Les UFL cc/kg lait varient de 0,54 (UP 4 en 1991/1992) à 1,01 (UP 3 en 1995/1996). La valeur moyenne est de 0,75 UFL/kg de lait produit avec un CV de 15,9 %. Il ne fait donc pas de doute que les concentrés ingérés par les vaches couvrent aussi une partie de leurs besoins d'entretien [CORDONNIER, 1986]. Ceci illustre pleinement que face à une faible tendance d'extension des fourrages en zone maghrébine, exacerbée par la médiocrité des rendements [JOUVE, 1993 ; AMEZIANE, 1979], la production laitière intensive dans cette région reste souvent assurée à « coups de concentrés » [SUSMEL et al., 1989].

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